Paris le 14 juillet 2016
⠀⠀⠀⠀ ⠀⠀⠀⠀de la part d'ange protecteur
⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀pour p'tit ange à Nice
22:00«Salut, ça fait à peine 4 jours qu'on s'est vus pour la première fois.
Ça a commencé sur Instagram, tu étais juste une rencontre parmi tant d'autres, une fille banale, bancale, lunatique, bizarre, froide et pas franchement attachante. Mais t'as Tellement de charme bordel ! J'te jure en le regardant dans les yeux pour la première fois, sous tes airs d'ange déchu je me suis évanoui de bonheur.
Avec le temps je me suis attaché, 1 mois, 8 mois, 1 an sans te voir... juste par l'intermédiaire d'Instagram...
Et ce jour où tu es venue avec ta petite valise et tes mains frêles, ton teint diaphane et ta robe de saphir, c'est là que j'ai compris que tu m'étais indispensable. Tu sais, j'ai hâte que tu reviennes demain, vraiment ma belle... mais je ne pouvais pas t'empêcher d'aller voir ce flamboyant feu d'artifice dans ta magnifique ville natale de Nice...
J'ai hâte qu'on se revoie, que je puisse te reprendre dans mes bras. Lorsque que je t'ai vu du haut de mon toit, je n'y croyais pas, tu étais la devant moi au beau milieu de cette rue sous ce ciel étoilé, un soir tu m'avais dit que ton plus grand rêve était que plus tard nous soyons les deux étoiles qui brillent le plus, celle qui attirent les regards et émerveillement, les âmes vagabondantes encore présente. Les premiers instants, je n'ai pas bougé, je pensais rêver, un sacré beau rêve à vrai dire. Nous nous l'étions promis, qu'on serait réunis une fois et puis le nombre se multiplierait jusqu'à ce qu'on soit unis. Tu me lanças un "et le con d'ange là-haut on ne vient pas me dire bonjour.", je lui souris et je courus comme je ne l'ai jamais fait, descendus les escaliers à une vitesse que je ne pensais pas pouvoir atteindre. Il ne me restait qu'un mètre à faire, je me suis arrêté net. Tu étais si belle ce soir-là et ton sourire me transperça le cœur tel un choc électrique. Je t'enlaçai, je ne voulais pas te quitter. Je sentais ton souffle chaud contre mon cou, ta poitrine se gonflait et se dégonflait contre mon torse. Tu étais en sécurité avec moi, je n'oserai jamais te faire du mal. Tu avais l'air si fragile, on pouvait encore apercevoir tes anciennes cicatrices sur ton bras mais je ne dis rien.
Nous avons passés la soirée sur mon toit, ta cigarette à la main, ma plume à la mienne, nous divaguions à travers des sujets divers mais tout tournait autour de la société, elle nous pourchassait.
Puis là de ta voix céleste, tu articulas quelques mots en te mordant ta lèvre gercée:
-"tu sais, tu m'avais promis de"
Et c'est là que je t'ai coupé la parole et que je t'ai embrassée,
C'était fou, un an que je te parlais exclusivement via internet et là, voilà que mes lèvres étaient sur les tiennes,
Et nous passâmes la nuit à "danser", c'était assez sauvage, mais plaisant à la fois,
Tu sais c'est cette sorte de passion, de manque, d'amour amer, d'attirance désabusée, et pourtant, je n'sais pas, quand tu es partie, le lendemain j'avais cette sorte de pincement au cœur, je n'avais pas envie de te laisser partir, tu l'as bien vu, quand avant de t'en aller dans ton train tu t'es tournée et je me suis effondré, comme si je n'allais plus jamais te revoir, comme si on t'avait arraché à moi,
Et cela tu ne l'as pas vu, j'ai versé une larme, et cette larme c'était toi,
Elle s'est écrasée au sol, comme mon âme d'une beauté désarmée, j'ai cette impression radieuse que je n'aurais jamais du te laisser partir, que j'aurais dû te prendre par la main et te retenir, en vain... Je ne voulais pas t'emprisonner dans ta liberté...
Mais j'avais si peur pour toi. Je ne voulais pas qu'il t'arrive quelque chose, à mes yeux tu étais bien plus précieuse qu'un diamant. Le monde était si hostile, je ne voulais pas qu'un autre garçon t'approche, te charme puis te détruise ou encore que il ne t'arrive quelque chose dans la rue, parce que je t'aimais. Je ne veux pas que tu meurs mais comme tu m'as promis de ne plus essayer de rejoindre les cieux j'ai eu confiance. Je t'aime à en mourir et je veux qu'on passe notre vie ensemble. Je sais que tu te diras "mais nous ne sommes que des pauvres gamins" mais avec toi, il y a quelque chose, tu as envouté mon cœur, il brule pour toi et ses flammes sont éternelles. Normalement, je ne suis pas l'homme à dévoiler ses sentiments mais toi, tu m'as ouvert le cœur et m'as permise de vivre. J'ai hâte que tu lises cette lettre et que tu rêves de moi.
Je t'aime, ange protecteur.»
Apres avoir finie cette lettre, il essaya de l'appeler, pas de nouvelles ça sonne mais elle ne répond pas, il jeta son téléphone avec douceur sur le sofa, il ferma son stylo plume et alla s'asseoir dans le canapé en face de la télé. Il l'alluma, le choque, sur chaque chaîne étaient affichées des informations alarmantes, parlant d'un attentat à Nice durant le feu d'artifice.
Il explosa en sanglots, il fila rattraper son téléphone avec un message affiché:
Petit ange : " 22:30-Je suis arrivée, tu me manques déjà. Le feu d'artifice est splendide et les étoiles brillent de mille feux, j'irais presque les rejoindre, J'aurais aimé que tu sois à mes côtés. Je t'aime Ange protecteur."
Il paniquait, son âme ensanglantée semblant se décomposer saignait de part et d'autre en se dévastant, une douleur idyllique, un espoir amer qu'elle soit en vie le tuait.
Il l'appela des dizaines de fois mais elle ne répondit pas. Son cœur tomba, se brisa et explosa en mille morceaux...
Il attendit quelques minutes, la croyant en état de choc.
23:00, il décida de tenter une nouvelle fois.
"Bip bip bip, vous êtes bien sur le répondeur du ****"
Et il se sentit mourir à travers elle.
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Le bonheur suicidé.
PoetryLes écrits D'un ange déchu, Eprise d'amour Pour sa douce plume. Permettant la survie De son cœur brisé, A la reconquête du bonheur. Depressoul.