Chapitre 9

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Je regarde la boite entre mes mains. Je la serre un peu plus contre moi. Je me sens soulagé de l'avoir récupérée.

— C'est ça que tu avais oublié ? Des gants de boxe.

J'hoche la tête tandis que Eric me tient la porte pour que je passe. Le froid me surprends. Je ne m'attendais pas à ce que la météo change si vite. La nuit est, elle aussi entrain de tomber. Je frisonne cherchant les clés que j'avais récupéré chez Changbin. Ça doit faire trois jours que je les traîne avec moi. Je fouille toutes mes poches. Eric m'attends pour fermer la porte d'entrée. Je recommence encore deux ou trois fois pour être sûr. Je dois me faire à la raison que je les ai oublié à l'intérieur.

— Est ce que tu as la clé ? Je ne l'ai pas sur moi.

Il me regarde amusé. Il secoue la tête à ma question.

— Non je ne les ai pas parce que tu ne voulais pas que je les perdent.

C'est vrai, je n'ai pas voulu lui confier les clés parce que c'est en moi que Changbin a confiance en moi. J'imagine qu'il a demandé à la mauvaise personne.

— Ok, je m'excuse de pas te les avoir données. Tu sais ou j'ai bien pu les laisser.

Il semble apprécier mes excuses. Son sourire stupide s'agrandit. Il se tourne pour ouvrir la porte.

— Attends moi ici. Je crois les avoir vu posées quelque part. Je reviens.

J'hoche la tête. Je le vois rentré une nouvelle fois à l'intérieur de la salle de sport. Heureusement que Changbin m'avait indiqué ou se trouvaient les clés. Je n'avais aucune idée que la salle était fermé aujourd'hui. J'étais venu pour l'inauguration quand Changbin l'a ouverte. Après le sport n'est pas trop mon truc. Encore moins s'il est violant comme la boxe. C'est pour ça que je n'ai jamais assisté à un combat de Changbin. Je savais que sa salle de sport avait du succès. Qui ne voudrait pas s'entraîner dans le même endroit qu'un champion international de boxe ?

Je regarde autour de moi. Il y a peu de monde dans la rue aujourd'hui. J'imagine que c'est parce qu'on est un jour de semaine. Les rues deviennent de plus en plus sombre. Je commence à regretter de ne pas être allé avec Eric pour retrouver ces maudites clés. Je mets une main après l'autre dans mes poches pour essayer de les réchauffer. À force de tenir les gants de Changbin contre moi, je n'arrive même plus à les sentir. J'aurais du prendre une veste. Je n'avais pas pensé rester dehors si tard dehors. Je comptais juste aider Seungmin avec son article et rentrer chez moi.

— Qu'est ce que tu fais là ?

Je sursaute. J'ai presque laissé tomber le carton que j'avais dans les mains. Je mets ma main sur mon cœur pour essayer de le calmer. Je me retourne encore sous le choque. Mais ce qui me surprend le plus c'est la personne qui se tiens devant moi. J'espérais ne pas le voir de si tôt. Cela fait plus de deux semaines que je n'ai plus de nouvelle de lui. J'avais oublié que bloquer quelqu'un sur les réseaux sociaux ne le faisait pas disparaître dans la vrai vie. Pourquoi de toutes les personnes qui habitent à Séoul, je dois me retrouver face à Chan ?

— Je suis venu récupérer des affaires pour Changbin.

Chan hoche la tête sans rien ajouter. Il me regarde de haut en bas. Son regard s'arrête quelques instants sur mes mains. Elles avaient enfin fini de cicatriser. Il regarde ensuite derrière moi. Puis il sort son téléphone pour jeter un coup d'œil à l'heure et l'éteints. Je ne peux pas m'empêcher de détailler aussi. Il n'y a plus aucune trace de mon coup sur son visage. Minho m'avait dit que pourtant à cause de moi, il avait un bel hématome sur la joue.

— Il se fait tard, je vais te ramener chez toi.

Il avance passant devant moi. Je ne bouge pas ne sachant pas quoi dire. Il s'arrête quelques mètres devant moi. J'imagine qu'il s'attendait à ce que je le suive. Je ne comprends vraiment pas ce type. Je ne l'ai jamais fait.

The stealerOù les histoires vivent. Découvrez maintenant