*Épilogue*

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6 ans plus tard

" Aylann arrête d'embêter ta sœur! Crie Diego alors que je me lève pour ranger le petit-déjeuner.
- Allez vous brosser les dents et chercher vos cartables. J'ordonne et les deux monstres partent en courant.
- Tu ne dois pas faire d'effort princesse, combien de fois je vais devoir me répéter? Soupire mon mari en venant m'embrasser.
- De nombreuses pendant encore deux semaines à priori. Je réponds en caressant mon ventre très arrondi.
- J'ai un gros dossier à finir aujourd'hui, je te dépose chez Arkan et Hada, je lâche les monstres à l'école et je rentrerai tard. Dit-il alors que je hoche la tête.
- C'est Luis qui récupère nos monstres ce soir donc ne t'inquiète pas. On doit y aller, ils vont être en retard. Dis-je avant d'aller en bas de l'escalier.
- Aylann, Talya, on y va! Crie Diego."

   Comme prévu, Diego me dépose chez Hada, récupérant au passage Malia, la fille de cinq ans de Hada et Arkan et Vadislao, le fils de cinq ans et demi de Luis et Camila.
   Chaque matin, puisque nous, les trois copines inséparables sommes tombées enceinte pratiquement en même temps, mon terme étant prévu dans quinze jours, celui de Hada dans trois semaines et Camila dans un peu plus d'un mois, nous sommes réunis chez l'une d'entre nous pour passer la journée en télétravail mais ensemble, ordre de nos maris qui ne veulent pas nous laisser seules. Par conséquent, ils se relaient pour emmener et aller chercher tous les monstres.

   Arkan, dont les hôtels marchent activement bien à décider d'engager un commercial pour faire la tournée des hôtels, préférant rester auprès de sa femme et de sa fille. Luis et Camila sont passé du statut d'employés au statut de gérant de l'hôtel. Ils ont gravis les échelons et se plaisent activement dans leurs boulots bien que Camila se plaigne toute la journée de ne pas pouvoir travailler.
   Je ne vais pas la blâmer, ne pas pouvoir me rendre au boulot, travailler dans mon magnifique bureau me rend insupportable.

   Hada quant à elle, est devenue une incroyable styliste. Elle avait juste lancer un site internet pour vendre les créations qu'elle faisait pendant son temps libre mais ça a pris une telle ampleur en si peu de temps qu'elle a lâcher ses études de design pour se lancer. Aujourd'hui, sa marque est reconnue et son entreprise vaut des millions.

" À chaque fois que Diego doit emmener les petits c'est un timing serré. Remarque Arkan en attrapant sa sacoche d'ordinateur.
- Aylann et Talya sont impossibles le matin. Rétorque Diego.
- Les chiens ne font pas des chats malheureusement. Rigole Luis.
- C'est vrai que t'étais chiant étant gamin. Confirme Arkan.
- Rien ne peut être pire qu'Avalone, jamais à l'heure, ce qui n'a pas changé, toujours hyperactive et une vraie tête brûlée. Se moque Camila.
- Ne t'y mets pas! Je la mets en garde. Diego tu vas être en retard. J'ajoute alors qu'il attrape Malia au vol et part en courant.
- Vadislao GROUILLE! Hurle Luis alors que le petit brun dévale les marches."

   J'éclate de rire en le voyant partir en claquette, sa paire de basket à la main... et on ose se moquer de moi mais ce petit est le portrait craché de son père à son âge.

   Une fois les gars ayant quitté la maison, on s'installe au salon pour boire un café en discutant avant de travailler. Malgré les années qui passent, notre complicité reste la même. Bien sur, on a perdu des membres de notre groupe, Gabriel s'est engagé dans l'armée et on ne le voit que rarement, Miguel est en prison et nous n'avons plus aucun contact avec lui quant à Juan et Jemilah, ils sont partis vivre à Londres depuis deux ans et nos contacts sont moins réguliers mais nous, nous restons proches.

   Camila, Hada et moi nous voyons tellement souvent que nos enfants respectifs nous appellent Tata et nos maris sont également super proches. Tous les dimanches, nous mangeons ensemble. Luis et Camila n'ayant pas de parents, ceux d'Arkan étant morts, Hada ayant coupé tous les ponts avec les siens et Diego et moi ayant pris de la distance avec les nôtres, nous nous sommes constitué notre propre famille avec Alejandro qui vient régulièrement nous voir accompagné de Carlos et Ludmi.

   Ce nouveau départ sur un autre continent n'aura donc pas été si catastrophique que ça, il a même été bénéfique. J'ai mes amis, qui sont devenus ma famille, un mari que j'aime un peu plus chaque jour et des enfants extraordinaires dont un troisième va venir nous rejoindre pour mon plus grand bonheur et celui de son papa. Je n'aurai pas pu rêver d'une meilleure vie, je suis comblée avec celle que j'ai et je ne l'échangerai pour rien au monde, comme quoi, parfois, le changement ça a du bon.

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