Ce jour là en rentrant à la maison, une boule d'angoisse loge dans mon ventre. Avec appréhension je dépose mes clés sur le meuble dans l'entrée avant de me dévêtir de ma veste. Pourtant mon reflet devant le miroir me fait stoppé tout mouvement.
Je fixe les marques qui ont élus domicile sur mes bras. La couleur violacé me fait sursauté. Je reste là à les fixer pendant quelques minutes, n'ayant pas l'habitude. Mais pour ce genre de chose, doit-on en avoir l'habitude? Je passe mes doigts sur ma peau meurtri et retiens un cris de douleur.
Me voilà entrain d'en filer un haut à manche longue.
- Je suis rentré!
La voix de l'alpha me sors de mes pensées. Un coup d'œil par la fenêtre et je constate que la nuit à pris en otage les lieux. Plus sombre que lorsque je venais de rentrer. Je remarque également la pluie entrain de tomber, n'ayant même pas remarqué le son quelle produit.
Un soupire avant de descendre rejoindre le brun. En arrivant presque au bout des marches, je tombe sur l'alpha. Son casque de moto en main et toujours vêtu de sa veste en cuire. Cette dernière recouverte d'eau.
- Oh tu es là.
Je hoche la tête, le regard venant se perdre sur son cou. Sans un mot j'essuie la trace d'eau sur sa peau, à l'aide de la manche de mon haut. Je fixe sa pomme d'adam avant de dérivé sur sa mâchoire.
Le jeune homme se rapproche de mon corps, sa main me saisi le poignet. Son souffle s'échoue sur mon visage. Dans un geste calme et lent, il plonge son visage sur mon cou. Ma peau est prise en otage par ses dents. Je tressaille. Un frissons parcours mon corps tandis que je m'accroche au bras du jeune homme. Encore cette sensation étrange au creux du ventre.
- Leeir.
Lorsqu'il se recule sa main se perd dans mes cheveux.
- Je...Je..Leeir.
Ce dernier ne m'écoute pas et presse ses lèvres contre les miennes. Je reste ébahi durant quelques secondes avant de finir par suivre le mouvement. C'est doux. Extrêmement doux.
- Qu'est-ce qu'il y'a? Tu semble pensif et...perdu.
Je secoue la tête.
- Je vais bien. Juste la fatigue après avoir énormément travaillé.
Il apporte ma main à ses lèvres et y dépose un baisé.
-Sûr?
Hochement de tête.
- Tu devrais aller prendre une douche, tu risques d'attraper froid si tu reste ainsi.
Une caresse sur ma joue me fais sourire. Il dépose un dernier baisé sur ma tempe puis monte les marches.
Tremblant je m'accroche au mûr. Incapable de pouvoir réfléchir et prendre une décision.
Que suis-je supposé faire?
La sonnerie de mon téléphone me fait arrêter de cogiter quelques instants. Néanmoins le nom de mon correspondant me fait hésiter à répondre, j'éteins le téléphone. Avec un grand regret. Un coup d'œil à l'heure et je me dis que j'ai encore le temps. Pourtant ça ne m'aide pas.
Ne supportant plus le son du mobile dans un geste irréfléchi je jette rageusement l'objet au travers de la pièce. Le bruit qui envahi les lieux m'indique qu'un objet en verre vient de se casser. Je me précipite vers la source du son pour constater les dégâts.
- Aïe!
La douleur me fais lâcher un cris. Mes yeux se posent sur le cadre photo et mon cœur rate un battement. Je m'empresse de prendre la photo pour la poser sur la table à côté. S'il y'a bien une chose que je sais de mon Alpha, à part qu'il affection le café noir, c'est qu'il tient énormément aux souvenirs lié à sa mère. Je ne pense pas que casser un de ces derniers lui plaise.
- Tout vas bien?!
En relevant la tête je tombe sur la vision de Leeir, un sous-vêtement sur lui et les cheveux dégoulinant d'eau. J'oublie vite ma tâche et me couvre les yeux de mes mains. Un sentiment de gêne à cette vision.
- Mais putain qu'est-ce que tu as foutu?
En l'entendant se rapproché rapidement je serre les dents. Me voilà bien dans les ennuis.
- Je suis désolé! Je ne voulais pas le casser et...Et la photo va bien. Je t'acheterai un autre cadre. Désolé.
- Ne bouge pas. Putain, en quelques minutes et te voilà déjà blessé et recouvert de sang.
Mes bras sont tirés vers l'avant. Mes mains se retrouvent inspecter de chaque côté. Puis ses yeux découvre l'état de mes pieds. Une chose et sûr, je n'ai jamais vu l'alpha autant perdu et apeuré. C'est une vision extrêmement troublant.
- Aslan, accroche toi à moi.
- Que veux-tu dire par...
Sans beaucoup d'effort de sa part, le brun passe ses bras autour de mon corps et me porte. Sa peau encore humide est vite tâché lorsque mes doigts s'accroche à lui. J'écarquille les yeux.
- Du sang!
- Bah dit donc tu n'es pas rapide à la détente toi.
- Leeir...
- Ne bouge pas. Ce n'est pas le moment de m'énerver.
Il nous éloigne des morceaux de verres et nous emmener à l'étage. Mes bras sur ses épaules et mes jambes enroulé autour de ses hanches. Dans la salle de bain, il me dépose sur le meuble et inspect mes pieds. Je l'observe se saisir d'une boîte dans l'un des tiroirs et s'agenouiller.
- Je peux le faire tout seul...
Un regard vers moi et je me tais. Les gestes du jeune homme sont lents et attentionné. Après avoir bandé mes pied, il se relève. Les mêmes gestes sur mes mains puis il se saisi du bas de mon haut.
- Non!
L'incompréhension se peint sur son visage. Malgré la douleur, je tiens ses poignées.
- Il est recouvert de sang, tu dois l'enlever.
Je secoue la tête. En le voyant soupirer en fermant les yeux, je sais l'avoir contrarié.
- Je te laisse prendre une douche. Je vais aller ramassé les morceaux en bas pour éviter plus de dégâts.
- D'accord. Je suis encore...
- Arrête de t'excuser. Tu m'appelle si tu as besoin d'aide. Okay?
Pourtant je ne lâche pas ses poignées. Il m'offre un regard interrogateur. Lentement, je me rapproche de son visage. Lorsque je ne décèle aucun mouvement de recule, mes lèvres trouvent les siennes. Juste un simple contact, sans en faire trop mais assez pour chamboulé le jeune homme, apparemment. Le rouge qui colore ses joues m'indique une gêne de sa part. Il s'empresse de sortir de la pièce et me laisse seul.
Un rire nerveux de ma part en réponse à sa réaction. Sérieusement? Après toutes ses échanges, c'est ce simple action de ma part qui le gêne?
Leeir, tu es vraiment une énigme.
Dans l'obscurité, la pression sur mon corps me fais grogner de mécontentement.
Mes mouvements sont restreints par la prise autour de moi. Je cligne des yeux pour m'habituer à la faible luminosité de la pièce. Mon regard se porte sur le jeune homme face à moi, les yeux fermés, dont la respiration calme et régulière indique qu'il dort.
Ce n'es qu'en voulant regarder l'horloge sur le mure que je remarque nos jambes emmêlés. Néanmoins je ne suis pas en reste étant donné que j'ai mes deux bras qui l'étreint également. Après quelques tentatives de me séparer de son emprise je finis par réussir à m'extraire.
Vingt-trois heures.
À côté de moi, une main tapote le lit à la recherche de quelque chose. Lorsqu'elle atteint la mienne sur le matelas, elle l'étrein. Et le corps arrête de s'agiter.
Encore un regard vers l'heure affichée. Si je dois prendre une décision c'est maintenant ou jamais. Je sais que dans cette histoire, qu'importe ma décision, une personne souffrira.
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Étreins Ta Solitude
Sonstigesjeune Omega et frère de l'Alpha, Aslan ne pensais pas que sa vie changerai de cette manière. Au détour d'une rencontre, d'une négociation il voit sa vie basculer vers un avenir incertain. Il n'aurait jamais pensé que son frère, sa seule famille le s...