Au vu de son état, est-ce qu'on peut vraiment parler de "survivant" ? Il ne ressemble presque pas à un humain, se rapprochant plus du cadavre ambulant avec quelques morceaux de tissus déchirés pour cacher sa peau.
Piret : Alors vous les avez vu mourir ?
Inconnu : Oui...
Il s'avance en boitant, le dos courbé, se dirigeant vers la pile de vêtements appartenant à ses soi-disant anciens compagnons dans laquelle il se met à fouiller.
Inconnu : Ils se sont tous fait tuer par la Marque.
Hayle : La Marque ?
Inconnu : Celle qui est dessinée sur le papier.
Je baisse la tête et observe à nouveau la page comportant le dessin et la mention "c'est elle".
Alea : Comment une marque peut tuer ?
J'ai beau l'observer encore et encore, sous tous ses angles, mais rien ne me saute aux yeux. Ça ne reste qu'un symbole sur un bout de papier.
Inconnu : C'est ce qu'elle engendre qui tue.
Alea : Quoi ?
Inconnu : Je n'ai jamais su ce qu'ils ont vu après avoir été marqué, mais, au vu de leurs cris et de la manière dont ils convulsaient... C'est... Non, je pense qu'aucun mot n'arriverait à décrire ce qu'ils ont vu.
Bret : Et où sont passés leurs corps ?
On se tourne tous vers Bret qui se tient debout devant la pile de vêtements, prêtant attention à une tâche de sang présente sur une botte qu'il tient entre ses mains.
Inconnu : Je n'ai jamais su exactement... Je me suis terrer dans mon trou pendant un long moment, n'osant pas sortir... J'ai eu peur en les voyant comme ça.
Il relève la tête de la pile pour nous balayer du regard, un par un.
Piret : Putain...
Inconnu : Dites, depuis combien de temps suis-je ici ?
Je lève la tête vers cette source de lumière indescriptible qui est au-dessus de nos têtes. Maintenant que j'y pense, la nuit n'est jamais tombée depuis que je suis ici et, bizarrement, j'ai comme l'impression qu'elle ne viendra jamais... Il n'y a que ce plafond lumineux.
Inconnu : Hum, je suppose que vous venez d'arriver si aucun d'entre vous ne sait répondre à ma question... Continuez cette route et vous trouverez d'autres traces de civilisation.
Il pointe alors la suite du chemin creusé dans la roche bordant le ravin.
Inconnu : Il y a une cité construite par les humains non loin de là, vous y trouverez sûrement du réconfort.
Alea : Des humains ?
Hayle : Vous n'y allez pas ?
Inconnu : Non, je préfère rester ici.
Il fait demi-tour et se remet en direction de son terrier.
Piret : Hé !
Inconnu : Désolé mais je n'ai plus rien à vous dire.
Sans s'arrêter il se rapproche le trou fait dans la falaise dont il venait initialement, puis utilise toutes ses forces pour grimper et disparaître en s'y enfonçant.
Hayle : Qu'est ce qui lui prend ?
Piret : Tu l'a sûrement contrarié. Enfin bon, maintenant on sait où aller.
Hayle : Attends Piret, tu veux vraiment rejoindre cette "cité" ?
Piret : Est ce qu'on a d'autres choix ?
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Onigard : La Pyramide de Dieu
Fantasy'Comment aurais-tu réagirais si tu apprenais que ta mère t'avait menti depuis le début ?' Alors que la chute de l'humanité approche, Alea Nosk et d'autres aventuriers se lancent dans l'exploration de la 'Pyramide de Dieu', une structure étrange dont...
