Lors de l'inscription au lycée, avant les vacances d'été, ma mère a souhaité parler avec l'infirmière de l'établissement.
Ensembles, nous lui avons expliqué que j'étais transgenre, les démarches que nous avions entamé...
Nous lui avons notamment expliqué à quel point cela avait été compliqué pour moi d'être vu et accepté comme qui j'étais, particulièrement au niveau du personnel non-enseignant.
Elle a été très aidante et a instantanément proposé des solutions. Exactement les solutions auxquelles le collège où j'étais me refusait d'accéder.
La rentrée s'est super bien passée. Je suis arrivé comme une fleur avec le prénom « Éthan » sur l'ENT et toutes les listes du lycée, en me présentant comme Éthan, etc. Donc tout va bien à ce niveau-là.
Avec les cours de sport, en revanche, ça a été compliqué.
Pas pour les vestiaires car j'avais la technique du « je mets mon pantalon du sport dès le matin comme ça je me change pas dans le vestiaire avec les autres ». Donc pour ça il n'y avait aucun problème.
Simplement, à chaque cours de sport, j'étais contraint de m'être mon binder. À la fois pour pas me faire cramer, et à la fois pour pas me sentir mal. Sauf que je me sentais tout de même mal. J'avais du mal à courir, le binder m'empêcher de respirer correctement, il me donnait chaud.
Heureusement, j'ai réussi à avoir d'une dispense pour toute l'année. Merci aux docteurs de l'hôpital de Toulouse dans la section transgenre qui me sauve la vie depuis que je les vois tous les 6 mois.
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Je suis transgenre
Non-Fiction5/7 jours, je vis le même scénario désastreux à partir du moment où je rentre dans l'enceinte du collège. Parce qu'un mec trans et en plus gay, ça fait pas bon ménage dans un collège... Mais, peu à peu, les choses évoluent. Dans ces chapitres, il y...
