Chaque matin en sortant de chez elle, elle espérait qu'une trappe insoupçonnée lui serait révélée pendant la journée par une quelconque circonstance miraculeuse de sa vie quotidienne, alors elle s'éclipserait subrepticement par cette trappe, pour sortir du monde réel, elle emprunterait l'escalier et descendrait doucement dans les profondeurs de ce spectacle insipide qu'était devenu pour elle-même depuis de nombreuses années le déroulement de sa propre existence.
L'amour et les forêts, Éric Reinhardt.
