[COMMANDES SUSPENDUES]
Hé vous ! Oui, vous, petites sorcières ou petits sorciers, Moldus ou bien même Cracmol, qui êtes sur votre écran. Vous êtes ici parce que vous aimez lire, l'univers d'Harry Potter imaginé par la brillantissime J.K Rowling et v...
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Dans un coin de la bibliothèque, seule, je finis de rédiger les soixante centimètres de parchemin sur les effets indésirables et irréversibles du Philtre de Mort Vivante pour le cours de Potions.
– Besoin d'aide ?
Des frissons me parcourent le corps au son de la voix la plus désagréable de Poudlard. La voix de George Weasley. Le voilà maintenant qu'il voulait m'offrir son aide comme si nous n'étions que de simples camarades de classe.
– Je n'ai pas besoin de toi, George Weasley. Je rétorque à sa politesse hypocrite et mal venue. Je n'ai plus besoin de toi.
Le corps de George se tend.
– Je voulais juste me montrer plus sympathique avec toi. Mais tu as raison, tu n'as plus besoin de moi. Tu n'as jamais eu besoin de moi.
L'entendre me parler de cette façon et insister sur le mot « jamais » me brisent à l'intérieur. Comment osait-il me cracher que je n'avais besoin de lui, comme si tout était entièrement de ma faute ? C'est lui qui avait pris notre amour et qui l'avait déchiré en mille morceaux comme un vulgaire brouillon. Et moi qui croyais que c'était le prologue de notre livre, le prologue de notre histoire...
Je mets un point final tant à ma dissertation qu'à mon échange avec George. J'aurais aimé lui balancer à la figure toute ma souffrance qu'il avait causée, toute ma fureur et toute mon humiliation. Mais je prends sur moi et ne fais rien. Rien qui pourrait laisser présager que George était encore bien présent dans mes pensées malgré moi, malgré mes luttes incessantes contre mes sentiments. Parce que, malheureusement, j'étais encore amoureuse de George Weasley.
Je referme les livres et prends une profonde respiration pour essayer de me contrôler et éviter que le visage (angélique) de George ne se retrouve marquée de ma main.
George est encore là, appuyé contre une étagère, à scruter le moindre de mes faits et gestes. En tant que préfet des Gryffondor, n'avait-il rien d'autre à faire comme mettre des retenues et faire respecter le règlement intérieur de l'école ?
– Tu m'excuses mais je dois ranger ces livres.
Au moment où je le contourne pour être loin de lui car son visage n'était qu'un appel à le gifler, George me retient par le bras et m'oblige à lui faire face. Je le dévisage avec cette colère refoulée en moi. Son regard ténébreux plonge dans le mien et me ramène à l'époque où il était différent. Je le revois. Ses baisers, ses caresses. Lui. George Weasley. Je fais appel désespérément à toutes ces forces minimes qu'il me reste pour ne pas succomber à la tentation, à lui. Il était le fruit défendu auquel je m'étais interdite de toucher. Je dois cesser qu'un jour, je retomberais dans ses bras, que je sentirais de nouveau son odeur, que je retoucherai ses cheveux roux flamboyants...que je redécouvrirais ses lèvres.
– Qu'est-ce que tu veux, George ?
– J'ai toujours aimé t'entendre dire mon prénom.
J'essaie pourtant de me libérer de son emprise mais sa main se resserre et me comprime le bras. Impossible pour moi de bouger. Je me sens prise au piège.