CHAPITRE 49

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Sous la pluie torrentielle de ce début de matinée, j'accélère le pas pour arriver plus vitre à l'école. Dans mes bras, abritée sous mon manteau, j'entends Himiko rire aux éclats alors que je saute une flaque d'eau de plusieurs mètres.

-Encore, dada !

-On est arrivé, Mimiko. Peut-être ce soir, si les flaques d'eau sont encore là.

J'ouvre la porte d'entrée avant de poser ma fille avec douceur. Autour de nous, le chaos règne. Les enfants courent partout, crient et rient. Se mêlant à tout ça, la vois des adultes déjà dépassé par leur excitation qui essaient de les ramener à l'ordre. Accroupi devant mon Himiko qui salue de la main ses camarades avec un grand sourire, je m'occupe de la débarrasser de toutes ses couches de vêtements. J'avais tellement peur qu'elle attrape froid que je lui ai mis deux pulls, son manteau et l'écharpe que Hinata m'avait offerte pour mon anniversaire, il y a déjà quelques années de ça.

-Monsieur Uzumaki ? m'appelle une douce voix que je reconnais comme étant celle de l'une des assistantes de la maternelle.

Avec un sourire radieux, je tourne la tête vers la concernée. Je ne m'étais pas trompé. C'est madame Ubezuki. Une gentille femme d'âge mur.

-Bonjour Himiko. Dit-elle avec un sourire dans le regard.

-Bonjour, madame Ubezuki! Répond ma fille de son enthousiasme habituel.

La femme caresse rapidement la tête de Himiko avant de reporter son attention sur moi. Bien que je la dépasse d'au moins deux têtes, je me redresse pour être debout. La main de ma fille se glisse dans la mienne et un sourire attendrie étire mes lèvres alors que je la regarde une dernière fois avant de me concentrer sur la femme.

-L'assistante qui s'occupe de la classe de votre fille est absente aujourd'hui.

Je fronce légèrement les sourcils puis réponds :

-Je vois. On va rentrer à la maison dans ce cas.

Mince, ça ne m'arrange pas. Je comptais poursuivre mes recherches aujourd'hui après mon rendez-vous avec mamie Tsunade. Tant pis. Pendant que nous discutions, Himiko a commencer une conversation animée avec une copine à elle. Elle a l'air de vraiment s'amuser ici avec tous ces enfants, je

-Oh, non ! Ne vous en faites pas, monsieur Uzumaki. Nous avons prévus de répartir les élèves dans différentes classes. Je tenais juste à vous informer, c'est tout.

Le pli de mon front s'accentue alors que je sens une inquiétude naître au creux de ma poitrine. Un sentiment que madame Ubezuki ne manque pas de remarquer.

-Monsieur Uzumaki, vous n'avez aucune inquiétude à avoir. C'est une situation qui arrive assez souvent. Les enfants ne seront pas perturbés. Au contraire, ils sont pour la plus part du temps heureux de retrouver leurs copains des autres classes.

« La plus part du temps » répété-je intérieurement.

Lentement, je baisse les yeux vers Himiko qui sautille sur place en parlant avec l'une de ses amies à l'autre bout de la pièce. Je sais que la situation n'a rien de grave en soi. C'est juste un petit changement de programme. Je me fais du mouron pour rien. Alors pourquoi je n'arrive pas à me défaire de ce sentiment d'inquiétude ?

Avant de franchir la porte de la garderie, je suis pris d'un doute. Je n'ai vraiment pas envie de laisser Himiko. Je ne sais pas d'où ça vient mais je m'efforce de ne pas me retourner quand je me mets à marcher. Si je la vois, je ne vais pas réussir à me retenir de la prendre avec moi et rentrer à la maison. Mais je me dis qu'Himiko a besoin de vivre sa vie d'enfant et que j'ai aussi des trucs à faire aujourd'hui.

NOS SECRETS (Tome II)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant