Cela faisait bientôt une heure que j'étais assise sur le comptoir, fixant l'horloge, attendant que les aiguilles marquent midi. La pluie battante et l'orage qui grondait depuis neuf heures avaient vidé les rues ; les fleurs avaient perdu de leur éclat, et le café était presque désert. Un jour maussade pour une fleuriste.
Alors que je rangeais quelques bricoles éparpillées sur le comptoir, la sonnerie retentit.
« Une personne aurait osé braver la pluie pour acheter des fleurs ? Sérieusement... marmonnai-je.
Je me retournai pour accueillir le client... et mon sang se figea.
Lisa se tenait là, devant moi. Un pull blanc Fila trempé sur elle, ses longs cheveux roux dégoulinant sur ses épaules. Elle passa une main dans sa chevelure avant de me saluer timidement de la main. Nos regards se croisèrent et, l'instant d'un souffle, le monde disparut autour de nous.
Elle était là, malgré tout. Malgré le fait que je l'avais bloquée sur tous les réseaux, malgré ma décision de ne plus être la babysitter de Malcolm. Malgré tout ce que j'avais tenté pour l'éviter... elle était là.
*Flashback*
Ses lèvres avaient trouvé les miennes. Sa langue avait osé me demander l'accès à ma bouche. Soudain, je repris mes esprits et la repoussai violemment, lui faisant mal à l'épaule.
« Rosé ! » cria-t-elle, le regard étonné et blessé.
Je m'éloignai en courant, ignorant ses appels, mon cœur battant à tout rompre. J'avais besoin de fuir... de fuir ce que je ressentais. Parce que oui, je l'aimais. Lalisa Manoban. Je l'aimais plus que tout. Et pourtant, je devais renoncer. Je ne pouvais pas prendre le risque. Trop de barrières... mes parents, la société, tout. Et si je cédais... je risquais de tout perdre. Mais mon cœur hurlait le contraire.
« Rosé... il faut qu'on parle... »
Sa voix cristalline me ramena à la réalité. Mon visage était encore baissé, mais je sentis sa présence tout contre moi, sa respiration sur ma nuque, le battement frénétique de son cœur. Doucement, elle posa son index sous mon menton, relevant mon visage pour que nos yeux se rencontrent.
Combien de temps pourrais-je encore nier l'évidence ? J'aime Lisa. Je l'aime, tout simplement.
« Rosé... pourquoi tu me fais ça... » murmura-t-elle, au bord des larmes.
Sa main sur ma joue me fit frissonner. Je me blottis contre sa paume, laissant les larmes couler. La douleur de renier ses sentiments était insupportable... ne pas pouvoir crier le nom de l'être aimé, ne pas pouvoir céder...
« Rosé... je t'en prie, arrête de me repousser... »
Et alors je cédai. Je fondis en sanglots contre elle, serrant sa taille comme si elle allait disparaître. Lisa, bouleversée, se laissa faire, incapable de retenir ses propres larmes.
« Li... Lis... Lisa... » murmurai-je entre deux sanglots.
« Rosé... pourquoi... pourquoi tu me fuis... » sanglota-t-elle.
Je sentais son cœur battre irrégulièrement contre le mien, et pourtant, chaque battement m'apaisait. Après quelques minutes, Lisa posa ses bras autour de mes épaules et appuya sa tête contre la mienne.
« Rosé... je t'aime... » souffla-t-elle, sa voix douce se mêlant au tonnerre dehors.
Je relevai la tête, le visage trempé de larmes, et plongeai dans ses yeux. Elle me regardait comme si j'étais tout ce qu'elle possédait au monde.
« Je t'aime, Rosé... je t'aime et je ne sais faire que ça... »
Je tentai de parler, mais elle me coupa :
« Non, laisse-moi finir... Depuis que tu es entrée dans ma vie, tu as changé tellement de choses. En six mois, tu as fait de moi une meilleure personne. Tu m'as apporté tant de bonheur... »
Et puis, sans attendre, nos lèvres se scellèrent. Un baiser court, mais intense. Nos corps se rapprochèrent, effaçant des semaines de distance. Ses mains autour de ma taille, je souris à travers mes larmes.
Après quelques secondes, nous nous séparâmes, reprenant notre souffle. Elle rapprocha son visage du mien. Mais cette fois, c'est moi qui parlai :
« Moi aussi, Lisa... »
Elle s'arrêta, surprise, nos souffles se mêlant.
« Est-ce que tu... » murmura-t-elle.
« Je t'aime, Lisa... depuis que nos chemins se sont croisés, depuis que nos yeux se sont rencontrés. Je t'aime tellement... si tu savais à quel point je suis folle de toi. »
« Alors pourquoi tu m'as repoussée tout ce temps ? » demanda-t-elle, la voix tremblante.
« La peur... j'avais peur... de toi, de Jennie, de mes parents... j'avais peur... »
« Tu n'as plus à avoir peur. Je suis là, Rosé... et je serai toujours là. »
Ses mains trouvèrent mon visage. Elle m'embrassa tendrement. Et là, je compris que je ne pourrais jamais vivre sans elle. Ses lèvres, son odeur, sa chaleur, son corps... tout en elle m'appartenait.
« Je ne peux plus attendre... » soufflai-je.
« De quoi parles-tu ? » dit-elle avec un sourire malicieux.
« De passer ma vie à tes côtés. »
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Les dernières roses ...➤CHAELISA
Fanfiction" met moi des roses rouges s'il te plait Rosé" " T'a de la chance se sont les dernières..." "Les dernières ? " Prononça Lisa "Les dernières roses" " À croire que je suis arrivée a temps" "Oui, il faut croire ...."
