Il est vingt heure et je suis toujours dans ma chambre en train de peindre. Je dois finir cette toile pour mon prochain cours à l'université. Avec le départ de Felix, j'ai pris beaucoup de retard sur les travaux que je dois rendre. Même si beaucoup ne voient rien de difficile dans le fait d'étudier l'art. Ce n'est pas forcément vrai. La plupart du temps, on a trop de travaux à rendre avec des délais trop courts. Tout ça pour recevoir des notes qui sont déterminées par l'humeur de nos professeurs, sans aucun respect pour nous ou notre travail. Je me plains souvent. Mais j'aime vraiment ce que je fait. Même si je n'ai pas eu beaucoup d'inspiration pour les réaliser. La plupart du temps c'est Felix qui m'aidait.
Je soupire en posant mes pinceaux dans un petit bol rempli d'eau que j'avais préparé en début d'après-midi quand j'ai commencé à peindre. Je m'étire et profite de me lever pour me dégourdir les jambes. Mes yeux se posent sur ma tasse de café vide. Je ne sais même pas combien de fois je l'ai rempli. Je finis par la prendre avec moi avant de me diriger vers la cuisine. L'avantage de mon petit appartement étudiant est que je n'ai pas besoin de faire beaucoup de pas pour y arriver.
J'allume ma machine à café. J'imagine que je devrais faire cet aller-retour encore une ou deux fois avant de pouvoir enfin aller me coucher. Vu la vitesse à laquelle je travail, j'en ai encore pour quelques heures. Je regarde ma tasse se remplir tranquillement alors que je suis toujours perdu dans tous ce qui me restent à faire. Je sursaute quand des coups sont frappé sur ma porte d'entrée. Je regarde l'horloge accrochée au mur surpris d'avoir une visite à une heure pareil. Il y a quelques semaines, je n'aurais pas eu de doute qu'il s'agissait de Felix. Même si à force, il ne faisait plus l'effort de sonner et se contentait d'entrer. J'ai failli mourir de nombreuses crises cardiaques à cause de lui. Surtout quand j'étais trop concentré sur mon travail pour l'entendre entrer.
J'abandonne mon café pour me diriger vers la porte. J'entre ouvre la porte ne sachant pas à quoi m'attendre. Mon regard se pose sur Chan. Il est appuyé contre le mur derrière lui. Il ne me regarde même pas. Il se contente de fixer le sol. Je fini par ouvrir entièrement la porte. Il relève enfin la tête vers moi. Mon regard s'attarda sur son visage. Il n'y a pas de doute. Il a bu et pas que un peu. Je me contente de laisser la porte ouverte sans dire un mot. De toute façon, nous savons tous les deux pourquoi est ce qu'il est dans cet état. Je n'ai pas besoin de lui poser de questions.
Je me dirige vers la cuisine sans me retourner. Je l'entends entrer et fermer la porte de mon appartement. Je peux deviner sans le regarder qu'il s'est étalé sur mon canapé. Qui est tout sauf confortable. Je l'avais trouvé à bas prix dans un vide grenier. Je ne comprends pas pourquoi il l'aime autant. Mais lors de toutes les soirées qu'on a fait dans mon appartement, il était toujours le premier à s'endormir dessus.
Je regarde ma tasse pour voir que le café avait finit par déborder quand je suis allé ouvrir la porte. Je soupire avant de la prendre de ma main droite. Au moins, il est toujours chaud. La vapeur s'échappe encore du dessus. Je ne ressent que la chaleur au creux de ma main pas de douleur ou d'inconfort . Je me dirige vers la partie salon de ma pièce à vivre. Je reste debout alors que Chan me regarde toujours étalé sur mon canapé. Il avait pris un coussin entre ses bras et me regarde comme un enfant le ferait après avoir fait un cauchemar.
— Qu'est ce que tu fais là ? Et dans cet état ?
Il se contente de me fixer sans répondre à ma question. Son regard s'arrête sur ma main avant de se relever. Je ne bouge pas quand il s'arrête face à moi. Il prend ma tasse pour l'enlever d'entre mes mains avant de la poser sur la table.
— Pourquoi est-ce que tu te fais toujours souffrir en silence ?
Il garde ma main dans la sienne avant de la rapprocher pour qu'il puisse l'examiner. Elle est remplie de cloques, de marques, de brûlures et de tâches de peinture. L'autre n'est pas dans un meilleur état. D'un côté, je trouve ça artistique. De cette manière, ce sont réellement des mains de peintre.
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The stealer
FanfictionHyunjin obtient enfin ce qu'il désire le plus. Mais à quel prix ? Puisque aux yeux de tous, il n'est qu'un voleur. « Parce que qui suis-je pour en savoir autant sur leur relation ? Eh bien, je suis celui qui a fini par la détruire. » (Une histoire...
