7. Plaisir inavoué

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Après le départ de la jeune princesse – enfin, « jeune » tout était relatif évidemment – Alefsen s'empressa de faire les préparatifs de leur départ. Le regard un peu vacant, le jeune esclave fixa son maître marcher dans tous les sens et mettre quelques vêtements en vrac dans un sac en cuir.

-Nous partons pour Xynéris. Lancelot a dit qu'il t'avait acheté là-bas, nous sommes à plus de 3 jours à cheval mais avec un portail magique ça sera rapide. Expliqua-t-il avec un sourire.

Alefsen prit le strict nécessaire, un peu de nourriture, de l'eau, des vêtements ainsi qu'un peu d'argent. Le voyage pouvait durée quelques jours tout comme plusieurs semaines. Le plus important était de retrouver rapidement l'ancien maître d'Edgar et par la même occasion lui offrir un cadeau des plus courtois. L'elfe farfouilla soudainement dans une vieille malle qui semblait ne pas avoir été ouverte depuis une vingtaine d'années. Elle était sculptée dans un bois massif sombre et les côtés avaient été forgés dans un métal acre qui laissait échapper une odeur rouillée. Alefsen se redressa finalement après quelques minutes avec plusieurs tissus ainsi que des objets spécifiques entre ses mains.

-Approche Edgar, je vais te faire porter une parure puisque nous sortons. Tu es très beau, à un tel point que ça me gênerait si les gens ne faisaient que t'observer dans les allées.

Le mage fit un signe à son esclave qui s'approcha doucement, la tête baissée. Il le fit s'assoir délicatement sur le lit en soie puis s'agenouilla face à lui en caressant sa nuque du bout du pouce dans un geste circulaire.

-Je percerais le mystère qui t'entoure et je te ravauderais. Je te le promets, Edgar. Murmura-t-il en déposant un doux baiser sur son bas-ventre.

Alefsen tendit sa main vers une tige argentée qu'il avait sortie de la malle. L'objet en question était long et mesurait approximativement une dizaine de centimètres. Contrairement ce à quoi on pouvait penser, elle était très fine et était surmontée simplement d'une petite boule argentée au bout relié à un anneau. Faites d'or blanc, elle semblait neuve et n'était pas très large.

-Je vais te mettre cette sonde d'accord ? J'aime voir mes esclaves sondés, être dans un état d'excitation permanent est un sentiment très grisant tu vas voir.

Sur ces mots, Alefsen glissa sa main le long des cuisses de son esclave et lui fit écarter les jambes. Il plongea ses yeux clairs dans les siens et lâcha un léger souffle sur le membre d'Edgar. La réaction fut quasi immédiate puisqu'un agréable frisson lui fit resserrer les cuisses d'excitation.

-Eh bien, il semblerait que ton corps soit redevenu réactif Edgar...~ Susurra le Ravaudeur.

Il n'y eut besoin que de quelques caresses pour que le jeune homme puisse porter la sonde. Alefsen enduisit sa main d'une huile translucide au reflet rosé puis approcha la sonde. Mais alors qu'il était sur le point de l'insérer, l'elfe senti les battements du cœur d'Edgar accélérer. Il s'arrêta alors aussitôt en reposant l'instrument sur le côté.

-Edgar, la sonde t'effraie ? Demanda-t-il en caressant sa joue.

Il y répondit par un léger hochement de tête. Qu'il avait été idiot... Sous prétexte qu'Edgar était un esclave brisé, Alefsen avait pensé qu'il était familier avec tout ça. Mais connaître ne voulait pas dire apprécier. Il se gifla alors mentalement avant de sourire et de passer sa main dans la chevelure brune du jeune humain.

-Nous allons y aller doucement dans ce cas. Est-ce que cela te va, si nous y allons petit à petit ? C'est une sonde en or blanc et imprégné de ma magie. Elle est courte et fine. Je t'assure qu'elle ne sera aucunement douloureuse. Commenta-t-il en allant chercher une seconde huile.

Chacune des lotions était faites à partir d'une fleur et de magie. Les elfes contrairement aux autres espèces avaient un lien spécial avec la nature. Ils étaient capables de ressentir l'énergie vitale mais aussi l'intention et l'utilité de chacune des plantes. Un peu plus tôt, l'huile qu'avait appliquée Alefsen était à base de cyclamen. Ces fleurs représentaient le plaisir...inavoué.
Il revint finalement avec une huile rouge, faîtes à base de gerbera. Celles-ci représentaient la tendresse et convenaient parfaitement à la situation. Il fit alors s'allonger Edgar et commença à le masser soigneusement pour bien faire pénétrer l'huile et ainsi le détendre. Une fois cela fait, il s'assit à ses côtés et lui fit tenir la sonde entre ses mains.

