Une semaine était passait depuis le dernier débat entre Bardella et Attal. Le Premier Ministre avait été débordait ces derniers temps. À tel point qu'il ne pu
accompagner Léopold à ses entraînements de boxe. Il ignorait si Jordan avait été présent également. Mais ses préoccupations n'était pas tellement dans la boxe à ce moment-là. Mais plutôt aux élections législatives. Dans la soirée, le peuple français allait enfin connaitre le vainqueur de ce premier tour. Le Premier Ministre s'était installé dans son bureau, une tasse de café à la main, les yeux rivés sur son écran. Les résultats des élections législatives allaient bientôt être annoncés. Ses conseillers étaient éparpillés dans la pièce, le regard tendu, scrutant le compte à rebours qui défilaient lentement.
Jordan Bardella, de son côté, attendait lui aussi les résultats, entouré de ses plus proches alliés.
Debout devant l'écran, les mains dans les poches. Gardant néanmoins le sourire aux lèvres mais malgré tout, l'air était lourd et sa nervosité ne faisait que de monter. Les secondes s'écoulaient, interminables. Le verdict était tombé : Jordan Bardella venait de battre Gabriel Attal et les autres candidats au premier tour des élections législatives. L'annonce fit l'effet d'une déflagration dans le pays. Certains acclamaient ce bouleversement politique, tandis que d'autres voyaient en cela le début d'une période incertaine. Jordan était soulagé. Il enlaça d'une courte accolade, son mentor depuis ses débuts, celle qui lui avait laissé sa chance dans la politique. Marine Le Pen. Ses conseillers qui l'entouraient l'applaudissait et se serrer la main en guise de victoire. Mais la bataille n'était pas finie. Il fallait maintenant viser la victoire du deuxième tour. Gabriel Attal, le visage fermé, prit quelques instants pour digérer la nouvelle. Le choc de la défaite au premier tour le submergeait. Il savait que la politique était impitoyable, mais être évincé si tôt restait un coup dur, surtout après avoir consacré tant d'énergie à cette campagne. Autour de lui, ses conseillers et collaborateurs murmuraient des mots de réconfort ou discutaient déjà des stratégies pour la suite. Mais Gabriel restait silencieux, les yeux fixés sur son écran. Il savait qu'il devait réagir rapidement, montrer qu'il ne se laisserait pas abattre, mais à cet instant, il ressentait surtout une profonde lassitude. Il regarda autour de lui, observant ses conseillers et ses proches collaborateurs. Les visages étaient tendus, fatigués par des semaines de campagne intense. Le poids de la défaite pesait lourd sur chacun d'eux.
Il inspira profondément, puis, d'une voix calme mais ferme, il prit une décision inattendue :
- Écoutez, ça suffit pour ce soir. Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour ce premier tour. Maintenant, tout le monde rentre chez soi. Allez vous reposer.
Un murmure de surprise parcourut la salle. Certains hésitèrent, pensant qu'il voulait encore discuter de la stratégie à venir, mais Gabriel coupa court à toute objection.
- Demain est un autre jour. Ajouta-t-il. On a besoin d'être clairs dans nos têtes pour affronter ce qui vient. Ce soir, rentrez chez vous et reposez-vous.
Un à un, les conseillers commencèrent à ranger leurs affaires, visiblement soulagés par cette décision. Gabriel les regarda partir, leur adressant de brefs sourires fatigués en guise d'encouragement. Puis, lorsque la porte se referma derrière le dernier d'entre eux, il se retrouva seul dans son bureau, entouré de dossiers et d'écrans lumineux qui diffusaient encore les résultats des élections. Le silence qui suivit fut assourdissant. Gabriel s'assit lourdement dans son fauteuil, laissant échapper un long soupir. Il savait que cette décision de tout interrompre pour la nuit pourrait
être mal interprétée, mais il en avait assez. Il avait besoin de ce moment de calme, d'un répit, aussi court soit-il, avant de replonger dans la bataille. Il passa une main sur son visage, essayant de chasser la fatigue et le découragement. Ce soir, il dormirait quelques heures, mais dès demain matin, il reprendrait les rênes avec détermination.
La défaite au premier tour n'était qu'une épreuve de plus. Et il comptait bien prouver, à lui-même et aux autres, qu'il était capable de surmonter celle-ci.
Avachie dans son fauteuil. Il ne trouva à peine la motivation de rassembler ses affaires pour rentrer chez lui. Il n'arrivait pas à défaire les yeux de cet écran face à lui. Il fallait se reprendre à l'évidence : Le premier tour était pour Bardella.
Alors que le Premier Ministre se préparait à quitter son bureau, son téléphone vibra une nouvelle fois. Il hésita un instant avant de le prendre. L'écran affichait un nouveau message Jordan Bardella, curieux, et peut-être un peu sur la défensive, Gabriel ouvrit le message.
« Mr le Premier Ministre, on dirait que mes idées
plaisent aux français. Ne vous inquiétez pas, tout le
monde peut de se prendre un uppercut de temps en
temps ! Relevez-vous, j'aime bien quand le match est
serré. À bientôt,
Jordan Bardella»
Attal eu étonnamment un léger sourire qui apparu au coin de la bouche. C'était exactement le genre de taquinerie qu'il pouvait s'attendre à recevoir de la part de Bardella.
«Je suis prêt pour la suite. Savourer votre victoire car la bataille ne fait que de commencer. Vous êtes
peut-être bon sur un ring mais nous verrons sur un plateau tv dans les prochains jours.
Ps: félicitations pour ce soir.
Gabriel Attal.»
Malgré la rivalité politique, il savait que les véritables défis étaient encore à venir. Pour l'instant, il était temps de suivre son propre conseil et de rentrer se reposer. Pour les deux politiciens la nuit avait été courte. L'un ne trouvant pas le sommeil, l'autre ayant fêtait sa première victoire jusqu'à tard dans la nuit. Une nouvelle campagne devait être lancée, le stresse des jours précédents était de nouveau présent avec une légère touche d'intensité en plus cette fois-ci.
Il ne fallait pas mâcher les efforts qui avaient été fait auparavant. Il fallait en redoubler. Que ce soit pour Bardella ou pour Attal. Les deux, chacun avec leurs conseillers, organisaient de nouvelles stratégies pour l'ultime tour.
La dernière ligne droit venait de commencer et pourtant, Attal commençait à se sentir déjà épuisé. Entre les réunions de débriefing, les déclarations publiques, les rédactions et les ajustements internes et le réunions de planification. Il ne savait lui-même pas comment il arrivait à tenir la cadence.
C'est le mardi soir, après deux nuits sans sommeil, qu'il décida de lever le pied. Non pas pour lui. Mais pour son petit frère. Ce dernier voulait vraiment que son grand frère l'accompagne à son entraînement de boxe. Gabriel, après hésitation, trouva que c'était une bonne idée. C'était juste histoire de se vider la tête le temps de quelque heure. D'autant plus qu'il était sûr de ne pas croiser son rival car lui aussi, devait avoir du pain sur la planche pour la suite du prochain scrutin.
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Débat contre combat [Part. 1]
FanfictionJordan Bardella, jeune député Européen mais également entraîneur de boxe à ses heures perdues, se voit désormais entraîner le petit frère de son rival politique, Gabriel Attal, nommé Premier Ministre par le Président de la République. Alors que leu...
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