Chapitre 5 : Le shinigami insulté

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Le premier réflexe qu'eut Ronald en ouvrant les yeux fut de regarder les aiguilles de sa montre, encore à son poignet,  mais quand il souleva la tête, un violent et douloureux maux de tête le frappa. En posant sa main sur son crâne, il sentit le tissu d'un bandage médical qui couvrait une épaisse compresse posée à l'endroit où la garde de la faux l'avait touché. Le retour de la douleur provoqué par son réveil fit gémir le shinigami qui préféra rester coucher plutôt que de se lever. Même se pencher sur le côté pour prendre ses lunettes posées près de lui était un véritable supplice. Il se demandait même s'il n'était pas complètement défiguré. 

Son inquiétude fut rompu par le bruit d'ouverture de la porte qui donnait sur la pièce où il se trouvait. Sa myopie l'empêcha de distinguer l'individu qui s'avança vers lui mais il reconnu un de ses collègues grâce au son de sa voix:

_ "Tu es réveillés ? Tu te sens bien ?" lui demande Rudgar qui marcha vers le lit où était allongé Ronald.

_ "Une faux sur la tête n'a fait jamais du bien... J'ai un mal de chien d'enfer ! répondit Ronald en grinçant des dents.

Rudgar s'assit sur la chaise restée à côté du lit du blessé. Un soupir se fit entendre dès qu'il fut posé. Ronald l'entendu et lui demanda:

_ On est parti de la fête ?"

Rudgar appuya son dos contre la chaise, fatigué.

_ "Non... on y est encore ! Les portes par lesquelles on est rentré ont disparues. Il n'y a aucun moyen s'enfuir ! On peut même pas sauter par la fenêtre, c'est le néant à l'extérieur ! Les démons se moquent de nous, le patron nous déteste et Sascha ne m'adresse plus la parole ! Tu parles d'une fête !"

Le reniflement brutale de son nez et la petite voix lente fit comprendre à Ronald que son collègue avait pleuré récemment. C'était compréhensible selon lui de part la situation mais, Ronald était un si jeune shinigami et avait tellement passé plus de temps auprès des femmes qu'auprès des homme shinigami qu'il avait du mal à accepter que ses aînées puissent pleurer autant malgré leur âge. Quand Rudgar lui tendit ses lunettes, il vit le visage écarlate et les yeux rougis de son collègues ce qui confirma sa réflexion. 

Lentement, Ronald se redressa sur le lit, acceptant de faire preuve de patience le temps que les maux de tête et la désorientation disparaissent. Il était persuader son état avait permis à Rudgar de s'éloigner de la soirée. 

_ "Dis moi Rudgar... que s'est-il passé après... ?" questionna Ronald avec hésitation.

Le dos courbé en train de fixé le sol, Rudgar tourna la tête pour répondre à son collègue, le visage attristé:

_ "Et bien...

********

En frappant un de ses employés, la Mort choqua la salle entière. Les démons eux-même ne s'attendirent pas à une réaction aussi violente de la part d'une entité connue pour son silence et sa froideur plutôt que pour ses accès de colère. Quand le corps de Ronald toucha le sol et que le sang s'écoula de son crâne, ses collègues le crurent mort mais Grell fut le plus inquiet.

Les nerfs à vifs, quand la Mort vit le visage des invités non-amusés par son geste, elle se calma en une fraction seconde, se rendant compte trop tard qu'elle avait agi de manière contraire à son tempérament d'origine. Alors tétanisée et hésitante à se retourner vers les invités, une voix forte et confiante sortit du rang des demi-dieux pour s'adresser à elle:

_ "N'écoutez pas mes collègues ignorants Madame la Mort, moi seul suis conscient de la beauté de mon boulot et des responsabilités qu'ils encourent, je vous admire et vous respecte ! Permettez-moi de m'inclinez devant vous pour vous remercier de la vie que vous m'avez donné!"

Death Butler : Danse avec la MortDes histoires addictives. Découvrez maintenant