Le roi est sorti, je suis restée interdite dans la pièce, la gamine dans les bras.
*C'est quoi ce délire, j'ai pas signé pour ça.*
À cet instant, la petite s'est remise à pleurer.
*Elle est sournoise en plus! Elle se la joue mignonne quand son père est là, mais dès qu'il a le dos tourné, les alarmes se remettent en marche!*
Je l'ai regardé et un instant, à travers elle, j'ai vu mon fils. Mon fils qui n'avait plus de mère lui non plus. Et qui, lui aussi, pleurait peut-être quelque part...
Et puis les paroles du roi me sont revenues : « Aimez-la comme votre propre fille, désormais! »
Un sentiment d'injustice terrible m'a prise à la gorge, pourquoi aurait-elle le droit à un amour maternel, elle, et pas mon fils? Pourquoi, moi, devrais-je aimer un enfant qui n'est pas le mien?
Un sentiment de colère intense s'est emparé de moi, et un pli d'amertume a déformé mon visage, le rendant plus vieux, plus laid...
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La Marâtre
FantasySeule l'histoire de ma belle-fille, Blanche-Neige, est passé à la postérité...Cependant, comme tout bon conte, le mien aussi doit commencer par il était une fois... Certaines personnes naissent pour être reines. C'est mon cas. Ma mère était une fée...
