Chapitre 3

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| Selamou Aleykoum |

Comment vous allez ?.

___ ●___

Assy.

Salyl — Merci, mon amour, dit-il en m'embrassant délicatement la main.

— Et je pourrai enfin lui parler de nous deux ! dis-je, toute contente, le cœur léger.

Il a aussitôt lâché ma main, comme si mes mots l'avaient brûlé.

Salyl — Non... pas pour le moment.

— Mais pourquoi ? demandai-je, surprise par la froideur soudaine de son ton.

Salyl — Je veux d'abord qu'il m'apprécie... que je gagne sa confiance. Tu comprends, ma chérie ?

— Ah mais tu t'inquiètes trop pour ça ! Je t'ai déjà dit que mon père est très compréhensif. Ce n'est pas le genre à juger sans connaître la personne. Fais-moi confiance !

Salyl — Assya, s'il te plaît... on fera comme j'ai dit, d'accord ?

Son regard était ferme. Trop ferme.

— D'accord, dis-je, agacée malgré moi.

Salyl — Allez ! Mangeons avant que ça ne refroidisse.

Je n'avais plus vraiment d'appétit après notre discussion. Je l'ai observé en silence pendant qu'il terminait son repas, me demandant pourquoi il semblait si nerveux à l'idée de rencontrer mon père.
Après avoir fini, il m'a raccompagnée chez moi.

Lui — Waw... papapa ! Ce n'est pas une maison, ça... c'est un château ! dit-il, émerveillé, comme toujours dans l'exagération.

Je ris.

— Allez, entre !

Je lui fis visiter la maison. Il regardait partout, impressionné.

Lui — C'est si grandiose ! La maison est très belle, mâ shâ Allah !

Je lui souris.

Lui — Mais dis donc... dit-il en s'approchant de moi. C'est moi ou on est ici rien que tous les deux ?

— Euh... oui. Pourquoi ?

Lui — Juste comme ça... dit-il en se rapprochant encore.

Mon cœur accéléra.

— Salyl... je pense qu'on ne devrait pas rester seuls tous les deux ici... comme ça.

Lui — Ah oui ? Et pourquoi ? souffla-t-il en me prenant dans ses bras.

Je pris peur et m'éloignai brusquement.

Bien que nous sortions ensemble depuis un moment, cette proximité m'a toujours fait peur. Certes, je ne me voile plus, je fais des choses pas bien et j'en suis consciente... mais j'ai des limites que je ne dépasserai jamais. Au fond de moi, je crains mon Seigneur.

— Salyl, je suis sérieuse ! On ne devrait pas faire ça... ce n'est pas bien.

Lui — Mais on ne fait rien de mal. Tu sais que je ne te ferai rien que tu ne veuilles pas ! Tu manques de confiance en moi ou quoi ?

Mon Amour, Mon miracle [ TERMINÉ ]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant