« Chaeyoung, viens m'aider s'il te plaît ! »
« J'arrive, maman ! »
Je dévalai les escaliers, refusant de faire attendre ma mère.
« Chaeng, occupe-toi de la dame au fond de la boutique, elle a l'air perdue. »
« J'y vais. » soupira l'adolescente.
Rosé s'avança vers la jeune femme qui hésitait devant les bouquets. Depuis toujours, la boutique de ses parents était sa seconde maison. Quand elle n'était pas à l'école, elle était ici, entourée de pétales et de parfums. Elle connaissait les fleurs comme on connaît des amies d'enfance : où elles poussaient, comment les faire vivre. Pourtant, son rêve n'avait pas la couleur du pollen, mais celle des projecteurs. À dix-sept ans, elle rêvait du rêve américain, de tapis rouges, de caméras braquées sur elle, de fans qui l'aimeraient pour sa voix. Elle rêvait grand. Elle rêvait loin. Plus loin que la Corée du Sud.
Quand elle eut terminé d'aider la cliente, elle sortit s'asseoir devant la boutique. Malgré ses promesses, elle sortit une cigarette de sa poche, l'alluma d'un geste habitué et la glissa entre ses lèvres. Le soleil déclinait lentement, enveloppant la rue d'or et de rose. Elle aimait travailler ici, mais ce n'était pas un vrai travail. Elle voulait gagner son propre argent, sans dépendre de sa famille.Une fois sa cigarette terminée, elle retourna à l'intérieur, chassée par le froid qui s'élevait. Elle monta à l'étage et se laissa tomber dans le fauteuil du petit salon que ses parents avaient aménagé. Parfois, ils ne pouvaient même pas rentrer manger à la maison, cet endroit était un refuge. Une seconde maison.
Rosé consulta son téléphone. Un message de Jennie l'attendait.
De Jendeukie :
« Hé bae, tu viens à la soirée de Kai demain soir ? »
À Jendeukie :
« J'sais pas, je vois avec mes parents et je te tiens au courant. »
De Jendeukie :
« Okay, mais tarde pas à répondre. »
À Jendeukie :
« Y aura de l'alcool ? »
De Jendeukie :
« À flot, babe. »
À Jendeukie :
« Je ferai tout pour les convaincre alors. »
De Jendeukie :
« Je compte sur toi. »
Rosé verrouilla son écran lorsqu'elle entendit quelqu'un monter les escaliers. Elle s'empressa d'ouvrir la fenêtre et toussa pour chasser la fumée encore accrochée à sa gorge.
« Rosé ? » appela la voix de son père.
« Oui papa ? »
« Comment avancent tes recherches pour un petit boulot ? »
« Ben... pour le moment, je n'ai pas de réponse... »
« Ne t'inquiète pas, mon cœur. Tu finiras par trouver. »
« Merci, papa. »
« On rentre à la maison, » dit sa mère.
« Oui, chérie, allons-y. Je suis exténué, » répondit son père.
Ils prirent la route et rentrèrent en moins de dix minutes. Les parents de Rosé, trop fatigués, allèrent se coucher sans manger. Elle, affamée, commanda des sushis avant d'aller prendre une douche. Quand le livreur arriva, elle installa sa nourriture dans le salon, chercha un film à la télévision et tomba sur Raiponce, son préféré. Elle migra vers le canapé, chanta en même temps que le personnage principal et se laissa emporter.
Ce ne fut qu'à la fin du film qu'elle remarqua une notification : un message des Manoban.
Des Manoban :
« Bonsoir mademoiselle Park. Mon mari et moi cherchons une baby-sitter pour notre petit garçon de six ans. Nous avons vu votre annonce. Demain soir, nous avons un dîner important et rentrerons tard. Si vous êtes toujours intéressée, contactez-nous avant demain soir. Bonne soirée. »
Un sourire éclaira son visage. Enfin, un travail. Mais l'excitation laissa place à une crispation : la soirée de Kai. Sa dernière soirée avant qu'il parte pour Londres. Son unique chance de le revoir avant son départ.
Elle soupira, puis répondit aux Manoban.
À Manoban :
« Bonsoir monsieur et madame Manoban. Merci d'avoir pensé à moi. C'est avec grand plaisir que je serai présente demain soir. »
Rosé éteignit son téléphone. La journée l'avait vidée. Elle éteignit la télévision, laissa les restes de son repas sur la table et monta dans sa chambre. Elle se glissa dans son lit chaud. En quelques minutes, la magnifique Rosé quitta le monde des vivants pour se laisser tomber dans les bras de Morphée.
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Les dernières roses ...➤CHAELISA
Fiksi Penggemar" met moi des roses rouges s'il te plait Rosé" " T'a de la chance se sont les dernières..." "Les dernières ? " Prononça Lisa "Les dernières roses" " À croire que je suis arrivée a temps" "Oui, il faut croire ...."
