Opale
Opale ouvrit les yeux sur sa chambre ensoleillé, ses murs rose pastel faisaient ressortir le seul petit meuble en bois foncé de la pièce.Elle se leva doucement de peur de réveiller la douleur, de son corps, encore endormie, puis pris sa dernière tunique blanche, la plus petite, qui lui descendait à peine en dessous des fesses, avec une jupe lui arrivant en dessous des genoux de couleur grise et en laine ainsi que ses seules petites chaussures en toile blanche salie.Une fois qu'elle eut enfiler ses vêtements, elle sortit de sa chambre.
Dans le couloir c'était la même scène que la veille, il n'y avait personne, aucun garde, aucune servante, si bien qu'elle crut qu'elle était en retard. Alors elle se dépêcha, zigzagant dans les couloirs aussi vite qu'elle le pouvait, sa hanche venait de se réveiller, elle lui lançait des décharges de courant à chaque pas qui claquait contre le sol carrelé du château. Opale s'arrêta dans le couloir et tendit l'oreille, il n'y avait aucun bruit, quoiqu'un petit bourdonnement venant de la salle à manger.
Une fois arrivé en cuisine, à son grand soulagement, elle y trouva Brume qui lui dit qu'elle était plutôt en avance aujourd'hui. On lui ordonna ensuite d'aller préparer la salle à manger et de rajouter une assiette, personne ne lui dit pourquoi mais elle les avait.
Le mystérieux inconnu était là !
Opale prit son tablier et son plateau, et se dirigea vers la grande salle en essayant de cacher la joie qui la gagnait à l'idée de rencontrer son ou sa sauveuse. Dans le fond elle espérait pouvoir remercier cette personne, mais comment pourrait-elle expliquer cette gratitude à quelqu'un qui ne savait rien d'elle ? Elle réfléchit durant tout le chemin à ce qu'elle pourrait bien dire ou faire, seulement,aucune phrase ne lui vint en tête et quand elle arriva devant la salle elle se dit qu'elle n'en parlerait pas.
Le garde habituellement bien reposé, avait des cernes sous les yeux,ses cheveux noir était emmêlé. Sans doute n'avait-il pas dormi cette nuit. Elle le salua poliment, ce qu'il lui rendit mais avec de la compassion dans les yeux. Savait-il ce qu'elle endurait tout les jours? Non c'était tout bonnement impossible, il devait y avoir autre chose. Après quelques secondes à la dévisager, il finit par lui ouvrir la porte de la grande salle.
La lumière l'éblouit à tel point qu'elle dut fermé les paupières avant de pouvoir s'y habituer. Elle avança doucement vers la grande table, les yeux fixé à son plateau pour qu'aucune tasse ne tombe à terre. Elle posa chaque couvert à sa place, faisant attention à ce qu'ils ne soient séparé que d'un petit doigt. Maril lui avait apprit de cette façon et bien que cette dame ne soit plus ici, elle faisait toujours en sorte de respecter les règles que la vieille dame lui avait donné il y a déjà huit ans. Malgré qu'elle ait toujours été sévère, Opale l'avait aimé et écouté comme une grand mère. Maril restera toujours dans son cœur.
Quand elle eu fini, elle contempla son travail, il faut dire que pour une fois elle se sentait presque fier d'elle. Tout était bien mit au bonne endroit, calculé au centimètre près. Le roi ne pourra pas lui reprocher la tenue de la table ce jour là. Elle se retourna rapidement quand elle se rendit compte qu'elle devait encore aider à préparer le déjeuner. Alors qu'elle partait en direction de la cuisine, la tête baissé pour vérifié qu'aucune marque de la veille ne se voyait à travers ses vêtements, elle se retrouva au sol. Elle venait de foncé dans quelque chose. Ou plutôt dans quelqu'un. Une main se tendit devant ses yeux alors qu'elle se mordait la langue pour ne pas hurler, la douleur étant de nouveau là et toujours plus intense.
Opale leva les yeux, suivant chaque contour du bras de la personne, assez musclé pour lui faire du mal si elle n'acceptait pas son aide, se dit elle en décidant de le regarder dans les yeux. La mâchoire de l'homme était fine bien qu'elle était plutôt bien dessiné, une bouche pas trop maigre, rosé et à peine abîmé. Ses yeux était bleu marine, souligné de petits cils foncé et de sourcils clair. La jeune femme ouvrit la bouche d'étonnement en voyant ses cheveux blond platine. Elle connaissait cet homme.
C'était le prince.
« -Allez-vous bien ? Vous ai-je fait mal ? »demanda-t-il en se raclant la gorge. Sa voix était devenu grave avec le temps, il parlait plus distinctement et n'avait plus ce zozotement d'autrefois.
Luce était gêné d'être dévisagé de cette manière mais il ne dit rien attendant que la jeune femme lui réponde ou ose au moins lui prendre la main. Bien qu'il ne se souvienne pas d'elle, ses cheveux blanc lui rappelait une personne qui avait été importante pour lui.Une personne à qui il tenait beaucoup lorsqu'il était petit d'après les sentiments qui resurgissaient dans son être.
« -Je... Je vais bien. » finit-elle par répondre après avoir avalé sa salive tout en agrippant la main du jeune homme.
Sa voix était douce, légèrement aiguë mais appréciable à écouter.Il n'avait entendu ce genre de voix qu'une fois dans sa vie, il n'aurait jamais penser pouvoir en entendre une à la fois identique et différente à nouveau.
Opale lui lâcha la main une fois sur ses deux pieds et frotta sa petite tunique pour y enlever une poussière imaginaire. Plusieurs questions se bousculaient dans sa tête mais la colère prit leur place quand elle se rappela que Luce était la cause de la méchanceté du roi.Ces marques et ces bleus sur son corps étaient là pour le lui rappeler. Un feu se déclencha dans les iris de la jeune femme alors qu'elle regardait le prince dans les yeux. Elle ne voulait pas le voir, elle ne voulait pas avoir à faire à lui. Il était parti pendant plus de dix ans, sans même se douter qu'il allait provoquer la colère de son père et la sienne par la même occasion.
Elle tourna les talons sans ajouter un mot alors qu'il venait de lui demander comment elle s'appelait. Il ne se souvenait pas d'elle, et bizarrement ça la rendait encore plus triste et furieuse.
Il la regarda s'éloigner d'une démarche féline, ses longs cheveux blanc tresser bougeant au rythme de ses pas. Mais qui était-elle ?Et pourquoi était-elle en colère contre lui alors qu'ils ne se connaissaient pas ?
Pourquoi était-il revenu après huit ans d'absence ? Se demanda-t-elle en essayant de se calmer. Elle n'en avait aucune idée mais elle finirait bien par le savoir, en attendant elle avait un déjeuner à préparer même si maintenant elle n'en avait plus aucune envie.
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Angel's
ParanormalOpale ne souhaite qu'une chose, être libéré de cette vie qui est des plus désagréable. Elle n'aurait pas pensé cela possible et lorsque ce fut le cas, sa véritable nature se libéra en elle par la faute de ce mystérieux jeune homme.