Amis drogués, bonjour! Moi c'est Stéphane Gallay, Alias pour les lecteurs.
"Rantbook", ça fait jeune; je ne suis pas jeune. Sauf dans ma tête, où j'ai dix-sept ans. En vrai, j'en ai un peu plus.
Donc, un titre en latin, pour faire mon intéressant et...
Ah tiens, c'est vrai, entre le déménagement et les autres facéties de l'été, j'ai oublié de vous la raconter, celle-là!
Depuis le 29 septembre, Freaks' Squeele, le jeu d'aventures – le jeu de rôle sur lequel je bosse depuis un bon moment – est officiellement disponible en boutique. Après un poil plus de deux ans et quelques malédictions diverses, c'est un peu le soulagement pour mon co-auteur principal, Antoine, et moi-même.
Le bébé est plutôt costaud: un livre de base de 192 pages au format 20 x 28 (le même que pour les BD) et un écran trois volets accompagné d'un livret de 64 pages, intitulé Livre du 2e semestre, qui contient une mini-campagne bien secouée pour finir l'année scolaire dans un état d'épuisement physique et nerveux optimal.
Quand je parle de « malédictions », ce projet nous a valu quand même pas mal de suées, avec notamment une épaule démise (moi) et une opération à cœur ouvert (Antoine), sans parler des contretemps, atermoiements et autres retards propres à la création en général et celle de jeux de rôle en particulier. J'imagine que Céline, qui a géré tout le projet, doit en avoir un ulcère visible depuis l'orbite.
Mais, maintenant que c'est sorti, tous ces désagréments sont oubliés. Les parents – auxquels il faut ajouter Arnaud, relecteur de choc, Julien, übergraphiste, la Team 2d Sans Faces composée d'Oliver, Sanne et Yann et, bien entendu, l'Auteur originel, Florent – sont super fiers de leur bébé! C'est le plus beau du monde, D'ABORD!
Perso, je me suis bien éclaté à bosser dessus. Avertissement sans frais à ceux qui trouvent que l'écriture de Tigres Volants / Erdorin est trop frivole: ne lisez jamaisFreaks' Squeele! Après, on m'a souvent dit que j'avais l'humour potache; pour un jeu qui se déroule dans une université, je trouve ça assez raccord.
Il faut dire aussi que, d'une part, l'ambiance de la bande dessinée et ses myriades de références pop-culture, ont beaucoup contribué à faire foisonner les idées saugrenues et, d'autre part, on peut être assez pointus, les uns comme les autres, dans le domaine du clin d'œil abscons. Ressortir des personnages de BD franco-belges d'il y a quarante ans ou des animés du début des années 1980? Même pas peur!
Un jour, je ferai la liste des références. Elle sera longue et douloureuse.
Bien évidemment, l'aventure n'est pas terminée: ces deux premiers tomes ne sont que le début d'une gamme qu'on espère longue, prospère et youpla boum! Il faut encore qu'on l'écrive et, pour le moment, on a plus envie de trinquer à la sortie que de se lancer dans l'écriture de la suite. Il y a sans doute un peu de l'équivalent auteur de la dépression post-partum, aussi.
Dans l'intervalle, je vais être présent sur pas mal de conventions d'ici au printemps prochain: les Utopiales à Nantes, le FIJ de Cannes, Ludesco à La Chaux-de-Fonds et Orc'idée à Lausanne, plus quelques conventions plus locales (Monthey, Petit-Lancy) et quelques événements ponctuels à gauche et à droite.
Si vous m'y croisez, n'hésitez pas à venir me faire coucou: j'ai leur méchant comme ça, mais en vrai, je suis plutôt cool, je crois. Surtout si vous venez avec des bonnes bières.
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