Chapitre 5 : Qui es-tu ?

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Il me prit le bras et me sortit da la boîte.

- Tu peux me dire ce que tu fous là abrutit !

- Toi aussi tu ne devrais pas être là mais chez moi dans ma chambre ...ta chambre.

Il souffla... non je n'arrivais même plus à parler, j'étais arraché, l'alcool, la drogue, tout ça ne faisait pas bon ménage quand on avait pas l'habitude. Il aurait pu d'ailleurs répliquer, se moquer mais il ne fit rien. Il me prit le bras et m'emmena ailleurs... dans quelle direction, je ne sais pas, je ne voyais pas et mes sens étaient actuellement tout emêlés. Tout ce que je sais c'est que quelque minutes plus tard, nous franchissions une porte puis montions un grand escalier... le mien probablement. Il me posa sur quelque chose de douillet, je ne savais quoi, je ne savais où. Il murmura quelque chose qui devait s'aparenter à " ne me suis plus comme ça abruti, tu risque gros"... mais je ne savais pas... je sombrais dans un autre monde, celui du sommeil.

Je me réveillais difficilement, ma tête me lançait. Je n'étais d'ailleurs même pas dans mon lit mais habillé, dessus. Qu'avais-je fait la nuit dernière... qu'avais-je fait ? ... Et puis, comme un objet qu'on lance dans les airs et qui retombe malgré toute la force qu'on y met, les souvenirs de cette nuit me revienrent. Le bar, l'alcool, les filles, la drogue et lui... C'était lui, lui que j'avais suivi et qui était rentré dans ce bar... c'était probablement lui qui avait ramené mon épave jusqu'ici.... J'appuyai alors sur le bouton... je voulais des réponses, sur ça et sur autre chose également.

-Vous désirez jeune maître ?

Me demanda-t-il après être entré. Sa voix dégageait la fatigue, l'agressevité n'y était plus, dans la mienne aussi d'ailleurs...

-Où es-tu allé la nuit dernière ?

-Je n'ai pas bougé.

- Arrête de mentir, j'ai peut-être fini bourré mais je me rappelle très bien avant... je t'ai suivi.

- ça je le sais, je vous ai même ramené dans votre chambre, vous ne ressembliez à rien et..

- Il suffit ! Vous n'avez pas le droit de sortir comme ça en pleine nuit et surtout dans ce genre d'endroit !

- Vraiment ? vous croyez ? Il n'a jamais été question d'interdiction dans le contrat que j'ai signé avec votre père, il était même plutôt pour que je continue les soirées...

Je tombais dénu. Ce vieux riche était d'accord.... quel personne autoriserait ce genre de comportement ... qu'elle personne accepterait les soirées sachant ce qu'il s'y passe... mon père était de plus en plus suspecte et leur relation me semblait de plus en plus louche.

- Pas question d'interdiction ?

- Ton père, interdire les soirées dans des bars ? se serait mal le connaître ...

Il connaissait mieux mon père que moi et ça m'énarvait.

-Mais qui es-tu au juste bordel ?! T'arrives comme ça d'un contrat signé par mon connard de père et tu chamboules toutes mes habitudes ... Qui es-tu ?

J'avais crié certe, mais j'en avais besoin.

- Tu me demande qui je suis ?

- Mais oui, la question est pas compliquée !

Je le sentis se rapprocher et s'asseoir à côté de moi. Il pris une grande buffer d'air.

- Goo Junhoe, 19 ans, je suis originaire de Daegu, enfin, c'est ce qui se dit. De base, j'ai dû passer 15-12 ans de ma vie dans un orphelina de la ville et c'est là que j'ai rencontré ton père, enfin, qu'on a rencontré ton père. Il venait régulièrement nous voir, il nous emmenait au parc le plus proche, il s'occupait de nous comme un père et puis en grandissant, tu sais comment ça se passe dans ce genre de lieu quand personne ne d'adopte et qui vous passez les premières années de votre vie ensemble... vous formez des groupes, vous commencez à dealer malgré votre jeune âge, à boire, puis vous créez un sorte de gang... Et puis, quand l'homme qui vous a soutenu durant des années se voit être lui même un grand dealer et qu'il vous aide ...

- Attend, mon père un dealer ? Il est tout sauf un dealer ...

- D'où crois-tu qu'il tire sa fortune toujours constente ? Ce n'est pas son entreprise qui le maintien en haut, mais le traffic de drogue... tu ne connais vraiment pas ton père c'est dingue.

- Peut-être parce que se salop à passé plus de temps avec vous qu'avec nous...

- Il voyait probablement en nous un marché... qui un grand marché, on lui rapporte beaucoup tu sais et il l'avait compris avant même qu'on soit apte à devenir se qu'on fait maintenant.

- Pourquoi t'es là alors ?

- Ton père me l'a demandé " sors le de là" .... c'est ce qu'il m'a dit...

- Sors-le de là... mon père est un salop bordel ... Il n'avais pas à vous pousser dans ce genre d'activité, il aurait dû vous arrêter, merde !

- Ton père est dans le marché de la drogue depuis bien plus longtemps que nous... il l'a simplement caché à tout le monde dans cette maison... ou peut-être pas, peut-être que ta mère le savait qui sait...

Je n'en pouvais plus, trop d'information d'un coup, trop d'information...je n'en revenais pas... ce traître, ce salop....la drogue... pourquoi devais-je hérité d'un père comme ça... pourquoi.... Puis, quelques pièces du puzzle... Tout homme de mon rang aurait su sa part dans le marché de l'entreprise, on aurait parlé de mon futur rôle de PDG... mais cela n'était jamais arrivé, jamais, pour la simple et bonne raison qu'il voulait tout me cacher et que travailler près de lui m'aurait probablement donné des pistes sur une autre activité... Et ces jeunes... Cela m'horrifiait, de même que le fait de savoir que, la personne qui s'occupait de moi, oui ce jeune de trois ans mon cadet, se droguait et dealer également et ce, depuis plusieurs années... faisait partit d'un gang et qu'il risquait probablement sa vie...

-Tu te drogues depuis longtemps ?

- 5 ans un peu près.

-T'es au courant que tu te bousille la santé ?

- Bien sûr, mais quand on a rien, on a rien à perdre.

- Tu crois ça ?

- Bien sûr, c'est ce qu'on nous a toujours apris.

- Lorsqu'on a rien, on a tout a gagner.

- Je gagne en dealant... et récemment, en m'occupant d'un handicapé sur ordre du patron.

-Respecte moi s'il te plaît.

-Oui, excusez-moi maître.

-Junhoe, ta vie est-elle plus palpitante ?

- Je pense qu'elle aurait été plate sans ça.

- Alors, fait moi découvrir ton monde.

- Pardon.. mais je ne peux pas, vous risquez gros.

- Peut-être mais je veux me perdre... comme tu l'as dit , quand on a rien, on a rien à perdre ... mais lorsqu'on a tout, on a tout à miser... et à perdre.



~ Je suis désolée du retard , il y aura normalement un autre chapitre dimanche ^-^ Je vous remercie de suivre ma fiction et j'espère qu'elle continuera à vous plaire



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