Chapitre 8

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|Selamou Aleykoum |

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Assy Aidara

— Mais non, chérie, n'aie pas peur... Tu ne me reconnais pas ? C'est moi, Salyl. L'homme qui t'aime et qui a toujours été là pour toi, dit-il doucement, avec un regard que je ne reconnaissais plus. Je ne te ferai jamais de mal... Allez, viens dans mes bras.

Il m'a tendu les bras.

J'ai reculé.

— Ne t'approche surtout pas de moi ! dis-je d'un ton sec. Tu me fais peur... ajoutai-je d'une petite voix tremblante.

Il s'est mis à rire. Un rire froid. Dérangeant. Puis, dans un geste brutal, il a saisi la table basse et l'a projetée contre le mur.

Je poussai un cri.

— J'en ai marre de toi ! hurla-t-il. Mais qu'est-ce que je n'ai pas fait pour toi ! Dis-moi ? Depuis le début, j'ai été doux, romantique, compréhensif, patient. Beaucoup trop patient ! Je n'ai jamais fait un an avec une fille sans obtenir ce que je voulais d'elle. Mais toi... Toi, il a fallu que je te supporte pendant deux ans ! Deux longues années ! Mais c'est fini, tu as compris ?

Je le fixais, incapable de comprendre.

Mais qu'est-ce qu'il raconte ?
Qu'est-ce qui lui arrive ?

Ce n'est pas le Salyl que j'ai connu. Ce n'est pas l'ami avec qui j'ai partagé mes peines. Je refuse de croire que tous ces moments n'étaient qu'un jeu pour obtenir ce qu'il voulait. Cela voudrait dire qu'il m'a menti. Sur ses sentiments. Sur tout.

Pendant que moi, je me livrais. Pendant que je m'attachais.

Non... Ce n'est pas possible.

— Qu'est-ce que tu racontes ? Reprends-toi, s'il te plaît... Tu n'es pas comme ça, murmurai-je, terrifiée.

Il éclata de rire.

— T'es trop naïve, Assy ! dit-il en me pointant du doigt avant de s'approcher pour caresser ma joue. Tu aurais dû comprendre que je ne t'ai jamais aimée. C'est vrai, tu es belle... très charmante même. Mais moi et l'amour, on est opposés. Sinon, je serais sûrement amoureux. Mais je ne le suis pas.

— Mais... tu me disais que tu m'aimais. Tu as tout fait pour que je sorte avec toi. Tu voulais même m'épouser...

— Oui, oui... mais mentir, c'est ma spécialité.

Il souriait. Comme si de rien n'était.

J'avais envie de le gifler. Mais je n'y croyais toujours pas. L'homme devant moi n'était pas celui que j'avais connu trois ans plus tôt.

Il me força à m'asseoir sur le canapé et s'accroupit devant moi.

— Je ne t'ai pas rencontrée par hasard. Je te connaissais bien avant. J'ai fait un pari avec des potes : te mettre dans mon lit. Depuis, j'ai tout fait pour me rapprocher de toi. Ça n'a pas été facile, tu étais trop réservée. Alors j'ai profité de la mort de ta mère pour m'approcher.

Mon cœur s'est arrêté.

— J'ai mené mon enquête sur toi. J'ai inventé que j'avais perdu la mienne. Je faisais semblant de comprendre ta douleur. En réalité, je m'en fichais complètement. Mais je t'écoutais quand même. Je te "supportais".

Mon Amour, Mon miracle [ TERMINÉ ]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant