pdv Leïla
Voilà. Une fois de plus je stresse. Une semaine. Une semaine me sépare de l'enfer. La rentrée... Je déteste toute cette agitation. Les nouveaux professeurs, les nouvelles salles mais le pire, c'est les nouveaux élèves. Encore plus dur quand on en fait partie. Le regard des gens, les murmures mal dissimilés... Enfin bref, autant profiter du peu qui me reste.
Je piétine les rares feuilles qui sont déjà tomber avant l'automne et suis timidement mes parents. J'essaie de pas les perdes de vu ma famille entre les groupes de touristes et de quelques colonies de vacance. Je trottine un peu plus rapidement pour les rattraper et jette un dernier regard à la Bretagne avant de rentrer dans le bâtiment.
Je regarde les gens faire des allées retour dans la gare.
Une multitude de personnes s'entremêlent sans grande conviction. Tout le monde marchent, crient et courent d'un chaos miniature. Nous arrivons tant bien que mal à attendre le train. On s'installe tout les 4 dans notre wagon. Je traîne vaguement sur mon téléphone. Je n'ai rien à faire dessus, personne à qui parler, je n'ai pas d'amis et ça risque pas de changer je crois... Je me plonge dans un livre. Mon seul moyen pour vivre quelques choses ces temps ci... Avoir une vie sans encombre, sans tout "ça". Je regarde quelques fois le paysage défiler frénétiquement dans un silence assourdissant.
Je range mes cheveux derrière mon oreille en tentant de ne pas faire attention au regard appuyé d'un homme en face de moi. Je finis par lever les yeux et lui adresse un sourire. Il me regarde quelques secondes puis marmonne une phrase, je ne pus lui répondre. Alors je me suis contenté de reposer mes yeux sur mon bouquin. Je le sentis soupiré. Il doit se dire que je suis impolie... De nouveau plongé dans mon monde, je sursautai au contact d'une mains sur mon épaule. Ma mère me sourit puis me fit quelques signes pour savoir si j'avais faim. L'homme en face de moi écarquilla les yeux en comprenant que j'étais muette. Même si je suis pas sourde mes parents préfèrent me parler en langue des signes. C'est plus simple pour moi de parler avec eux. Je répondit à ma mère que je voulais bien grignoter quelques choses. Elle partie avec mon père au wagon restaurant chercher de quoi déjeuner. Le gars chercha quelques choses de sa sacoche. Il en sorti une feuille, il gribouilla quelques choses dessus puis me la tendit. Il y été inscrit "Tu lis quoi de beau?"
Je souris plus franchement et attrapa son stylo, je le regarda dans les yeux pour lui demander son approbation. Il ocha de la tête.
"Je lis un livre fantastique intitulé "l'art de la déduction" ".
Il reprit la feuille et fronça les sourcils, il écrit avant de me la rendre. En suivi bientot divers échange.
" -Étrange pour une fille de ton age non? Qu'est ce que tu apprends ?
- Comment reconnaître des signes d'anxiétés, de mensonges ainsi que des techniques de déductions et d'influences.
- Intéressant ! Que peux tu dire sur moi?
-Vous avez entre 34 et 37 ans. Vous avez déjà été marié il y a longtemps. Ce soir vous comptez demander en mariage la femme qui est à vos côtés. Vous travaillez dans la fiance, vous êtes intolérant aux œufs et à l'eau de Cologne bon marché.
-Impressionnant... C'est même flippant... Comment tu sais tout ça ?
- La lecture apprend beaucoup de chose.
-Mais comment vous avez pu voir tout ça?
-Vous avez une marque de bronzage sur l'annulaire qui indique la présence d'une alliance. Vous ne l'avez pas enlever récemment puisque vous avez eu le temps d'effacer presque toute ses traces. Je sais que vous avez quelques chose de précieux dans votre poche droite. Vous avez le réflexe de la tâter souvent votre poche gauche pour vérifier que ça y est toujours. Une bague me parait le plus probable vu votre relation. Puis la forme de boite en dit beaucoup aussi. Pour l'intolérance au œuf c'était plus simple que le reste. Vous avez enlever des œufs de votre salade campagnarde. Quant à l'eau de Cologne vous portez l'Impérial. Je ne doute que ce sois pour le plaisir que vous le portez alors qu'il en existe un identique qui coûte 50 euros de moins. Pour le reste je vous laisse le bénéfice du doute.
-Wow, félicitation tout est juste. Je descend à la prochaine gare, bonne continuation!"
Ce fut la dernière phrase que nous avons échangé. Après cela l'homme à réveillé sa future fiancé qui dormait sur son épaule. Ils sont descendu laissant la place en face de moi déserte.
Ma mère suivie de mon père fini par me donner un triste sandwich au thon, Malgré les deux places libres à côté de moi celle-ci restèrent vide.
Et encore une fois je détestais le bruit assourdissant du silence.
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Yeux disent
Storie d'AmoreMia. Plus grand chose la retiens à la vie aujourd'hui... Elle en a plus grand chose à foutre d'elle belle ou aimable. Malgré la détresse dans laquelle elle se retrouve, elle va trouver la force de remonter. Leila, elle, reste dans une vie monotone...
