Épilogue

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"Keiji, t'es où ?"

"J'arrive !"

Akaashi se dirigea en trottinant vers l'entrée de l'appartement. Hideki l'y attendait, des cartons à ses pieds.

"Je les descends ou on attend ?"

"Mets-les au moins dehors, ça fera de la place. Je finis de fermer les derniers, j'arrive t'aider," dit Akaashi avant de retourner aussitôt dans sa chambre.

La pièce avait bien changé depuis son arrivée chez Hideki. Les murs d'ordinaire recouverts de photos imprimées étaient maintenant vides, uniquement protégés par leur peinture grise. Le lit d'Akaashi était fait, les draps lisses étaient maintenus en place par le matelas sous lequel ils étaient coincés. Seuls un carnet et un pot à crayons habillaient son pauvre bureau en bois, et la plupart des étagères avaient été vidées de leurs décorations. Il faisait frais, la fenêtre ouverte laissait l'air circuler et la lumière illuminer la chambre. Des cartons étaient posés partout dans la pièce, contenant livres, affiches, vêtements, même des peluches et d'anciens cahiers du lycée.

Akaashi s'accroupit par terre et attrapa le scotch qui traînait au sol. Il reprit sa tâche qui était de fermer toutes les boîtes après vérification de leur contenu.

"Il arrive quand déjà Kōtarō ?!" hurla Hideki à l'autre bout de la demeure.

"Dans une heure, il s'occupe de ses affaires pour l'instant !"

"Je descends les premiers cartons, amène les autres dans l'entrée !"

Akaashi se hâta de finir ce qu'il avait commencé. Puis, il transporta les fameux cartons devant la porte d'entrée. Il se garda de déplacer les livres en premier ; vu le poids qu'ils pesaient il aurait sans doute bien du mal à les amener à bon port.

C'était l'effervescence. Le noiraud et son père enchaînaient les allers-retours entre l'entrée de l'immeuble et l'appartement, transportant avec plus ou moins de mal les cartons jusqu'en bas.

La perspective de déménager effrayait un peu Akaashi, alors il se rassurait comme il pouvait en se disant qu'il ne serait pas seul.

Le noiraud s'apprêtait à descendre un carton de livres. Il tenta de l'attraper par les côtés mais fut incapable de le soulever de terre. Il glissa alors ses mains sous la boîte et la serra comme il le pouvait contre lui. Il lui fallut mettre toute sa force pour réussir à se redresser en portant le carton, qu'il appuya ensuite sur son genou afin de reposer ses bras.

"Besoin d'aide ?" lui glissa une voix pleine de malice à l'oreille.

Bokuto lui prit lui la boîte des mains et la tint dans ses bras. Akaashi fit la moue.

"Comment t'arrives à porter ce truc aussi facilement ?"

En effet, la même tâche qui avait demandé tant d'efforts au noiraud ne semblait pas fatiguer le moins du monde le plus grand qui souriait en tenant le carton.

"C'est pas si lourd que ça..." marmonna Bokuto en haussant les épaules.

Akaashi lui jeta un regard désabusé. Le grisé rigola devant l'expression hébétée de son petit ami.

"Ok, c'est pas tout léger, mais ça va !" s'esclaffa-t-il. "Je descends, tu viens ?"

Il sortit de l'appartement et transporta le carton au rez-de-chaussée, suivi par Akaashi qui s'occupait d'une autre boîte — moins lourde.

Une fois tous les cartons en bas de l'immeuble, ils les sortirent dans la rue et les transportèrent vers une camionnette garée juste en face. Une vingtaine de minutes plus tard, ils avaient fini leur besogne et étaient de retour chez Hideki.

Flowers Never Stop GrowingOù les histoires vivent. Découvrez maintenant