54 : Me perdre en enfer...

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Tic tac...
Vous n'avez pas idée à quel point cette histoire consume mon quotidien, au sens propre du terme.

À propos du chapitre qui va suivre.

J'espère que vous avez le cœur solide. 

Je le répète.

Blood Fragments est destiné à un public averti, MAJEUR et vacciné contre ma folie.

Un homme + Xilman + un couteau =...

Bonne lecture...
Ou pas...

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Alma

Voilà à peine quelques heures que nous avons signé un traité de paix, et nous revoilà, en plein milieu de ce qui nous consume le plus.

Notre folie mutuelle.

Mon cœur pulse à mille à l'heure, et pourtant je devrais être habituée à ses jeux tordus, à ses comportements qui stipuleraient de réunir les meilleurs psychiatres du monde pour étudier le comportement de Xilman.

C'est comme si c'était la première fois.
Comme s'il me prenait au dépourvu à chaque fois.

Ce qui m'effraie, c'est cette impression que mon corps n'attendait que ce moment pour se délecter de l'adrénaline et toutes les émotions qu'Alec est le seul à me provoquer.

J'avance dans l'obscurité de la maison, une fenêtre mal fermée qui est entrebâillée, laisse un petit espace de lumière que produit la nuit pénétrer, ce qui rend la scène encore plus flippante.

Mon corps sursaute lorsque j'entends mon téléphone vibrer dans ma poche, je n'ai pas besoin de voir le nom pour savoir de qui il s'agit.

Je prends une grande inspiration et réponds directement.

- Monsieur Xilman a besoin de sa dose de gore pour pouvoir bander ?

Un rire qui pourrait réveiller les morts le traverse, sauf que je ne l'entends pas dans le téléphone, mais juste à l'arrière de mon dos, à quelques centimètres de mes oreilles.

Un cri de sursaut m'échappe, alors que je m'apprête à partir en courant.

Des bras puissants me bloquent, dos contre son torse, et rapidement mon corps se tend lorsque je sens sa verge buter à l'arrière de mes fesses.

Respire et attends-toi à une remarque qui t'enlèvera le peu de maîtrise que tu peines à tenir.

- Voilà l'effet que tu me fais à chaque fois que mes yeux restent posés plus de cinq secondes sur toi, souligne Alec, avec un sadisme monstre, comme si cette situation l'énervait réellement.

- Désolé pour toi, mais tu ne me fais aucun effet, je peste entre mes dents.

Quelle menteuse...

- Laisse-moi vérifier ce mensonge, dit-il en débouclant le bouton de mon pantalon, avant d'y glisser sa main qui se faufile dans ma culotte.

Je serre mes cuisses pour ne pas lui faciliter l'entrée parce que je me sens complètement trempée, c'est un putain de fait.

Lorsque je sens ses doigts passer lentement mais avec force sur mon clitoris, je perds rapidement tous mes moyens.

Mes ongles s'enfoncent violemment dans son bras, mes yeux se ferment alors que je mords fermement mes lèvres, retenant un gémissement, mais rapidement cette sensation d'euphorie s'évapore, lorsqu'il retire sa main.

Frustrée par la facilité avec laquelle il joue avec ce fil qui tient en équilibre toutes mes émotions.

Je me retourne avec un regard accusateur, alors que le sien, même à travers l'obscurité, j'y discerne cette malice qui n'existe que chez ce beau salopard.

Il passe son doigt entre ses lèvres, sans jamais rompre le contact visuel.

- Quelle délicieuse menteuse...

- C'est une réaction naturelle du corps humain, je gronde dans la barbe en bouclant rapidement mon pantalon.

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