Chapitre 18

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Bonsoirrr, je suis super contente de vous retrouver pour le chapitre, l'histoire prend de l'ampleur et ça me fait plaisir (honnêtement je ne suis pas super fan de ce chapitre, mais il faut bien passer pas celui là pour la suite)

Je vous retrouve en bas, bonne lecture <333

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Après ça, Lisa était partie tard le soir et quelques jours passèrent encore, animés pour moi de la fièvre agréable de la danse dont j'en redécouvrais les douleurs et la fatigue, puis les discussions avec San à qui je parlais au téléphone presque tous les jours - qui sortait dans plus d'une semaine-. Mes journées étaient remplies. Je tentais en plus de moins me prendre la tête au sujet d'une certaine personne mais je ne pouvais m'empêcher de vouloir en savoir encore. Pour Mr Bang la fatigue de son travail semblait toujours plus intense.

J'étais dans la voiture du blond, il quittait son bureau tard le soir alors il envoyait tous les jours son chauffeur me conduire et me ramener. L'homme qui me conduisait s'arrêta dans le garage, les pneus craquelant sur le passage du gravier. Je le saluais et sorti. L'air frais agressa ma peau, le temps n'avait pas cessé de rafraichir depuis les derniers jours, Lalisa avait donné un plaid immense à Mr Bang, se plaignant de ses mains glacées. C'est vrai qu'il avait les mains froides. Je l'avais senti lorsqu'il avait à peine touché mon visage. Par mimétisme je posais mes propres mains sur ma peau. Elles étaient brûlantes. J'avais terriblement chaud à cause de mon entraînement.

Maintenant que j'avais guéri, Jimin ne me laissait aucun répit. De plus, j'avais pris un peu de poids. Jimin m'avait averti que c'était plus un avantage qu'un inconvénient. Il ne fallait pas que je perde à nouveau ce poids qui me maintenait seulement juste au-dessus de l'insuffisance pondérale. Il m'avait souri après, comme heureux de l'amélioration de mon état. C'est vrai que je me sentais un peu mieux. Physiquement, comme mentalement.

J'ouvris la porte de la maison avec le double que Mr Bang avait récupéré de Lisa et refermais derrière moi, me débarrassant de mes affaires. La maison avait une odeur agréable, de propre, de froid, de tissus aussi, étrangement. Le tout était une odeur douce, un peu rigide, avenante. Je montais les marches de l'escalier deux à deux. Mr Bang, pour un homme affairé semblait faire beaucoup la lessive, car même si je n'avais pas emporté beaucoup d'affaires, elles étaient toujours repliées près de mon sac dans sa chambre, où je dormais. J'aimais profondément l'odeur de la lessive qu'il utilisait. Je pense que j'aimais sentir ce que lui avait choisi.

Je pris quelques affaires et m'enfermai dans la salle de bain. Animé par une joie étrange je me mis même à chantonner et laissai mes pensées dériver. Une réminiscence dans ce moment que j'appréciais vint m'embêter. Je me souvins des dernières années que j'avais passé. Lorsque j'avais été mal, terriblement mal et pendant si longtemps, maintenant que j'avais l'impression de sortir la tête de l'eau, les trois ans que je commençais à laisser derrière moi était un enfer sans nom que je ne pouvais croire qu'il avait un jour existé dans cette vie là. Les médicaments, le sang, la douleur, la tristesse, la haine, la mutilation, l'oubli, la peur. Comme des flash devant mes yeux, aveuglant chacun de mes sens les uns après les autres. Rouge, noir, blanc. J'en revenais toujours à ça finalement. Le rouge, le noir et le blanc.

Maintenant que j'allais mieux, je me posais des questions, après tant de douleur, tant d'un passé lourd de souffrance infligée, qui étais-je ? Qui pouvais-je être ? J'avais peur de n'être artiste que lorsque j'étais brimé, brisé. Je n'avais pas encore su répondre à ces questions et me doutais que si je continuais en ce sens; à tenter de m'améliorer chaque jour alors les solutions se présenteraient d'elles même.

L'eau passait sur mon corps, chaude, délicieuse. Tout était agréable dans cette maison. Même mon hôte aux mains froides. Je me lavais rapidement, me séchais dans la serviette duveteuse que Mr Bang m'avait prêté. M'habillais ensuite et mon visage se trouva face au miroir, je pris le temps de m'observer. Je crois que sur ces trois dernières années, chaque fois que j'avais regardé mes traits, je m'étais détesté, ce que j'avais vu m'avait toujours écoeuré, dégouté.

Compulsion [HyunChan]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant