16 : Une cohabitation forcée...

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Nous sommes désormais à l'intérieur de l'aéroport, nos corps sont passés au scanner sans problème, maintenant vient le moment pour nos sacs...

Je sais qu'Alec détient un sac contenant des armes, si on se fait arrêter par la police on va finir au commissariat.
Une enquête va être ouverte, et les autres pourront nous repérer et nous tuer directement dans notre cellule !

Quand le tour du sac d'Alec vient pour passer au scan, mon cœur s'arrête une fraction de seconde. empêchant toute filtration d'air.

Le monsieur de la sécurité et Alec échangent un lourd regard, jusqu'à ce que je le vois passer sans problème comment a t-il fait ?
Je crois que je préfère ne pas savoir.

Nous avons fait valider nos billets et nos passeports, je rectifie, nos faux passeports qui sont passés sans encombre.

Voyager avec deux faux passeports, c'est quelque chose de courant n'est-ce pas ?

Non, à part pour les criminels.

Une fois dans l'avion, je me presse d'aller m'asseoir sur mon siège me plaçant le plus loin possible d'Alec.

Le vol qui nous attend risque d'être très long, et je préfère limiter les ondes négatives autour de moi, qui me rappellent dans quel cauchemar je suis piégé.

Mais malheureusement, ce fut de courte durée, car l'antagoniste de mon cauchemar décide de s'asseoir, juste en face de moi.

C'est quoi cet avion nom de Dieu ?!
C'est pas censé être les uns derrière les autres, normalement ?

Sentant la pesanteur de son regard me jauger, je préfère tourner la tête pour me concentrer sur le moment du décollage.

Je me remercie intérieurement de m'être placé côté fenêtre.

**

Voilà maintenant environ deux heures que nous sommes dans les airs.

Deux heures que je me bats contre mon esprit, en m'efforçant d'ignorer mes pensées, ces flashbacks qui me reviennent, me rappelant dans quelle situation je suis.

Mais surtout, je me dois de garder la main sur mes émotions pour ne pas sombrer.

Le contrôle.
La survie.
Le déni.

Je saisis un vieux magazine pour m'occuper les mains tout en observant Alec.

Il est en train de dormir, en le voyant les yeux fermés avec cette gueule d'ange, on serait à mille lieues de s'imaginer quel putain de psychopathe, meurtrier, criminel il est.

Il est nettement plus agréable et paisible une fois endormi.

Muni de son T-shirt noir qui met en évidence sa musculature, en y réfléchissant je ne l'ai jamais vu avec d'autres couleurs de vêtements que dans les tons sombres, voire que du noir.

Je ne peux pas lui faire de remarques, puisque ma garde-robe en est remplie.

Certaines personnes disent que le noir n'est pas signe de vie, mais personne ne vit réellement, nous sommes tous en train de survivre à différents niveaux.

Je sens l'avion se faire secouer par les turbulences.

Une part de moi apprécie beaucoup ce petit moment où on peut voir tous les passagers paniquer par peur que l'avion s'écrase.

Suis-je un monstre qui me délecte de leur peur ?

L'homme qui est assis sur ma gauche, sur lequel mon regard ne s'était pas penché une seule fois, attire mon attention lorsque le bruit répétitif d'un clic de stylo me rappelle sa présence.

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