Chapitre 20 : Le froid...

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Allongé sur mon lit je réfléchissait... non, j'étais plus en train d'essayer de faire le vide dans ma tête... Il savait tout, mon père savait tout, mes soupsons étaient donc confirmés. J'essayais de ne pas penser à demain, non, à tout à l'heure. Est-ce que tout allait marcher comme prévu ? ou mourrai-je ? Malgré ma fatigue, je n'arrivais pas à dormir... malgré tous mes efforts, je n'arrivais pas à ne penser à rien d'autre. J'essayais de penser à Junhoe, à ce qu'on ferait après, j'esperais que sa présence, là, dans mon lit, son corps collé au mien aurait arrengé les choses mais quenénie... J'aurais aimé lui parler des mes craintes, de mes pensées,de lui faire part de tout mais je devais le garder élogné de tout ça...

Je me tournais finalement vers lui. Son corps était également dans ma direction, je sentais la challeur de son souffle sur mon visage, une chaleur égréable, apaisante. Alors, plutôt que de m'enormir, je préferai rester comme cela, le sourire aux lèvres. Je me collais à lui. C'était étrange pour moi mais je voulais être près de lui, le serrer dans mes bras, sentir sa chaleur corporelle pendant cette nuit qui pourrait être la dernière... je voulais la savourer...

Les premiers rayons du soleil devaient commencer à frapper aux vitres des fenêtres... Comment pouvais-je en être sûr ? Parce que le pendule dans le couloir sonnait les 8 heures. Je me levais alors. Je me dirigeai dans la salle de bain, me douchai... en sortant de la douche, je m'arrêta devant le lavabo, devant la glace qui le surplombait. Pourquoi ? Je voulais me regarder au moins une fois dans la glace comme pour me prouver que malgré le fait que je ne vois pas, que je ne me vois, j'existais bel et bien, que moi aussi, comme tout le monde, j'avais un reflet... Je me passai alors de l'eau froide sur le visage...

Je sortais finalement de la maison après avoir écrit soigneusement quelque mot à Junhoe, lui expliquant la situation, lui racontant toute l'histoire et je l'avais posé sur la table de chevet, à côté de sa tête endormi pour que lorsqu'il se réveillera, lorsqu'il ouvrira les yeux, la première qu'il voit se soit cela. Rentrant avec mon sac à dos dans la voiture, j'indiquais ma destination au chauffeur... Il m'y emmena... j'avais choisi le commissariat placé sur une place ... Pourquoi ? Parce que je voulais leur laisser le temps d'agir s'ils en avaient l'intention, leur montrer mon affront. Il s'arrêta me donna les brèves instructions pour m'y rendre. Je sortis. J'avançai dans ma direction, tête haute. A quelque mètres du poste de police quelqu'un m'agrippa.

- Hyung, je t'en supplis, ne fais pas ça.

- Je dois le faire Hanbin.

-Non tu n'es pas obligé, tu peux encore renoncer.

- Il est trop tard pour reculer maintenant.

- Tu as pensé à nous, orphelins, tu as pensé à tous ces enfants... Hyung ma soeur est ...

- Combien d'enfant orphelins allons-nous encoire avoir si nous ne faisons rien ?

- JinHwan hyung, tu es trop faible pour ça, tu vas mourir.

- Faible tu dis ? Mais Hanbin, nous sommes tous faible face au monde, à notre planête, nous sommes faibes... et quoi que nous fassions, peu importe ce que nous entreprenons, la fin est la même, nous mourrons... laisse moi passer Hanbin..

- Je suis désolé hyung mais tu ne me laisse pas le choix...

Je ... c'était froid..., douloureux... intenable... je m'écroulai posant ma main sur mon abdomen... un liquide en sortais, un liquide chaud. Du sang. Il me traîna alors certainement jusqu'à la route. Non je n'étais pas inconscient, mais je sombrais petit à petit... j'avais froid.

- Hanbin, comment à tu pu ! Il voulais arrêter le meurtrier de tes parents !

C'était Junhoe qui criait au loin... Mais Hanbin ne lui répondit pas, il continua son chemin et me fit entrer avec l'aide de... cette voix... Jiwon... dans un van... Ils fermèrent les portes. Junhoe hurlait des choses incompréhensible puis vint cogner aux vitres... il pleurait et murmurait des choses

One million time again Où les histoires vivent. Découvrez maintenant