Chapitre 12

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| As-salam Aleykoum ✌🏾|

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Assy Aïdara

— Tu n'es toujours pas prête, Assy ? — dit Cherif, l'impatience perceptible dans sa voix. — On va être en retard, tu sais.

— Ça va... j'ai presque fini. — Je rangeais le dernier accessoire dans ma boîte à bijoux.

Aujourd'hui, nous étions invités chez Monsieur Diallo, notre nouveau associé. Pour ce dîner, je me devais d'être sur mon trente-et-un. Mais, bien sûr, nous allions arriver en retard... et c'était entièrement sa faute.

À ma sortie de la salle de bain, je tombai sur un joli tissu bleu posé sur le lit. Chérif me l'avait acheté et fait passer chez le tailleur. Le travail était magnifique, mais je ne l'avais jamais porté. Et, ce soir, Monsieur avait décidé que ce serait mon choix de tenue. Le hic : il fallait trouver des accessoires qui s'accordent... et je n'arrivais pas à me décider.

— On y va ? Je suis prête. — Je sortis enfin du dressing, essayant de masquer mon hésitation.

Il me dévisagea, du haut jusqu'en bas. Rien. Pas un mot.

— Ce n'est pas joli ? — lançai-je, un peu nerveuse. — Tu me le dis, je change... il nous reste du temps, tu sais.

Il resta figé. Comme si mon apparition l'avait arrêté net dans sa respiration.

— Cherif ! — Je ne pus retenir un sourire en le voyant ainsi.

— Euh... non ! Non, ce n'est pas la peine. En fait... tu es... — Il s'arrêta, cherchant ses mots, et je retins mon souffle.

Magnifique ? Belle ? Sublime ? Je ne savais pas... Mais, allez, dis quelque chose !

— Tu es sublime, Maa Shā Allah. — dit-il enfin, un éclat sérieux dans ses yeux.

Ok... déjà ça.

— Merci. — Je souris, un peu gênée, mais heureuse.

Il était en costume, parfaitement ajusté, et tout lui allait à merveille. Maa Shā Allah... je fondais littéralement devant lui.

— Allons-y.

— Oui.

__________

On arriva devant une somptueuse villa, deux fois plus grande que la résidence Aïdara. Je n'en revenais pas. L'opulence me laissait sans voix. La maison grouillait de personnel, chacun affairé à sa tâche, comme dans un ballet silencieux et organisé. Avec le prestige et le succès de leur entreprise, ce n'était pas surprenant... et je réalisais combien nous avions de la chance : notre petite entreprise allait fusionner avec la leur pour ne former qu'une seule entité puissante.

Nous attendions dans le salon lorsque Monsieur Rachid apparut, accompagné d'une femme sublime. C'était probablement son épouse.

— Monsieur et Madame Aïdara ! Salaam Aleykoum ! Désolé de vous avoir fait attendre.

— Aleykoum salaam. — répondit-on en chœur.

Mon Amour, Mon miracle [ TERMINÉ ]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant