Epilogue

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Il pouvait entendre les cloches qui sonnaient dans son esprit.

Quand il avait ouvert ses yeux, il se trouvait dans une pièce toute blanche, sans meuble, sans mur, il marchait sur une étendue blanche qui devait être un sol. On aurait pu penser à une pièce où l'on enfermait les personnes ayant des problèmes mentalement.

La première fois qu'il avait ouvert les yeux, il était en larmes sans en connaître les raisons. Il pouvait distinguer une voix qui appelait son nom et au fur du temps, il l'entendait à nouveau dans ses rêves. Il pouvait même y distinguer le contour d'une personne, un visage, un corps sans aucun détail.

Il ne savait pas pourquoi il était là, il ne s'ennuyait même pas, il ne parlait pas, il dormait la plus grande partie du temps, enfin il n'avait plus aucune notion de temps alors c'est ce qu'il pensait. Rien ne pouvait lui annoncer le temps, s'il faisait jour ou nuit, il dormait dans cette pièce blanche.

Ayant déjà perdu la notion de temps, vient s'ajouter le fait qu'il ne ressente aucune envie de satisfaire sa faim, enfin il ne faisait aucunement face à la faim ou même de soif. Il n'allait ni aux toilettes ni rien, il restait au sol en train de dormir, sans couverture, sans oreiller. Il ne ressentait ni le froid ni la chaleur, il ne savait même pas ce que cela pouvait être.

Un air mélancolique, triste et nostalgique restait collé sur son visage sans qu'il ne puisse rien y changer. Il tentait de penser à certaines choses pour finir endormi.

Encore cette voix... Une autre, différente, il arrivait à très bien distinguer cette voix-ci. Il s'agissait d'un homme, une voix profonde, grave et suave. Ce son lui rappelait quelque chose et plus il y pensait, plus un sentiment qu'il ne connaissait pas pointait en lui: la colère.

Il semblerait qu'on lui dictait les directives, la voix lui racontait ce qui allait suivre sans qu'il ne puisse comprendre la situation.

«Tu auras bientôt ta liberté... Il faut juste qu'elle se rappelle. Toi aussi, tu ne devrais pas rester les bras croisés, bats-toi un minimum.»

S'en suit le silence puis pour la première fois depuis qu'il se trouve dans cette salle blanche, il rêvait, à part ceux dans lesquels il n'entendait qu'une voix et une silhouette, il dormait sans rêver. D'autres auraient répondu à ce phénomène qu'il ne servait à rien de rêver si l'on est mort.

Il était surpris.

Il apercevait un jeune enfant froid, il avait des yeux où on pouvait y lire tout le mal qu'il a vécu. Un détail n'atteint aucunement celui qui rêve, l'enfant est presque nu. Le rêveur n'avait d'yeux que pour l'objet que l'enfant portait autour de son cou... Un collier, au bout, une croix religieuse? Non. Cette réponse lui avait traversé l'esprit comme s'il la connaissait au fond de lui-même.

L'épée de Rave.

Il l'avait murmuré pourtant l'enfant l'avait entendu. Il s'était ainsi approché du rêveur tout en enlevant le collier, le présentant dans ses mains, les bras tendus vers cet inconnu. Il semblait attendre quelque chose.

«La moindre des choses quand on t'offre quelque chose serait de fixer la personne qui t'offre, dans les yeux.»

Obéissant, le rêveur croise le regard de l'enfant dont le visage avait changé. Pourtant la différence entre le visage de l'enfant et de celui du moment n'est pas flagrante. Il est plus adulte, les traits sont plus tirés, plusieurs cicatrices étaient présentes sur le visage. Le regard qu'il lançait était plus gentil, plus touchant, calme.

Bodies, Spirits and Hearts (Fairy Tail)Des histoires addictives. Découvrez maintenant