À son réveil, Akaashi fut accueilli par une douce chaleur qui lui enveloppa le corps. Le noiraud, proche de s'assoupir à nouveau — la sensation, divine, lui donnait envie de replonger dans le monde des rêves — entrouvrit difficilement les yeux.
"Coucou toi," dit Bokuto.
Il lui offrit un tendre sourire. Le noiraud tourna la tête pour le regarder, les yeux plissés à cause de la lumière du jour qui l'agressait.
"Bien dormi ?" s'esclaffa le grisé en constatant son expression assoupie.
"Mmh..."
Akaashi laissa sa tête retomber sur le côté et se blottit contre lui. Bokuto rigola en l'attirant vers l'avant. Akaashi enroula ses bras autour du coup de son amour.
"Tu vois, dormir sur quelqu'un c'est génial !"
"Il est quelle heure ?" demanda-t-il, ignorant la remarque.
"Tu changes de sujet, là ! Enfin, il doit être environ quatre heure."
"J'ai faim," marmonna Akaashi.
Comme pour accompagner ses propos, le ventre du noiraud se mit à gronder, ce qui amusa le plus grand.
"Allez, on va te trouver quelque chose à manger !"
Bokuto se débrouilla pour se lever, Akaashi pendu à son cou. Il attrapa le noiraud par les cuisses et réussit à se lever en le portant.
Ils sortirent de la chambre et descendirent les escaliers pour rejoindre la cuisine. Bokuto posa Akaashi, qui s'assit sur un tabouret et mit sa tête dans ses bras croisés sur le plan de travail.
"Il est quelle heure... seize heures trente-huit. Mouais..." marmonna Bokuto devant le réfrigérateur. "Sucré ou salé ?" demanda-t-il au plus petit.
"Salé ?"
"C'est parti !"
Le grisé sortit une boîte d'œufs du frigidaire, décidé à préparer une omelette. Il trouva dans les tiroirs poêle, assiette et couverts, puis, ayant tout les ustensiles nécessaires, s'installa au fourneau et se mit à l'œuvre. Il cassa plusieurs œufs dans la poêle posée sur une plaque de cuisson, et mélangea le tout avant de laisser chauffer, sans oublier de surveiller régulièrement la cuisson.
Akaashi le regardait faire, subjugué par le plus grand qui s'affairait devant lui. Ses gestes étaient assurés, et le noiraud prenait grand plaisir à observer les muscles de son dos qui roulaient sous sa peau à chacun de ses mouvements.
C'est alors que, telle une révélation, les souvenirs de la veille resurgirent dans l'esprit d'Akaashi. Il écarquilla les yeux. Mon dieu, il avait tout déballé. Il avait parlé de sa mère, Bokuto l'avait vu pleurer et s'était occupé de sa blessure, il avait avoué au plus grand qu'il l'aimait...
Oh misère, j'ai fait tout ce que je voulais éviter à tout prix.
Perdu dans ses pensées qui s'étaient destinées à lui mettre toujours plus la honte, il n'entendit pas Bokuto s'installer à côté de lui.
"La vue te plaît ?" plaisanta-t-il en voyant le regard du noiraud posé là où il se trouvait quelques secondes auparavant.
Akaashi rougit, gêné d'avoir été pris en flagrant délit. Il attrapa les couverts que Bokuto lui tendait et entreprit de manger pour éviter de lui répondre. Le grisé ricana.
"Si tu dis rien, je prends ça pour un oui... C'est bon ?" demanda-t-il.
Akaashi acquiesça, la bouche pleine. Bokuto sourit. Il lui vola sa fourchette des mains et prit un morceau d'omelette.
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Flowers Never Stop Growing
FanfictionUne rencontre due au hasard. D'un côté, Bokuto Kōtarō, sportif enjoué au sourire rayonnant. De l'autre, Akaashi Keiji, plus réservé mais attirant. Deux coéquipiers, entre qui une complicité n'attend que de se développer. L'histoire d'une amitié na...
