12 : Une sombre organisation...

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Nous venons d'arriver à l'adresse indiquée par le GPS.

Je reste perplexe devant ce grand bâtiment qui ressemble à une usine abandonnée. L'endroit est plutôt isolé et ne donne pas vraiment envie d'y entrer.

Ça ne peut pas être le point de rendez-vous ?

Mes yeux fixent la devanture, en sentant une sorte de malaise gonfler dans mon estomac, c'est comme si toutes ces mauvaises impressions que j'ai eus ces derniers jours me mettaient en alerte.

Maintenant.

- Mec, tu es sûr que c'est la bonne adresse ? Demande Rebeka perplexe, rompant le lourd silence, qui commençait à devenir étouffant.

- Oui, c'est bien la bonne adresse !

J'observe Rebeka se mordre la lèvre, en continuant de dévisager les lieux.
Quant à Simon, il passe sa main sur sa mâchoire avec cet air pensif, plus aucun de nous n'est vraiment sûr d'où nous avons atterri.

Je les ai pratiquement traînés de force jusqu'ici, dans cet endroit qui ressemble à un labo d'amphétamines.

Je me laisse convaincre qu'il suffirait simplement de sonner pour en avoir la certitude.

De l'extérieur ça n'inspire pas vraiment confiance, mais peut-être qu'à l'intérieur, c'est une tout autre histoire ?

Et pourtant, mes satanés jambes sont incapables d'avancer.

- Alma qu'est-ce qui t'arrive ?

- Je sais pas... j'ai un mauvais pressentiment, je déclare, en les regardant avec hésitation.

- Qu'est-ce que tu racontes ? Ça fait un mois que tu nous parles de ce rendez-vous ? Rétorque Simon avec incompréhension.

- Il a raison Alma, on a fait une heure de route, au pire on sonne et après on verra si c'est le bon endroit ? Propose Rebeka à son tour, partageant le même avis que Simon.

Je reste stoïque en massant mes tempes, comprenant qu'ils ne voudront pas faire demi-tour sans avoir vérifié si c'est ou non le bon endroit.

Mais le pire dans tout ça, c'est que je peux pas les blâmer, puisque ça fait pratiquement un mois que je leur fais chier en parlant à longueur de journée de ce don de sang.

- D'accord, je finis par acquiescer, pour éviter des reproches, jusqu'à ce que le monde découvre le contenu de la lettre qu'a laissée la reine d'Angleterre.

Je m'approche lentement de la porte, puis au moment où mes doigts pressent la sonnette, mon corps se raidit, laissant des fourmillements me parcourir.

La possibilité de faire marche arrière s'efface lorsque la porte s'ouvre brusquement, laissant apparaître un homme au crâne rasé avec un très large gabarit.

C'est le moins que l'on puisse dire que ce soit en taille ou bien en corpulence, il a l'air d'être un agent de sécurité.

- Vous avez rendez-vous ? Nous demande ce dernier avec un accent.

- Oui, confirmé-je, en lui tendant la carte où sont inscrites la date et l'heure du rendez-vous.

Il se décale sur la droite pour nous ouvrir le passage, mes yeux s'étalent sur la pièce gigantesque, où j'aperçois une vingtaine de personnes assises sur des chaises.

C'est bien le bon endroit.
Et pourtant, rien ne change dans mon corps.

Il y a même des enfants qui accompagnent leurs parents. En analysant la salle, je peux constater que les lieux ne sont pas les plus propres que j'ai pu voir.

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