Chapitre 2

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Komm, Süsser Tod.


Je ressens la vie, tel la perpétuelle agonie de Prométhée.

Hors des sentiers opaques et idyllique de Morphée,

J'aperçois mon dessein vacillé à l'ombres des temps

Et incertain, je m'engouffre peu à peu à l'antre du tourment.


Puis je marche sous une pluie gorgée de douleur

Pour oublier l'affliction et le chagrin qui tiraille mon cœur.

Et pourtant, cela ne m'empêche inlassablement d'écrire

Pour oublier cette réalité qui ne cesse de me faire mourir.


Cette réalité, où la noirceur s'est invitée à ma table,

Cette réalité... qui me semble être qu'une funeste fable,

Une rigide lance qui éventre de son fer, la douceur de l'éther,

Là où le prétendu paradis, n'a que faire de mon enfer.


Ce monde où le bonheur d'autrefois s'est muer en tristesse,

Un monde, qui a oublié les paisibles vents de la tendresse,

Qui a daigné croire que je ne suis qu'un frêle être humain,

À travers cette mosaïque que l'homme à bâti de ses propres mains.


Mais je continue hélas de vivre sous une blafarde lumière,

Ayant l'espoir qu'un jours je puisse en un éclaire

Remonter le temps, afin de m'ôter ce sinistre poids,

Car désormais, la culpabilité qui me galope est tout à moi...


Je ne peux aujourd'hui regretter le jours de ma naissance,

Ce jours si précieux où j'ai ouvert les yeux sur l'espace et l'existence,

Ce jours, où la vie m'a marqué de son âpre sort,

Ce jours, où à la fin, je hurlerai au monde : venez, douce mort... 

Clair-ObscurOù les histoires vivent. Découvrez maintenant