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Le paysage défilait devant ses yeux embués par ses larmes. Sa gorge se nouait et Angélique sentait qu'un sanglot voulait s'en échapper. La douleur qu'elle ressentait en s'imaginant ce que ces femmes avaient subi, la faisait trembler de rage.

- Putain. Criait-elle dans son casque.

Elle avait l'impression d'étouffer, tant elle voulait se contenir. Ses muscles lui faisaient mal et elle avait de la peine à conduire sa moto. Une larme s'échappait soudain de son œil et sa respiration s'accélérait brusquement, comme si elle était sur le point de céder à une crise d'angoisse.

La jeune femme se trouvait à 2 minutes de chez elle, dans quelques mètres, elle allait tourner sur sa gauche et emprunter le chemin qui menait à sa maison de vacances. Elle essayait de se concentrer sur le bruit du moteur, l'acier froid qui vibrait et en quelques secondes à peine, elle retrouvait son calme, juste le temps qu'il lui fallut pour arriver chez elle, garait son engin et se précipiter à l'intérieur. La porte s'ouvrit dans un grand fracas et elle la refermait aussitôt, avec la même force.

Tremblante de la tête au pied, elle se débattait avec la lanière de son casque, avant d'arriver de l'enlever et de se pencher en avant, afin de prendre de grande inspiration.

Son cœur battait si fort, qu'il vrombissait dans son esprit et elle se laissait glisser sur le sol glacé, au moment où les larmes se déversèrent comme des torrents de lave.

Elle sanglotait de désespoir, refusant d'accepter que de tels êtres aient le droit de vivre. C'étaient toujours les mêmes histoires, les mêmes cycles infernales, qui ne laissaient que souffrance, mort et solitude sur leur passage. Angélique frappait brusquement du poing sur le sol. Une fois, puis plusieurs, jusqu'à se qu'elle aille assez mal, pour que sa souffrance embrase, puis réduise en cendre, le peu d'humanité, qu'elle avait pu encore concéder à ces êtres.

Après de longues minutes, elle se relevait, le visage fermer et le regard sombre. Non seulement il avait d'autres victimes, mais en plus des hommes bien avaient œuvrer pour retrouver ce malade, sans avoir le moindre soutien.

- Justice de merde. Grondait-elle en serrant les poings.

Avec contenance, elle prenait son sac et montait dans sa chambre. Elle sortit la boite et la rangeait dans le double fond de son armoire, vestige des affaires de sa mère et de sa tante. Elle jetait son sac de l'autre côté de sa chambre et se déshabillait pour prendre une douche, avant de remarquer l'état de sa main. Elle la passait sous l'eau et s'imposait un calme olympien, presque terrifiant. Maintenant elle avait faim et ce qu'elle voulait, c'était se changer, pour sortir diner.

Avant de partir pour Annemasse et manger dans un petit restaurant, qu'elle connaissait, la jeune femme avait sortit deux objets, qui était soigneusement ranger dans la fameuse cachette de son armoire. Elle avait pris une douche bien chaude et bienfaisante et avait soigner sa main qui n'était que légèrement éraflée.

Elle portait un jeans moulant et un fin col roulé gris clair. Après avoir maquiller ses yeux et mit un baume brillant sur ses lèvres, elle décidait qu'elle était enfin prête pour partir.

Avec assurance, elle descendait dans son entrée et regardait l'horloge qui indiquait 18h43. La jeune femme éteignait toutes les lumières, prit ses affaires de moto et sortit de la maison.

Il faisait sombre et humide. Le brouillard était dense, mais sa colère l'était bien plus. Elle enfilait son casque, ses gants et démarrait son Honda, avant de faire claquer sa visière. L'instant, d'après, elle filait en direction de la départementale.

30 minutes plus tard, Angélique arrivait à destination. Elle garait sa moto dans une petite rue déserte et fit quelques pas, avant d'entrer dans le restaurant. Son esprit sur off, elle commandait une salade et un verre de soda. Il fallait qu'elle garde la tête froide, même si elle avait bien envie de boire un bon verre de vin. Le serveur arrivait et posait ce qu'elle avait commandé, sur la table, surprit de tomber à nouveau sur elle.

- Eh. On s'en déjà-vu cet après-midi. Lui fit-il remarquer, en lui montrant son badge où était écrit son prénom. Nick. Se présentait-il.

- Ah oui. Je ne vous avais pas reconnu. Répondit-elle avec un sourire.

- Tu es de la région? Demanda-t-il, en se permettant de la tutoyer.

- Si on veut. Et toi? Tu bosses à Thonon et aussi ici? Montrait-elle, le restaurant.

La jeune femme fit semblant de s'intéresser à lui et cela fonctionnait à merveille, certain homme était plus facile à manipuler que d'autre.

- Oui, je bosse où on veut bien de moi. Souriait-il.

- C'est cool. Disait-elle, en répondant à son sourire et en essayant de paraitre naturelle.

- Oui. Bon appétit et peut être à plus tard. Bégayait-il.

Angélique entamait sa salade, qui n'avait rien d'exceptionnel, mais qui lui permettrait de combler sa faim et surtout, de tenir le coup. Elle suivait le serveur du regard, qui allait en venait entre la table et lui jetait parfois un coup d'œil, avec un petit sourire timide.

La jeune femme le regardait apporter une bière à un type, qui s'était installer sur la petite terrasse, dos à la vitrine du restaurant, puis il était rentré, pour discuter avec le barman, avant de repartir en cuisine, pour servir ses commandes.

Brusquement, elle se figeait sur place. Prise de frissons le long de sa colonne. Elle inspectait les lieux et les gens, car une fois de plus, elle avait le sentiment d'être observée, mais elle se relâchait et essayait de reprendre le contrôle, ce n'était vraiment pas le moment de céder à la panique.

Une fois sa salade finie, la jeune femme appelait le serveur, qui s'empressait de revenir vers elle, avec un grand sourire.

- S'était super bon. Mentit-elle. Je vais te prendre un café et l'addition s'il te plait.

Il prit son assiette et masquait sa déception, derrière un grand sourire forcé. Il revenait quelques minutes plus tard avec le café, qu'il posait sur la table, ainsi que l'addition et décidait de prendre son courage à deux mains. Ce n'était pas tous les jours, qu'il tombait sur une magnifique jeune femme, avec un corps à damner les morts.

- Tu passes boire un café demain à Thonon? Je te l'offre. Demanda-t-il, le cœur battant à tout rompre.

Peu de femme, lui avait fait un effet pareil et l'avait intimidé à ce point. D'habitude, il était plutôt du genre fonceur et coup d'un soir, mais là, il était comme subjuguer par sa beauté presque sauvage et son regard de glace.

- Ok avec plaisir. Acceptait Angélique, avec un grand sourire.

- Super alors à demain. Se réjouissait-il, presque surprit qu'elle accepte.

Mais il n'allait pas laisser passer une chance pareille, même si au fond de lui, il espérait plus qu'un banal coup d'un soir. Elle était tellement différente des autres femmes, qu'il espérait pouvoir la conquérir et qui sait, peut-être même sortir avec. Heureux, Nick soupirait de soulagement et se remit au boulot.

TRIEB TOME 1 (THRILLER) (TERMINE)Des histoires addictives. Découvrez maintenant