Angélique arrivait devant le restaurant, où elle avait l'habitude de déjeuner avec son père. Il était tenu par Henri, un vieil ami de la famille, qui était un spécialiste de la cuisine italienne. En entrant, les odeurs méditerranéennes lui rappelèrent à quel point, elle avait faim. Le restaurant était simple et plutôt grand, en plus d'être bien placé, au pied de Montmartre. Tout ici rappelait l'Italie, de la couleur des nappes, à la décoration, qui rappelait les étals des marchés et à l'idée de les retrouver, un grand sourire se dessinait sur ses lèvres.
- Angie. La saluait soudain le barman du restaurant.
La jeune femme lui répondit à peine et effaçait aussitôt son sourire. Elle n'aimait pas beaucoup les dragueurs et encore moins ceux qui ne comprenaient pas le mot "non". Certes, c'était un beau mec, mais il avait une liste de défaut, qui faisait presque frémir la jeune femme.
Elle croisait le regard de son père et malgré le comportement excessif de ce dernier, elle ne put s'empêcher de sourire à nouveau et de s'en vouloir, d'avoir été aussi dur avec lui.
Louis était là, à leur table habituelle, il semblait un peu perdu dans ses pensées. Il ne savait pas comment annoncer certaines nouvelles, à sa fille unique. Elle venait de passer trois semaines au Canada et il devait vraiment trouver le courage de lui parler, car sa nouvelle compagne, Florence Roussel, souhaitait vivre leur amour au grand jour, si qui était légitime, car ils vivaient ensemble depuis plusieurs mois maintenant.
Il portait une nouvelle chemise bleue et un jeans, comme toujours, il ne put s'empêcher de remarquer que sa fille et lui, avaient les mêmes goûts. Le même style de vêtement, les mêmes motos, les mêmes goûts culinaires et aussi le même goût du secret.
Alors qu'Angélique avançait dans sa direction, il fit de son mieux, pour cacher sa nervosité. Elle portait aussi un jeans, mais slim, qui allongeait ses jambes et une chemise blanche, qui découvrait légèrement son épaule droite. Ses longs cheveux bruns descendaient en cascade le long de son visage et il ne put s'empêcher de penser, qu'elle était resplendissante. Il se levait, lui fit un sourire et attendit qu'elle soit près de lui, pour la prendre dans ses bras.
La jeune femme semblait aussi heureuse que lui, de le voir et il soupirait un grand coup. Elle était là. Saine et sauve. Louis savait, qu'il allait trop loin, en téléphonant ainsi à sa fille. Mais il ne pouvait pas s'en empêcher et encore plus maintenant, qu'il était au courant qu'elle enquête seule, sur une monstrueuse série de meurtre.
Angélique resserrait son étreinte, maladroitement, car elle avait toujours son casque dans sa main. Il sentait bon l'eau de Cologne au citron et elle inspirait profondément, en se rendant compte à quel point, son père lui avait manqué. Elle n'était partie que trois semaines, mais elle n'avait plus que lui et Henri. Cette idée lui fit monter soudain les larmes aux yeux et elle secouait légèrement la tête, pour chasser ses idées noires.
- Ma petite rose sauvage. Murmura-t-il, alors qu'elle desserrait leur étreinte.
- Papa. Le gronda-t-elle doucement. Tu sais bien, que je n'aime pas, quand tu m'appelle ainsi.
- Dirais-tu cela, si c'était ta mère qui te le disait ?
Il lui fit un clin d'œil et elle ne put s'empêcher de sourire. Dès qu'il lui parlait de sa mère, elle s'illuminait. Ils s'installèrent à leur table et la jeune femme regardait par la baie vitrée, en posant son casque sur le rebord de la vitrine. Elle ne put s'empêcher de scruter les alentours, à la recherche d'une présence ou d'une silhouette familière. Elle vit un bus partir au coin de la rue, mais elle décidait de se concentrer sur ses retrouvailles avec son père. Ce n'était pas le moment, de sombrer dans la folie.
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TRIEB TOME 1 (THRILLER) (TERMINE)
AçãoFrance, 2010 « Haute-Savoie, une ancienne série de meurtres reprend. Le tueur de Thonon est-il de retour ? » titrent les journaux locaux. Angélique Delmare, journaliste, enquête en secret. Six mois plus tôt, la découverte du journal intime de sa tan...
