~ Chapitre 2 ~

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14h27

Assise dans l'un des fauteuils du salon, j'attendais. D'ici trois petites minutes, Gabriele serait là, à m'attendre devant la maison et je dois dire que j'étais plutôt stressée. Non pas à l'idée de passer l'après-midi avec lui (bon si, un petit peu) mais surtout à l'idée de rencontrer ses amis que je ne connaissais pas.

14H30

Comme promis, Gabriele m'attendait devant notre maison de vacances. Il était à vélo et arborait un sourire radieux.

- Tu aurais dû me prévenir que nous irions nous promener à vélo car je n'en ai pas, lui dis-je.

- Ça ne fait rien, monte avec moi. On va passer chez moi et mon père te prêtera le sien.

- T'es sûr que ça ne te dérange pas ?

- Certain. Bon tu viens ?

Et nous partions en direction de chez lui. Lui, en train de pédaler et moi, m'accrochant à ses épaules, faisant attention à ne pas tomber.

***

Nous étions devant chez lui. Sa maison se trouvait à peine à quelques rues de la notre et elle y ressemblait un peu. Nous rentrions à l'intérieur. Gabriele alla chercher son père pour que celui-ci me prête un vélo tandis que sa mère me faisait asseoir à la table du jardin et me proposait à boire, ce que j'acceptais volontiers. Gabriele avait une sœur, Louisa, qui était plus âgée que lui et qui vivait à Paris. Elle était venue passer quelques jours de vacances ici, avec eux.

Gabriele et son père revinrent quelques minutes plus tard avec un vélo.

- Voilà pour toi, me dit le père de Gabriele. Je me suis chargé de regonfler un peu les pneus et maintenant il est comme neuf !

- Merci beaucoup Monsieur, c'est vraiment gentil.

- Eh bien Laura, que dirais-tu de venir dîner chez nous ce soir, avant le feu d'artifice ?

Je me tournais vers Gabriele qui me souriait.

- Oh euh je ne voudrai pas m'imposer...

- Tu ne t'imposes pas du tout puisque c'est nous qui t'invitons ! dit le père de Gabriele.

- Bon c'est d'accord. Il faudra juste que je prévienne mes parents avant ce soir.

***

Arrivés en contre-bas du village, Gabriele posa son vélo dans l'herbe et m'indiqua de faire de même.

- Suis-moi, j'ai quelque chose à te montrer.

Devant nous, s'étendait un plan d'eau avec du monde autour. Rien à voir avec la rivière que j'avais découverte hier après-midi mais tout aussi joli.

Nous nous installions sur l'herbe. Gabriele avait pensé à prendre chez lui deux serviettes de bain pour qu'on puisse s'y asseoir.

- Alors ? fit-il.

- C'est très joli ! lui répondis-je.

- Donc comme ça tu n'étais jamais venue à Lucca auparavant ?

- Non, c'est le premier été que je passe ici. Mes parents ont hérité de la maison de ma grande tante du coup on est venus y passer quelques semaines le temps des vacances. Et toi, tu viens souvent ?

- Tous les ans, mon grand-père paternel vivait ici. Mon père est français.

- Et ta mère ?

- Ma mère est américaine. Ma sœur et moi sommes nés à New York.

𝚃𝚑𝚎 𝚜𝚖𝚎𝚕𝚕 𝚘𝚏 𝚝𝚑𝚎 𝚜𝚞𝚖𝚖𝚎𝚛Où les histoires vivent. Découvrez maintenant