1er Novembre 2014
Je me suis réveillée plus tôt que Nohan ce matin, quelle surprise! Je suis montée m'affaler sur le divan pour déjeuner devant la télé pendant que la maison est encore endormie, c'est-à-dire à dix heures.
Je suis prête à parier que dans cinq minutes, Vanessa viens se plaindre du bruit.
Je ne sais pas vraiment comment fonctionne la télévision de Jules alors je mets les infos et vais dans la cuisine préparer mon repas avec la voix du présentateur en fond. Je bois une gorgée de mon verre de jus et reste figée quand une nouvelle attire mon attention.
-Ce matin, le corps d'un homme a été découvert dans une benne à ordures au port de Québec. La victime a été abattue d'une balle de neuf millimètre à la tête. L'identité de la dépouille est encore inconnue des services de police mais, certains tatouages laissent penser que l'homme faisait partie d'une organisation nommée les : Toros. Ce même cartel qui a été accusé d'avoir pris d'assaut une petite école secondaire de région au début du mois d'octobre. Nous n'avons pas plus d'information sur cette enquête pour le moment mais nous vous tiendrons informés de toute avancée dans cette histoire qui semble être un règlement de compte. Ici.....
J'éteignis rapidement la télévision. Ça n'existe pas les coïncidences, je n'y crois pas. Mais ça veut aussi dire qu'ils sont si près... J'habite à trente minutes de voiture de ce port. Comment peuvent-ils..?
Le signal du grille-pain me réveille de ma transe. J'entends des pas arriver vers la cuisine et m'empresse de laisser cette histoire de coté pour l'instant.
-Dis, on pourrait aller faire les magasins aujourd'hui. On met Nohan dehors et Vanessa viendra avec nous, elle est mille fois meilleure que moi au niveau de la mode. Proposa-t-il, en entrant dans la pièce en baillant.
-Ça ne dérangera pas à Vanessa? Demandai-je poliment.
Non, ça ne me plaît pas d'y aller, au contraire. Et surtout pas avec Vanessa! Si je pouvais éviter cette journée! À moins que...
-Je viens de me souvenir que j'ai dit à Kentin que j'irai l'aider cette fin de semaine. On devra remettre ça je crois... Dis-je faussement désolée.
En plus que je déteste magasiner, il aurait fallu que j'y aille avec une pimbêche? Non! J'ai réussi à m'en sauver! Je n'y crois pas!
-Il a appelé cette semaine et je lui ai dit que tu commencerais le weekend prochain. Tu n'es pas encore assez bien rétablie pour y aller pour l'instant! M'annonce-t-il en versant du lait dans un bol.
Nooooon!
-Quoi? Ce n'est pas de tes affaires! T'aurai au moins pu me faire le message! L'accusai-je.
-Désholé! S'excusa-t-il la bouche pleine de céréales.
Je sorti la langue pour lui montrer que la bouffe d'oiseau, ce n'est pas trop mon truc. Il ricana et nous continuâmes de mangers tranquillement sans dire un mot avant que le téléphone sonne. Jules alla vers son bureau pour répondre alors que je continue de manger. Je laisse la vaisselle dans l'évier et vais réveiller mon cher cousin.
Je prend son téléphone et tape ma date de fête. Oui, mon anniversaire est son code car personne ne me connais et que, sans ça, il l'oublie. Je ne peux pas me plaindre, je fais pareil. Je sélectionne une chanson en particulier, l'avance au refrain et la branche sur la vieille radio Panasonic de Jules qui prend encore les cassettes d'ailleurs. Je mets le volume au maximum et appuie sur Play avant de courir vers le lit et d'y sauter.
