Comme mentionné précédemment, Erdorin a commencé à la fin du deuxième millénaire. Je ne sais plus trop ce qui est venu en premier: le projet de bande dessinée ou le roman-feuilleton tricéphale que j'avais commencé à publier sur mon site (aujourd'hui en hiatus) http://www.fulgan.com/alias
Toujours est-il que, quelques quinze ans plus tard, titillé par des envies d'écriture, je l'ai repris et j'ai enfin écrit les deux suites qui forment le premier tome de ce qui devrait être une trilogie. En gros, une trilogie de romans, eux-même divisés en trois parties.
Ça va, vous suivez?
Par "envies d'écriture", il faut comprendre que, quand je vois mes collègues rôlistes comme Romain d'Huissier, Éric Nieudan ou Julien Heylbroek publier des romans, je suis jaloux comme un pou et je veux faire pareil. On dit souvent que les auteurs de jeu de rôles sont des auteurs ratés. Un peu comme les critiques littéraires. Ou les blogueurs. Bref, le monde est rempli d'écrivains ratés.
Dans un premier temps, j'ai commencé par réécrire la première partie, le livre 1, titré Eokard. Ce n'était pas du luxe: d'abord, parce qu'on l'avait écrit à trois et qu'il y avait quand même des grosses différences de style; ensuite, parce que mon style à moi avait quand même un peu évolué depuis et, enfin, parce qu'entretemps, j'avais beaucoup travaillé sur l'univers de Tigres Volants et, du coup quelques éléments n'étaient plus raccord avec le contexte.
Concrètement, un des éléments sur lequel j'avais le plus travaillé, c'est les cultures des peuples stellaires – Eyldar et Atlani – et comment faire pour que, tout en restant proche de celle des Terriens – et donc compréhensible – elles comportent suffisamment de différences pour que ce ne soit pas juste une illustration du trope "humains avec des prothèses d'oreilles bizarres".
Un autre élément, c'est la différence entre la culture stellaire des années 2300 et celle de quinze mille ans auparavant, lorsque la Terre ressemblait plus aux Terres du Milieu (mais avec des fusils et des dirigeables). Erdorin, c'est le nom que les Eyldar donnent à la Terre et, par extension, cela désigne aussi cette période, avant l'Exil, le départ des Eyldar et des Atlani pour les étoiles.
Daeithil, l'une des deux héroïnes de Erdorin, est une Eylwen qui a vécu à cette époque et elle débarque avec des maniérismes, des habitudes et des tournures de phrases reconnaissables, mais démodés. Je n'ai découvert la série que plus tard, mais j'aurais aimé lui donner une approche à la Ichabod Crane, dans la récente série Sleepy Hollow: un personnage transposé plusieurs siècles dans l'avenir, mais suffisamment intelligent pour comprendre rapidement de quoi il retourne, sans avoir l'air totalement ahuri tout le temps.
Kyoshi, c'est une autre histoire. AxelleBouet en parlerait mieux que moi, vu qu'à l'origine, c'est son personnage de jeu de rôle, mais en bref, c'est le pendant "moderne" de Daeithil. Elle est Terrienne, elle a ses propres codes culturels qui, souvent, sont à l'exact opposé de ceux de Daeithil – ses penchants pour le BDSM, par exemple – et elle a en plus une apparence similaire à celle de l'ancienne amante / fille adoptive de Daeithil.
Oui, les Eyldar ont une approche très ouverte des relations sexuelles. Encore que, à son époque, ce n'était pas toujours le cas.
On a donc deux personnages principaux qui ont suffisamment de points communs pour se comprendre et suffisamment de différences pour se compléter. Et elles couchent ensemble.
(Je pourrais justifier cela en disant que dans l'univers de Tigres Volants / Erdorin, je cherche à promouvoir la tolérance sexuelle et l'ouverture d'esprit. Ou alors c'est parce que je suis un mâle hétérosexuel – ±10% d'erreur expérimentale – avec dix-sept ans d'âge mental et que les lesbiennes, ça m'excite. Les deux me vont.)
Et il y a encore la question du passé mythique de la Terre, mais ce sera pour un prochain billet.
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Codex diatribii Aliasis
CasualeAmis drogués, bonjour! Moi c'est Stéphane Gallay, Alias pour les lecteurs. "Rantbook", ça fait jeune; je ne suis pas jeune. Sauf dans ma tête, où j'ai dix-sept ans. En vrai, j'en ai un peu plus. Donc, un titre en latin, pour faire mon intéressant et...
