11. Première lueur matinale

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Qu'il est étrange, dans la nuit, ne pas courir,
Qu'il est étrange, presque endormi, de ne pas fuir.
Je te sens, entre mes bras, dans le creux de ma poitrine,
Entrelacé, collier à moi, je sens ton corps, ton visage qui me fascine.

Je me suis levé, j'étais reposé, comme si dormir était une première fois.
J'étais inspiré, expiré, empli de ton odeur, tes cheveux comme de la soie.

J'aurai pu être en plein rêve,
Une sieste, même brève,
Que je n'aurai su faire la différence,
Troublé, ayant perdu mes sens.

Comme si mon imaginaire aurait pu te créé,
Une déesse des plus parfaite, divinité,
Comme si je n'avais jamais vu la lumière, la peur,
Que tu étais toute ma joie, mon entière lueur.

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