14. Marché de noël

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Chapitre 14: Marché de noël





Point de vue: Bella.





Je ne sentais plus mes membres, la pièce était calme. Je ne recevais plus de coups, pourquoi, je ne sais pas. J'en profitai pour reculer, je reculais avec difficulté à chaque mouvement, j'avais mal. Je me mordais l'intérieur de mes joues pour ne pas crier. Je finis par percuter ce qui me semblait être le mur.

Je remontai mes jambes jusqu'à ma poitrine et mis ma tête dans mes bras. Je n'en pouvais plus je n'attendais plus que la fin. J'en avais marre de souffrir, ma vie était donc limitée à ça.

La souffrance ?!

C'était donc ça, la vie est limitée à me faire souffrir.

La lumière s'alluma, je relevai ma tête doucement. J'essayai de m'habituer à la lumière de la lampe. Je regardais partout dans la salle, que je reconnus immédiatement. Comment ne pas la reconnaître, c'était celle de Floyd.

Mes larmes voulaient couler, mais je ne voulais pas les laisser couler. Il m'a déjà vu pleurer, je ne veux pas qu'il me revoit dans cette un état. Il m'avait encore tapé. Allait-il continuer ? Je suis à bout, je n'en peux plus. Il faut que je rentre chez moi, je ne veux plus voir ce fils de pute.

Je me redressai avec beaucoup de difficulté et allai rapidement au vestiaire. Je pris mon sac, jetai la lettre, et courus en direction de la sortie. Une fois arrivée dehors, je soufflai un bon coup avant de courir en direction de chez moi.

Mon souffle était court, et faible. Plus je courais plus je manquais d'air mais je m'en foutais, plus tôt j'arriverais chez moi plus tôt je serais en sécurité. Si je fais une crise d'asthme, je n'aurais qu'à sortir ma ventoline qui est dans mon sac.

J'arrivai enfin chez moi, je fermai la porte à double tour. Et jetai mes affaires par terre, j'enlevai mes talons avec hargne. Puis partis en direction de la salle de bain, je regardai mon reflet dans le miroir. J'étais affreuse, mes cernes étaient tellement visibles. Le vert de mes yeux n'était plus présent, mes yeux étaient tout rouges. Mon mascara avait coulé, je regardai mes bras et le reste de mon corps.

Ils étaient remplie de bleus, et de griffures. J'enleva ma robe et rentrai dans la salle de bain. Je me douchai, je faisais attention à tous mes mouvements. Car à chaque faux mouvement j'avais mal, très mal. Après avoir fini ma douche, je mis juste mes sous-vêtements et un long t-shirt.

Je m'allongeais dans mon lit et m'endormie.

Plusieurs jours étaient passés depuis cette soirée. Mes journées et soirées étaient les mêmes, je travaillais et à chaque faux pas ou faute minimaliste Floyd me faisait souffrir par les coups. Même quand je ne faisais rien, il me battait, il inventait des prétextes. Les bleus s'accumulaient le long de mon corps. Il me tapait partout sauf au visage, sûrement pour pas que sa ne se voit.

Toutes ces soirées me faisaient énormément rappeler mon enfance. Quand mon père ou encore ses hommes me tapait ou violaient. Je vivais la même chose mais en moins pire. Puis ce que Floyd ne m'a fait aucun attouchement pour le moment, qui sait. C'est aussi moins grave puis ce que se n'est pas mon père qui me fait subir ses atrocités.

After the tearsOù les histoires vivent. Découvrez maintenant