Chapitre 14 ♧

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Hugo me fit apparaître derrière un arbre d'un parc dans le centre parisien. Je vérifiais et personne nous avait vu. Je me mis à reculer pour ne pas qu'il me touche. Je me mis à lui gueuler dessus.

- Espèce de gros malade. Je ne veux plus que tu m' approches. J'étais très bien avec Marc.

Mon coeur battait la chamade, il me regardait fixement dans les yeux. Il s' avançait vers moi, plus rapide qu'un humain.

- Éleonore, murmurait-il. Je ne te ferais aucun mal tu le sais.

J'avais bien raison sur ses talents cachés. Il savait que je savais son secret. Il ne se cachait même plus.

- Je ne t'ai jamais cru humain et je ne te fais pas confiance. Tu m'as menacé.

- Je le sais mais maintenant laisses moi te faire découvrir mon monde. Laisses moi me faire pardonner.

Je reculais, je ne voulais pas alors je secouais la tête. Je ne pouvais le suivre, il était mauvais ou plutôt il avait une part malsaine en lui.

- TU ES MALADE.

Je hurlais désormais. Il attrapa mon bras pour m' amener contre lui. J'étais désormais plaquée contre son buste.

- Tu en sais déjà trop, soit tu découvres tout, soit tu mourras. Je fais ça pour ton bien, tu le sais?

- Non.

Je m' enfuis en courant. Quelques mètres plus loin, il était déjà face à moi. Je l'avais énervé ou du moins il semblait. Il était tellement dur à déchiffrer, à décoder.

- Je ne veux pas, hurlais je.

- Moi je veux et quand moi je le décide j'ai.

Autoritaire était le mot pour décrire son affirmation. Je voulais protester mais il me prit dans ses bras et je disparue dans une fumée verte. Lorsque j'ouvris les yeux je n'en revenais pas, une colline verdoyante était face à moi. J'avais l' impression d'entendre le vent chanter. Sur la colline se trouvait une construction, il semblerait un temple. Où est ce que je me trouvais? Il y avait des trèfles partout sur la plaine. Hugo se baissa et prit un trèfles à quatre feuilles qu'il me tendit. Par réflexion, je le pris dans mes mains. Je savais que cela portait chance.

-As tu déjà entendu parlé des légendes, des légendes très anciennes qui remontent à l'antiquité ?

Je ne comprenais plus rien à ce qu'il me racontait.

-Que veux tu dire par là?

-Je ne suis pas ce que je semble être, tu le sais déjà mais est ce que tu as compris qui j'étais?

-Tu es Hugo et tu sembles avoir des talents surnaturels.

-Oui mais encore, qui je suis? dis le!

Il venait de hurler. Je n'en savais rien, je ne savais plus qui croire. Je pensais que ce monde était simple, réel, clair mais il n'était que secret, magie et histoire.

-Je ne sais pas, je ne peux pas te dire.

-Je suis Apollon, dieu grec et romain des arts, du chant, de la musique, de la beauté masculine, de la poésie et de la lumière. Mon frère est en réalité ma soeur, Artémis déesse de la chasse et nature sauvage. Nous nous sommes incarnés dans le corps d'humain, de nourrissons pour pouvoir vivre une vie humaine. Nous nous ennuyant en tant que dieu.

- Pourquoi Louis s' est incarné en homme si c'est une femme ?

Je lachais le trèfle sous le choc, celui ci s'envola.

- Ma soeur voulait voir l'effet que cela faisait d'être un homme. C'est pour cela que tu n'avais pas vraiment tes chances avec elle alors que avec moi...

-Je ne comprends plus rien.

-Je ne te demande pas de comprendre mais bien de l'admettre. Sois mienne, je ne supporte plus tes refus incessants. Je suis amoureux de toi Éléonore, mais tu te refuses à moi. Je suis fou de toi.

J'ouvris grand les yeux, mon cerveau ne semblait plus vouloir marcher. Je restais sur le fait que Louis soit une femme et que Hugo soit un dieu. Je me demandais si j'avais prit de la drogue, je délirais. Oui je devais même rêver. Je me mis à exploser de rire. Hugo fronça les sourcils et d'un seul coup sa tenue humaine disparu laissant place à une toge romaine et un arc. Le fameux arc d' Apollon. Je m'y connaissais bien en dieu mythologique mais je ne pouvais l' admettre. Ce n'était pas réel.

-Tu ne me crois pas mortelle ?

Il me prit pas la main et me conduit à cette fameuse colline avec le temple.

-Voici mon monde, ajoutait-il. Je veux que tu y restes avec moi.

- Non Hugo.

Ce non fut étouffé par ses lèvres sur les miennes. Pourtant je le repoussais.

- Ramènes moi chez moi. Je ne veux rien savoir de plus.

- Si tu te refuses à moi je ne reviendrai pas. Je n'ai plus aucune raison de venir dans ce stupide lycée d'humain.

- Je m'en fiche tu m'as menacé. Tu as été la personne la plus horrible avec moi et tu me demandes ensuite de t'aimer ?

- Ce n'est pas moi c'est ma soeur jumelle. Elle avait peur que tu racontes à tout le monde que tu m'avais vu voler.

- Louis ? C'était Louis ?

- Oui. Mais elle t'aime bien. Elle avait juste peur pour notre sécurité. Elle voulait que notre secret reste intacte.

- C'est affreux ce que tu me dis. Je l'aimais.

- Je sais. Je suis désolé.

- Non tu ne l' es pas. Je veux que tu me ramènes chez moi et ne reviens plus jamais.

Je fus ensuite si choqué après lui avoir hurler dessus que des larmes coulèrent sur ses joues. Il me regarda longtemps avec un sentiment de peine indéchiffrable sur le visage. Je l'avais vraiment blessé ? Non c'était une blague ? Était ce possible ? On disparut dans un nuage de fumée. Je réapparus devant chez moi. Hugo était à mes côtés.

- Mes sentiments sont sincères. Tu n' as pas su me décoder mais je te donne une dernière chance. Je te donne une charade si tu veux me revoir un jour: "La vérité se cache sur ma langue et se découvre dans mes bras. Tu penses que tu peux le voir mais ce n'est pas le cas."
DÉCOUVRE SON SENS ET TU ME REVERRAS.

Il me tendit un pissenlit et me le souffla dessus. M'avait- il j'étais un sort? Hugo ou plutôt Apollon disparu. Je ne voulais jamais plus le voir, pourtant sa dernière phrase résonnait dans ma tête comme un mauvais présage .

Décode moiOù les histoires vivent. Découvrez maintenant