Chapitre 8

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PDV Yuki :

L'atmosphère semblait chargée d'une intensité nouvelle, un mélange de silence et de sensations que je n'arrivais pas à définir. Mon cœur battait encore plus vite après ce baiser, et je ne savais pas trop quoi dire, comme si les mots eux-mêmes avaient décidé de me trahir. Lui, en face de moi, n'avait pas l'air plus à l'aise. Pendant un instant, un soupçon d'hésitation traversa son regard sombre, avant qu'il ne rompe le silence.

Aomine : Tu regrettes ?

La question m'arracha de mes pensées. Sa voix était à peine un murmure, remplie d'une incertitude que je ne lui connaissais pas. Je secouai la tête, surprise par son hésitation.

Moi : Quoi ? Non, absolument pas... et toi ?

Son regard se posa sur moi, intense, presque troublant. Il semblait chercher quelque chose dans mes yeux, quelque chose que je ne pouvais pas nommer mais que je sentais profondément. Un sourire finit par étirer lentement ses lèvres, un sourire mystérieux, un peu espiègle, le genre de sourire qui laissait toujours entrevoir des intentions cachées, des émotions qu'il refusait de mettre en mots.

Aomine : Tu veux que je te montre à quel point je ne regrette pas ?

Le souffle court, je fronçai légèrement les sourcils, autant déconcertée qu'intriguée par sa question. Il semblait différent, comme s'il s'efforçait de dévoiler une partie de lui-même qu'il avait toujours gardée à l'abri.

Moi : Et comment tu comptes faire ça ?

Aomine : En te prouvant que ce n'était pas une impulsion.

Il posa ses mains sur mes épaules avec une délicatesse inhabituelle, comme s'il craignait de briser quelque chose de fragile. Son regard soutenait le mien avec une intensité à la fois ardente et douce, comme s'il cherchait à graver cet instant dans nos mémoires.

Moi : Alors prouve-le.

Son sourire s'élargit, mais cette fois, il y avait une certaine tendresse dans ses yeux. Aomine n'était pas du genre à montrer ses émotions si facilement, mais en cet instant, il semblait prêt à faire une exception. ses lèvres effleurant les miennes dans un baiser infiniment tendre, un baiser qui contrastait avec l'intensité passionnée que je lui connaissais. Ce n'était pas un geste pressé ou impatient. C'était une promesse silencieuse, une assurance qui surpassait les mots. Le baiser s'approfondit, et il prit le temps de savourer chaque seconde, de me faire sentir que chaque geste était empreint d'un sentiment sincère, d'un désir de montrer, sans la moindre précipitation, ce qu'il ressentait réellement.

Quand enfin nos lèvres se séparèrent, il resta tout près de moi, son front appuyé contre le mien, ses paupières fermées. Son souffle était calme, et un léger sourire flottait encore sur ses lèvres. Sa voix, quand il reprit la parole, était plus douce qu'à l'ordinaire, comme si cet instant lui avait permis de relâcher un poids qu'il portait depuis longtemps.

Aomine : Je ne te promets pas d'être parfait... mais je ferai de mon mieux.

Moi : Mais on n'a pas besoin d'être parfaits. Juste... nous mêmes.

Aomine : Ça, je peux faire. On prend notre temps, OK ? Pas besoin de se précipiter. Mais je suis sérieux sur une chose... je veux vraiment essayer. Avec toi.

Moi : Moi aussi, Aomine.


Après cette nuit intense et chargée d'émotions, le retour à la réalité avait été plus difficile que prévu. La fête semblait déjà loin, presque comme un rêve dont je ne voulais pas me réveiller. Ce matin-là, dans la clarté grise de ma chambre, le souvenir du baiser d'Aomine restait gravé en moi, réchauffant mes pensées d'une manière douce et persistante. Chaque fois que je fermais les yeux, je revoyais son regard, la sincérité et la tendresse de son sourire, des expressions si rares chez lui.

Daiki Aomine x readerOù les histoires vivent. Découvrez maintenant