Chapitre 7.

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Il alla alors frapper à la porte de la salle de bain.
- Ma chérie ?
- Entres...
- Ton fils te veux, il veut que tu fasses la pizza avec nous.
- Ah bon ? Demanda la juge surprise.
Il hocha la tête.
- Oui, je pense que ça n'a pas dû être facile pour lui d'être loin de toi...
- Oh... et toi ?
- Moi ? Demanda t-il incertain.
- Toi, il t'a dit quelque chose ? Le questionna la juge.
- Non pas à ce sujet.
- Non mais je veux dire, il n'a réclamé que moi ? Il ne veut pas rester avec toi ? Tu m'as l'air tout triste...
- Si, il veut qu'on soit tous les trois.
- Alors tu lui a autant manqué que moi, qu'est ce qui te rend triste ?
- Je ne suis pas triste.
- Tu es sur de ça ? Ces petits traits là, juste là dit-elle en lui caressant le visage. Ne me mens pas je te connais par cœur, tu voulais passer juste ce moment avec le petit ?
- Non c'est pas ça...
- Dis moi, tu peux tout me dire tu le sais ? Dit-elle tendrement.
- C'est juste que je sais que Paul n'est pas bien, il est petit, il ne comprend pas ce qu'il vient de se passer. Il faudrait peut-être songer à lui faire voir un psy pour en parler...
- Un psy ? Je pense qu'il a surtout besoin de nous non ? Et puis pour l'instant il a l'air d'aller bien. On va aller lui faire à manger, passer une bonne soirée tous les trois et on verra non ?
- Oui, et on va passer une bonne nuit aussi, du moins j'espère. On en a tous besoin.
- Oui c'est vrai, j'ai hâte de passer la soirée avec toi, avec vous.
- Moi aussi. On y retourne, il doit se demander ce qu'on fait.
- Oui bien sûr dit-elle en lui tendant la main.
Il la lui prit et l'emmena dans la cuisine ou Paul les attendait sagement.
Elle sourît à son mari et se dirigea vers son fils.
- Alors mon chéri, maman te manquait ?
- Oui et papa aussi dit le petit en regardant tendrement son père.
- Oh t'es mignon dit-il en lui caressant la joue du revers de sa main. Bon, on la fait cette pizza ? Je commence à avoir faim moi.
- Moi aussi dit le petit tout enthousiaste.
- Et si on sortait la manger dehors cette pizza ? Proposa la juge.
- Mais Alice, on devait la faire nous-mêmes, si on sort ça va pas être possible ? T'en penses quoi Paulo ?
- Oui mais je me disais qu'on aurai pu sortir, mais si tu ne veux pas...
- Oui ça peut nous faire du bien oui.
- Et ne t'inquiètes pas Paul restera à table avec nous ou il ira voir les bateaux avec son papa...
- Je n'ai pas l'intention de le quitter du regard.
- Et moi ?
- Non, je ne te lâcherait pas des yeux non plus dit-il en souriant.
- J'espère bien que tu ne vas pas regarder que ton fils, je pourrais en être jalouse dit-elle en prenant son fils dans ses bras.
- Jalouse ? Répéta t-il en rigolant. Tu sais très bien que tu es tout pour moi.
- Oui enfin depuis tout à l'heure tu t'occupes plus de mon fils, aucun mots ni gestes envers moi...
- Et quoi, c'est un appel ça ? Demanda t-il amusé.
- Je ne sais pas dit-elle en s'éloignant de lui.
Il l'attrapa par la taille et l'embrassa tendrement.
- Je préfère ça...
Il lui sourît amoureusement.
- Bon je commence à avoir vraiment faim, on va manger ?
- De toute façon tu as toujours faim, comme Paul sourît-elle en se collant contre son mari. Alors mon chéri tu mets ton manteau, on y va.
- Oui, c'est vrai j'ai toujours faim mais je te signale que toi aussi affirma t-il en rigolant.
- Pardon ? Comment tu peux me dire ça ? Lui répondit la juge vexée.
Il passa une main dans ses cheveux et déposa un doux baiser sur son front.
- C'est la vérité dit-il en hochant la tête.
- Comment tu peux oser dire ça à ta femme ? Paul donnes moi la main mon chéri on va traverser la route.
- Papa tu viens voir les bateaux avec moi ? Je veux pas y aller tout seul, je veux plus jamais être seul dit le petit innocemment.
- Tu ne seras jamais seul Paulo, plus jamais. Je te rejoins dit-il en lui prenant la main.
- Oui, je sais...
- Maintenant ?
- Paul il faut qu'on te parle dit le commandant.
- De quoi ? J'ai fais une bêtise papa ? Demanda le petit en s'accrochant aux jambes de sa mère par peur de se faire réprimander.
- Mais non mon chéri, ne t'inquiètes pas lui répondit sa mère d'une voix rassurante en le prenant dans ses bras.
- Mais non tu n'as pas fait de bêtise enfin confirma t-il en souriant. De ce qu'il s'est passé ces deux derniers jours continua t-il.
- Non, non je veux pas cria t-il en pleurant.
La juge regarda son mari le regard plein de désespoirs et de tristesse.
- D'accord, d'accord répéta t-il en essayant de le calmer.
La juge posa sa main sur celle de son mari et lui murmura "plus tard".

Le bouleversement.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant