VII

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Les vacances avaient commencées depuis quelques jours et j'étais au manoir. Potter avait été trop mignon, il m'avait fait promettre de ne pas l'oublier. Comme si c'était possible. Des fois je n'arrive pas à croire que le garçon que j'aime secrètement depuis longtemps se mette à ressentir des choses pour moi. J'étais assis sur mon bureau, un parchemin et une plume dans la main, j'étais en train d'écrire une lettre pour Harry. Je lui demandais si je lui manquais pas trop. A quoi il occupait ses journées. Que j 'espérais que son pote se soit calmer.

On était tellement différent avec que tout le monde réagirait de la même manière. Je serais jamais assez bien pour lui, même moi je devais l'admettre. Je sais qu'en apparence je ne fais comme si ça ne me touchais pas, je bombe le torse en disant que j'étais un Malfoy, mais je savais que la vérité était toute autre. Pourtant, je ne pouvais m'empêcher de le vouloir et de le désirer. Il était comme un énorme soleil. Une grosse lune, tellement lumineux. Alors que j'étais complètement terne, éteint.

Je roulais mon parchemin avant de me redresser de la donner à une chouette de la famille, lui demandant de l'apporter à Harry. Puis je retournais dans le salon. Maman avait fini de préparer le dîner. Dans quelques jours nous serions à Noël. J'avais hate. C'était la première fois qu'on le faisait que tous les trois depuis mon enfance et j'avais besoin de ce pique de nostalgie pour me sentir bien ici. J'avais tout le temps froid. J'avais toujours l'impression que des gens m'observaient dans les couloirs, cherchant à se venger.

Je m'installais à table, à ma place habituelle, je souhaitais un bon appétit, qui m'avait été renvoyé et je commençais à manger. Mère me demandait comment ça se passait à Poudlard et je lui racontais que dans l'ensemble, c'était plutôt une bonne chose.

« Personne ne s'est permis de t'embêter ?
-Non.
-Bien. »

Mon dos était droit et je lançais des regards vers mon père qui prenait même pas la peine de nous parler. C'était comme ça depuis la fin de la guerre de toute façon. Je me demandais comment maman pouvait supporter son silence. Je m'en voulais de ne pas lui envoyer des lettres aussi souvent que lorsque j'étais enfant.

Dans l'après midi, après avoir discuté avec ma mère, je m'avançais vers notre piano, avant de m'y installer. J'ouvrais lentement le cahier pour regarder les notes, puis je laissais mes doigts passer d'une touche à l'autre avec une vitesse étonnante. Ca me faisait tellement du bien de ressentir ça. Je me mettais dans ma bulle habituelle.

-

Ce soir nous étions la veille de noel, j'avais écris une lettre à Potter, pour lui souhaiter un joyeux noel, j'avais même osé écrire qu'il me manquait. Que sa tête de con me manquait. J'avais essayé de cacher ma gêne de lui dire de tel mot en étant taquin et je suis sur qu'il le comprendrait. J'avais passé l'après midi avec maman à préparer des succulents repas. Elle était tellement douée en cuisine, sa dinde farcie était ma préférée.

Quand nous avions fini de faire le repas, j'étais partie dans ma chambre pour me préparer, j'avais mis une chemise argentée, un pantalon noir, mes chaussures assortie. J'avais coiffé mes cheveux qui avaient poussé. Mis du parfum, puis j'avais pris l'appareil photo et avec un sortilège je prenais une photo. Ca ferait un petit souvenir pour Potter. Je suis sûr qu'il me trouvait sublime, je vois très bien comment il me regarde a chaque fois, comme si j'étais une merveille du monde, j'adore ça. Je lui avais aussi acheté un petit cadeau que j'avais mis dans ma valise, pour ne pas l'oublier ici quand je partirais.

Je retournais dans le salon, mes parents y était déjà, ma mère se levait pour me donner un verre avec un sourire. La soirée avait plutôt bien commencé. Nous parlions un peu de tout, même si père disait pratiquement pas un mot. Nous étions passés à table puis nous avions fini par échanger nos cadeaux. Maman m'avait offert des vêtements, une nouvelle plume d'une grande marque et un nouveau balai. Je lui avais offert un parfum que j'avais fait faire sur mesure pour elle et elle me pris dans ses bras. Ce qui me faisait toujours du bien. J'avais offert à mon père des places pour du Quidditch et il m'avait offert de l'argent. Sans doute par flemme de chercher quelque chose qui me plaisait vraiment.

Shadow and light. Où les histoires vivent. Découvrez maintenant