Disparition

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Pdv tp:

Cela faisait bien deux heures que j'attendais, j'avais eu le temps de prendre ma douche, de m'habiller de faire un peu de ménage  et même de faire un tour dehors. Bordel où est Dabi? Je lui avais envoyé plusieurs messages et avais même tenté de l'appeler à deux reprises or, je n'ai toujours aucunes réponses. Il m'énerve.

Je sais bien que je pense toujours trop, que j'imagine toujours le pire et que je m'emporte toujours pour un rien mais là il me gonfle vraiment. Est ce que je devrais m'inquiéter pour lui car il lui serai arriver quelque chose où est ce que je devrais le maudire pour me laisser seule après tout ce que l'on s'est dit hier ? Son petit mot n'était que du vent en fin de compte ...

Décidée à le retrouver pour lui remonter les bretelles je m'habillais et sortais de l'appartement de Dabi. Je me propulsais en hauteur pour avoir une vue plus large sur la ville. Et à vue d'œil il n'y avait pas de flammes bleues ni de gens qui hurlaient alors il ne devait pas être en plein combat, ce qui me ramène à mon intuition, il m'a bel et bien planté.

Paumes vers le bas, je me propulsais d'avantage, avançant de toit en toit espérant voir Dabi traîner dans une des ruelles sombres où il a l'habitude d'être. En plein vol, je sentis mon téléphone sonner dans ma poche et le sorti aussitôt pensant qu'il s'agissait du brun mais non, c'est plutôt mon amie blonde qui m'avait envoyé un s.o.s. Avec elle il pourrait s'agir d'une réelle urgence comme d'une de ses trouvailles vestimentaires.

De toute façon, cela fait presque vingt minutes que je cherche sans résultat et peu être qu'elle en saura un peu plus que moi alors autant aller la voir. Je regardais l'écran une dernière fois pour mémoriser la position de Toga et m'y propulsa à toute vitesse, évitant tout de même les rues trop fréquentées pour ne pas tomber par mes gardes sur un héros. Même si mon profil n'est pas aussi recherché que ceux des autres membres de l'alliance  je préfère me faire discrète et je ne pense pas qu'Aizawa aurait pu me balancer ou alors ça voudrait dire que tout ce qu'il m'a dit était faux et cette fois je n'aurai plus aucunes pitié pour lui.

Dix minutes plus tard j'étais arrivée devant un grand immeuble à la façade sale et mal entretenue, pile le genre d'endroit où aime traîner mon amie afin de voler  des identités au hasard. Une fois de nouveau au sol je m'avançais doucement, presque à pas de loup. Je n'avais pas entendu de bruits me signalant qu'un combat serai en cour mais je préfère prendre mes précaution et bien analyser la situation avant de m'engouffrer d'avantage dans le bâtiment.

Je montais précautionneusement les marches d'un grand escaliers en béton quand j'entendis un bruit, assez léger comme un simple frottement, mais j'avais la confirmation que je n'étais pas seule et préparait donc ma main en la chargeant d'électricité. Une fois arrivée en haut, je bondis à travers la seule porte ouverte de l'étage et sentant une présence derrière moi, me retournais pour asséner un coup potentiellement mortel si mon adversaire est simplet.

Ma main dû bloquée de justesse avant que je n'atteigne le visage de l'homme qui se tenait maintenant devant moi mais toujours dans l'ombre, m'empêchant de voir son visage.
-T'es qui toi et où est Toga.
-Tu ne m'as pas reconnu, tu me vexes là tp.
Je reconnu immédiatement la voix de Dabi et désactivais mon alter de ma paume. Heureusement que je n'avais pas électrifié tout mon bras sinon il aurai reçu une sacrée décharge...

Tandis qu'il lâchait mon bras je me reculais de quelque pas afin de le laisser sortir de la pénombre. Soudain, je me rappelais de pourquoi j'étais sortie de l'appartement.
-Qu'Est ce que tu fou ici, ça fait deux heures que je t'attend!
Son visage m'apparaissait enfin entièrement et un vague sentiment de soulagement était venu s'emparer de moi même si au fond de moi grondait toujours la colère qui m'avait faite venir jusque ici et à voir la satisfaction collé au visage ensorceleur de se foutu Dabi, je savais que tout ceci était prévu et que mon amie blonde était dans le coup. Je ne manquerais pas de lui faire savoir de ne plus recommencer. Bien sûr, je n'allais pas m'énerver contre elle, elle qui voulait tant nous voir ensemble depuis un moment déjà, je ne pouvais pas lui en vouloir d'avoir écouter Dabi pour monter ce plan absurde.
-Je préparait notre repas ma chère.

Je levais mes yeux au ciel, son ton était séduisant et plein d'audace mais cela ne me faisait ni chaud ni froid, ou presque. Même si j'aurais voulu l'ignorer j'avais tout de même senti mon cœur tressauter un instant, et même une seconde fois lorsque je l'avais vu se décaler pour me laisser apercevoir une table joliment dressée et d'où une odeur enivrante émanait. Mais j'étais en colère!

J'étais sensée l'être du moins...

Je le senti s'approcher de moi et le laissais me déposer un baiser sur la tempe et m'attraper au niveau des reins pour me conduire à cette fameuse table. Il est vrai que mon estomac me criais famine depuis déjà presque une heure et j'aurai voulu me précipiter sur l'un des plats qui dégageait la fabuleuse odeur qui me montait au nez mais j'attendais toujours une explication à la soudaine disparition de mon... copain? C'était encore étrange à se dire que nous étions en couple... et je ne l'avais jamais été avant ça mais de ce que je savais notre partenaire ne pouvait pas disparaître ainsi sans donner de nouvelles pendant une demi journée.

Sentant que je bouillonnais littéralement de lui poser toutes les questions qui me turlupinaient Dabi s'est soudain éclairci la voix et, me souriant timidement avant de prendre une aspiration de quoi, je suppose se donner du courage il entama:
-Je sais que t'es en colère, j'aurai du te répondre plus tôt.
Comme si il venait de raviver cette fameuse colère mon sourcille tressauta mais je me contenais pour le laisser continuer.
-Mais j'avais quelque chose d'important à faire et j'avais coupé mon portable puis, pour officialiser les choses je voulais te faire cette surprise. Même si tu as directement suscité de l'intérêt chez moi tp, j'ai jamais su comment te le dire mais je tiens beaucoup à toi, je veux vraiment être avec toi.

Surprise mais aussi heureuse de sa « déclaration » je sentais mon poul s'accélérer et mon cœur pulser un peu plus fort, et j'aurai voulu me lever et le serrer dans mes bras si seulement la vitre ne s'était pas brisée, laissant apparaître un héros...

DabiXreaderOù les histoires vivent. Découvrez maintenant