Chapitre 27

11 1 0
                                        

La nuit est passée et la forêt baigne de nouveau dans la lumière pendant que les cigales reprennent leur champ. Bret, accroupi près de Mady, essaye de la réveiller en la secouant gentiment.

Bret : Mady.

Je ne peux pas m'empêcher de lâcher un petit sourire en la voyant dormir profondément à même l'herbe. Elle n'a jamais été habituée à un tel effort, bloqué au sein d'Asha.

Mady Hmmmm... On doit encore marcher ?

Bret : Oui.

Elle se réveille lentement, se frottant en même temps les yeux.

Bret : Prépare tes affaires, on va y aller.

Je jette un rapide coup d'oeil aux restes encore chauds du feu de camp avant de donner un dernier coup de pied pour éteindre les quelques braises qui persistent.

Bret : Alea.

Alea : Oui ?

Bret : Tu peux monter voir la faille ?

Alea : Pas de soucis.

Je m'avance près d'un arbre qui me paraît gigantesque d'en bas, surpassant tous les autres. Plus je le regarde et plus j'ai l'impression que sa cime touche ce faux ciel. Je me prépare, attrape la première branche qui s'offre à moi puis entame mon ascension, montant branche après branche. Je continue à grimper jusqu'à dépasser les autres arbres et enfin voir les murs de roche qui nous entourent.

Alea : Alors, la faille...

Après un moment à tourner la tête, je l'aperçois au loin.

Alea : Parfait !

Alors que j'allais entamer la descente, je m'arrête. La tête vers le ciel, j'entends le sommet qui m'appelle, me forçant rebrousser chemin pour grimper les quelques branches restantes. Une fois en haut, je tends la main pour essayer de toucher ne serait-ce qu'une seule fois le ciel rocheux mais je n'y arrive pas. Je le sens, il est à ma portée mais je n'arrive pas à dépasser les quelques centimètres qui nous séparent.

Bret : Alea !

Je baisse la tête et ils sont là, près des restes du camp, à me faire des signes pour me dire de descendre.

Alea : Oui, j'arrive !

Bon, ce sera pour une autre fois... Lentement, je reprends le chemin que j'avais pris initialement, toujours la tête baissée pour ne pas rater une branche. Je lance encore un coup d'oeil vers le camp quand une question me traverse l'esprit.


Il y avait bien quelqu'un qui parlait avec nous hier soir ?


Mady : Oui, il nous suit depuis Asha.

Alea : Vous le saviez ?

On reste toutes les deux assises là, au pied d'une paroi rocheuse d'une vingtaine ou trentaine de mètres de haut en plein milieu de la forêt, nous bloquant ainsi dans notre chemin vers la faille.

Alea : Et vous m'avez rien dit ?

En même temps, je regarde le sommet de cette paroi qui nous coupe dans notre avancée vers la faille, chose qui ne semblait pas être là quand j'étais monté au sommet de l'arbre.

Mady : Ah ? Tu savais pas ?

Alea : Bah non.

Je regarde des deux côtés, espérant que Bret revienne nous voir avec une bonne nouvelle, pour nous annoncer qu'il a trouvé un moyen de contourner ce mur.

Onigard : La Pyramide de DieuDes histoires addictives. Découvrez maintenant