Chapitre 9

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Je repris peu à peu connaissance. Je sentais quelque chose de râpeux et humide sur ma joue. J'ouvris alors les yeux. C'était Newt le raton laveur qui me léchait la figure avec sa langue. Je le repoussais tout doucement et regardais autour de moi. J'étais dans ma cabane. Je distinguais alors une silhouette dans un coin de la pièce. Peter était endormi dans une espèce de fauteuil. Il était tellement beau... Attendez! J'ai dit quoi là!? Je deviens folle, moi. Je me concentrais sur Peter. Il avait l'air nerveux et il marmonnait des paroles incompréhensibles. Je tendis l'oreille pour écouter:
" Emmy... Danger...Sauve toi..."
Ça continuait en boucle avec les mêmes mots. Pourquoi il parle de moi? Je réfléchirais plus tard. Je descendis discrètement de la cabane. Je sautais à terre et me dirigeait vers la "cuisine". J'avais faim. Il n'y avait personne dans la tente. Il n'y avait rien à manger. Mon ventre gargouilla. Je me dis alors: "Je voudrais sandwich."
Aussitôt, un sandwich apparut dans ma main. Surprise, je le lâchais et il tomba sur le sol. Je le ramassais et l'essuyais. Je me jetais dessus et le temps de dire "ouf", il avait déjà disparu dans mon estomac. Ça fait du bien de manger. Je sortis donc de la tente et me cognais dans quelqu'un. Je tombais sur les fesses et regardais celui qui m'était rentré dedans. Il portait un manteau bleu marine, avec une écharpe rouge et grise. Il avait des cheveux châtains et des yeux marron. Il prit alors la parole:
" Je suis désolé... Je m'appelle Henry et toi?
- Emmy...
-Toi aussi, Pan t'a kidnappée??
- En quelque sorte... Pourquoi il t'a kidnappé, toi?
- Il m'a dit qu'il avait besoin de moi pour sauver la magie...
-La magie? La seule chose magique que j'ai vu c'était des sirènes, et plus elles ont essayé de me tuer.
- Ah bon? Moi, je côtoie la magie tous les jours, mes parents sont les personnages des contes de fées...
-N'importe quoi! C'est impossible!
- Bien sur que si. N'as tu jamais remarqué que Peter fait des choses étranges des fois?
-Si des fois, il disparait et apparait comme par enchantement, mais...
- De quoi vous parlez? me coupa une voix."
Peter était arrivé comme par magie alors qu'on parlait de lui.
" J'attends une réponse.
- On discute, répondis-je, entre nouveaux amis. N'est ce pas que nous sommes amis, Henry?
-Oui, oui...
-Emmy, j'ai à te parler. Henry, tu peux nous laisser? "
Henry s'éloigna. Je me tournais vers Peter mais baissait les yeux en voyant son regard fixé sur moi.
" Petit ange, j'ai une mission pour toi. Tu vas t'occuper de Henry pendant son séjour parmi nous. Tu dois rester avec lui tout le temps pour le surveiller. Des gens veulent nous l'enlever...
-Ses parents, peut être, tu ne voudrais pas être gentil pour une fois et le ramener chez lui? Le pauvre, il a peine douze ans.
- J'ai besoin de lui, comme j'ai besoin de toi, alors tu t'en occupes. Sous aucun prétexte, il ne doit quitter le camp, compris?"
J'approuvais d'un signe de tête. Mais une question me traversa l'esprit:
" Combien de temps suis-je rester évanouie?
- Une semaine... Tu veux voir un truc drôle? Allez, suis moi!"
Il m'attrapa par le poignet et me tira vers le camp. Une semaine...
Avait-il veillé sur moi pendant tout ce temps? Nous arrivâmes au feu du camp et tout le monde était réuni. Henry était assis à l'écart. Peter me dit de m'assoir et de profiter du spectacle. Il vint près d'Henry, sortit une arbalète et lui dit:
" Tu veux jouer à un jeu? Moi, j'en ai un. Je l'appelle "Tir sur cible vivante". Selon une légende, un homme aurait tiré sur une pomme posée sur la tête de son fils. Tu vas prendre cette arme et tu vas tirer sur la pomme qui est sur la tête de Félix. Et pour te motiver, j'ai trempé les carreaux de l'arbalète dans de l'ombrêve... Allez, tentes ta chance."
Il donna l'arbalète à Henry, qui avait l'air terrifié. Félix plaça alors une pomme sur sa tête. Henry se positionna et Peter l'encourageait. Tout est allé si vite: Henry s'est détourné de Félix et a tiré sur Peter. Ce dernier a attrapé la flèche avant qu'elle ne le touche, à quelques centimètres seulement de son torse. Mais moi comme une idiote, mon cœur s'est emballé et je me suis levé en hurlant pour m'interposer et sauver Peter. Tous les enfants me regardaient, surpris mais ce fut Peter le plus stupéfait. Il allait parler quand je me suis enfuie, il m'appelait mais je ne répondis pas. Je courus jusqu'à ma cabane et m'enfermais dedans. Je mis à pleurer quand j'entendis taper à la trappe de ma cabane.

Let's play !!! [EN CORRECTION]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant