Chapitre 34 : Danse d'excuse

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Alana





Lorsque je me lève pour débarrasser, je sens mon être entier vaciller, comme si une force invisible menaçait d'exploser hors de moi. Pourtant, je pratique constamment les exercices que Polyque m'a enseignés pour contrôler mes pouvoirs. Mais avec cette deuxième partie, c'est plus compliqué.

Depuis que j'ai retrouvé mes esprits, je ne parle pas seulement de ce qu'il s'est passé dans la salle de bain... même si, évidemment, ça en fait partie. Non, je parle surtout de toutes ces révélations et de se combat avec les Skors. Je suis soulagée de ne pas être seule, j'ai sentis cette force en moi, comme si tout le long de mon existence humaine, je n'avais jamais été complète, vivante. Nos corps, nos pouvoirs et nos mouvements s'accordait parfaitement avec Côme. Je ne l'aurais j'aimais cru.

Côme, qui au début ne m'appréciait pas, est aujourd'hui mon seul allié. La seule personne qui peut réellement me comprendre. Nous partageons désormais un secret, et j'ai bien remarqué qu'il ne voulait pas parler de la dernière lettre. Il a raison. Nous devons d'abord en discuter entre nous.

Mais il y a une autre chose... Hector.

Depuis que Démon a révélé son nom lorsque nous étions dans la forêt, je n'arrête pas d'y penser. Et si il s'agissait du même Hector que j'ai connu sur Terre ?

— J'ai quelque chose à vous dire, annonçai-je en revenant dans le salon.

Côme releva la tête, fronçant légèrement les sourcils. Nelya et Séraphine me fixèrent avec impatience.

— J'ai appris tardivement que ton meilleur ami s'appelait Hector, dis-je en désignant Côme d'un geste. Je n'ai pas trouvé l'occasion d'en parler avant.

Je marquai une pause avant de reprendre :

— Mais il se pourrait que je l'aie rencontré.

— Comment ça ? demanda Séraphine en penchant légèrement la tête sur le côté.

— Te souviens-tu quand tu m'as laissée aller à un rendez-vous avec un garçon ? Ce fameux garçon s'appelait Hector.

Je m'avançai un peu plus vers eux.

— Et lorsque je suis partie pour les épreuves, il avait réussi à me joindre sur mon téléphone. Je ne comprenais pas comment j'avais encore pu l'utiliser sur Sounds... Mais en y repensant, peut-être qu'il s'est rapproché de moi parce qu'il a senti une énergie différente en moi ? Ou alors qu'il savait qui j'étais.

Le visage de Côme se ferma instantanément. Une ombre de colère passa dans ses yeux.

— Comment as-tu pu garder ça pour toi ? Tu aurais dû m'en parler ! lança-t-il en se levant brusquement.

— Mais je ne savais pas qu'Hector était ton meilleur ami... enfin, ton frère. Je pensais que c'était un hasard !

— Un hasard ? répéta-t-il, la voix vibrante de tension. Tu ne vois pas que rien n'est jamais dû au hasard dans nos vies ? Tu n'as pas encore compris qu'on est juste des pions ? Qu'on ne sera jamais libres, qu'on sera toujours emprisonnés dans les mensonges des autres ?

Son regard s'embrasa, et une chaleur oppressante émana de lui.

— Calme-toi, Côme, ce n'est pas de sa faute... tenta Séraphine en se levant à son tour.

— Et toi ? Tu ne m'as pas menti peut-être ? Lançais-je sèchement en le foudroyant du regard. Tu n'as fait que ça depuis qu'on se connaît.

Je me rapprochai, seule la table nous séparait à présent.

— On l'a fait pour te protéger, expliqua Seraphine d'un ton plus calme que son frère.

Je regarde brièvement Seraphine mais mon attention revient vite sur Côme. J'avoue que même en colère, Côme reste incroyablement beau...

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