Chapitre 9

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"Mon dieu, Akaashi, je suis vraiment désolé !"

De retour dans la chambre de Bokuto, le plus grand s'excusa immédiatement. Il plaça ses mains devant son visage et s'inclina devant le passeur.

Il avait terriblement honte du comportement de ses sœurs, notamment Rina qui avait suggéré une potentielle relation autre qu'amicale entre le passeur et lui.

"Je sais que ma famille peut paraître un peu étrange et poser des questions indiscrètes. Je ne voulais surtout pas que mes sœurs te mettent mal à l'aise, alors même que tu viens manger ici pour la première fois ! J'espère que tu ne leur en veux pas ! Les jumelles sont jeunes elles disent ce qu'il leur passe par la tête, et Rina adore embêter les gens, alors elle a profité du fait que tu sois là pour—"

"Bokuto-san."

Bokuto sursauta en sentant la main d'Akaashi se poser sur son bras. Il se redressa à l'entente de son nom. Le noiraud ancra son regard dans le sien, ce qui le fit immédiatement cesser de parler.

"Ne t'excuse pas. D'abord, ce n'est pas de ta faute, tu ne peux pas contrôler ce qu'elles disent. Mais ça ne me dérange pas qu'elles me posent des questions, au contraire j'apprécie beaucoup parler avec elles."

"Tu es sûr ?"

"Mais oui, ne t'inquiète pas."

À ces mots, Akaashi lui offrit l'un de ses rares sourires, ceux qui le rendaient aux yeux de Bokuto encore plus beau qu'il ne l'était déjà.

C'en fut trop pour le grisé. Il fit un pas en avant, glissa ses mains derrière Akaashi et l'attira à lui dans une étreinte qui se voulait douce mais ferme.

"Bokuto-san !" s'écria le noiraud, surpris.

Oh mon dieu, pensa-t-il.

Bokuto posa une main entre les omoplates d'Akaashi, et l'autre en bas de son dos. Il le serra un peu plus fort contre lui, ignorant son appel. Il ne voulait pas le lâcher, il ne pouvait pas. Son corps réclamait la présence de celui du plus jeune, il était incapable de l'en empêcher. Il laissa reposer sa tête sur l'épaule crispée d'Akaashi. Il sentait ses boucles noires lui chatouiller le visage et son parfum dans ses narines. Il sentait tellement bon, et ses cheveux étaient si doux...

Je l'aime ! criait-il intérieurement.

Il crevait d'amour pour lui, il le voyait à présent. Il prenait conscience que ses sentiments pour le passeur n'étaient pas de l'admiration ou de l'amitié, loin de là. Il sentait son cœur battre tellement fort dans sa poitrine que c'en était douloureux. C'était bête, mais maintenant il en était sûr, il l'aimait et il aurait un mal fou à le cacher.

Je ne sais même pas si je vais seulement réussir à te lâcher, pensa-t-il, alors qu'il se sentait serrer Akaashi encore un peu plus.

Ne me lâche pas...

Akaashi enroula ses bras autour du cou du grisé. Son corps était était électrique, un frisson parcourait la colonne vertébrale du noiraud à chacun des mouvements de Bokuto. Il sentait son souffle chaud dans son cou, et la chaleur du corps du capitaine contre le sien qui le réchauffait de la tête au pied. Une sensation délicieuse s'installa en lui, un sentiment de sécurité immense et de joie infinie. Son corps se décontractait au fur et à mesure qu'il se détendait. Il glissa une main dans les cheveux de Bokuto, invitant le grisé à se blottir un peu plus contre lui. Il enroula quelques mèches autour de ses doigts, s'amusant à jouer avec les cheveux bicolores du capitaine. Avec sa main libre, il frotta doucement son dos en dessinant des cercles, de la même manière que s'il voulait réconforter quelqu'un.

Flowers Never Stop GrowingOù les histoires vivent. Découvrez maintenant