-Manipule là comme tu veux. Tu vois ? Elle est fine, légère et je t'assure que ça ne sera pas douloureux. Beaucoup d'esclave en porte et ce ne sera que pour la durée du voyage. Si elle te gêne vraiment, je te la retirerais quand nous serons seuls. Mais un esclave doit porter ce genre de choses ainsi que d'autres parures.

Edgar baissa ses yeux sur l'objet et la caressa du bout des doigts. Il avait vu ce genre de sonde auparavant mais elles étaient plus longues, plus grosses et surtout synonymes de douleurs. Dans ses souvenirs, c'était un passage qu'il détestait et qui ne le mettait pas en confiance. Il releva soudainement sa tête curieuse et regarda le torse d'Alefsen. Étrangement, cette sonde dégageait quelque chose de... Mielleux. De rassurant et... Edgar ne savait pas comment l'expliquer mais... Elle portait l'odeur d'Alefsen.

-Est-ce que tu veux que je la porte ? Si tu me vois la porter, tu verras que ce n'est pas douloureux... Proposa soudainement le Ravaudeur.

Après tout, ça ne le dérangeait pas. C'était même sûrement le meilleur moyen car ainsi, Edgar verrait qu'il n'y avait aucune raison d'avoir peur et de redouter de la porter. Le brun ne répondit pas à la proposition et resta perplexe. Alefsen prit alors les devant et déboutonna simplement le bas de son pantalon avant d'être interrompu par la main de son esclave.

Edgar vint se mettre à genoux face à Alefsen et se fraya un chemin entre ses cuisses. Il termina de lui-même de retirer les tissus que portait le Ravaudeur et déposa un tendre baiser sur son membre. L'elfe cachait bien son jeu puisque malgré son air doux et indifférent... Edgar ne le laissait pas de marbre. Loin, très loin de là même...

-E-Edgar, tu n'es pas... Mh, obligé. Souffla Alefsen dans un râle de plaisir.

L'humain semblait un peu borné et têtu car malgré les dires de son maître, Edgar glissa ses doigts fin et délicat autour de la virilité gorgée de sang du ravaudeur. Alefsen prenait de profonde respiration tout en ne lâchant pas un seul instant du regard sa chevelure brune. Comment un esclave, bien que brisé, pouvait être aussi désirable ? Têtu et entreprenant à la fois ?

Edgar ferma doucement ses yeux et vint accueillir le membre imposant de son maître entre ses lèvres rosées. Puis, il entama de lent va et vient accompagner des grognements lubriques que laissait échapper Alefsen. C'était... Chaud. Agréable et terriblement plaisant. Cela faisait des années que l'elfe n'avait pas eu le droit à ce genre de plaisir...
Inconsciemment, sa main se glissa dans la chevelure douce de son esclave et il l'intima de lever les yeux vers lui. La vision qu'Edgar lui offrit fut des plus érotiques... Le jeune homme était à genoux, cuisses écartées et évidemment totalement nu. À cause de la chaleur grimpante dans la pièce, de légères gouttes de sueur perlaient le long de son corps laiteux. Son visage quant à lui... était un pur appel à la luxure. Ses yeux étaient légèrement entrouverts, papillonnant dans un océan d'excitation et de concentration intense. Rien qu'à cela, on sentait la bonne volonté de l'esclave ainsi que son envie profonde et sincère de faire plaisir à son maître. Le tout accompagné d'un léger renflement au niveau de la joue, donnant un côté irrésistiblement érotique.

-E-Edgar, je suis assez... excité je pense. Je peux mettre la...l-la... sonde...mh. Murmura Alefsen en lui faisait relever la tête.

À cet instant, des pensées obscènes vinrent envahir son esprit. Le jeune humain avait levé la tête, le souffle haletant et les joues rosés. Alefsen se demandait parfois si... Si son esclave avait conscience de l'effet qu'il était capable de produire sur autrui. Il avala sa salive, se maudissant d'avoir de telle pensée et tourna la tête pour chercher la sonde dans un dernier effort de self-control.

Ce fut sans compter sur Edgar qui s'était brusquement redressé. L'humain entoura la nuque de l'elfe avec ses bras et vint s'assoir sur ses cuisses, caressant son fessier galbé contre la virilité aussi dur que de la roche d'Alefsen.

-J-Je veux... Articula l'esclave d'une voix suppliante.

Était-ce ça, le plaisir inavoué ?

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⏰ Dernière mise à jour : Aug 16, 2021 ⏰

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