Chapitre 39

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Bonjour ! Petit message pour vous remercier (un peu en retard) de tout les votes sur Compulsion ! On est actuellement à plus de 600 est c'est honnêtement énorme, vous êtes formidables, merci de suivre cette aventure qui dure depuis trop longtemps avec moi :)

D'ailleurs le chapitre à du retard puisque j'ai le système immunitaire d'un enfant mourant de l'époque victorienne (je suis toujours malade), mais bref, je vais mieux.

Et sur ceci, je vous laisse découvrir le nouveau chapitre...

Bonne lecture, on se retrouve en bas !

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J'étais dans la salle d'attente de Minho. San à mes côtés, le talon battant contre le sol. Impatience ? Attente ? Pour moi ce n'était à présent qu'un rendez-vous comme les autres. Après tout, avec mon opération j'allais être amené à le voir plus souvent pendant quelques semaines, à la place d'aller danser au studio. J'allais beaucoup bouger, entre l'appartement et le cabinet.

Cela faisait des mois que j'avais la sensation d'être ballotté partout.

Emmené de force, ramené, renvoyé, extirpé, déplacé.

Par mes souvenirs déjà, ceux qui étaient venus et repartis, ceux qui étaient restés, ce que je créais, ceux que j'oubliais peu à peu. Mon esprit allait constamment en avant et en arrière, je vivais le passé presque en même temps que le présent. De moins en moins maintenant.

Physiquement aussi, j'avais l'impression qu'on me faisait bouger tout le temps. Depuis que j'étais parti de la maison de mes parents, j'avais échangé les allers-retour entre le conservatoire et l'appartement, en plus de tout ceux chez Karina, puis la maison de mes parents. Et encore à présent, je faisais sans cesse des vas-et-viens entre mon appartement, puis le studio et la maison de Christopher ou encore celle de Jimin, ou les parents de San. Et désormais, entre le nouvel appartement, la scène, la clinique et le médecin.

J'avais l'impression de traverser des kilomètres tous les jours avant de revenir au même point. C'était dur de faire le tri mentalement, de se stabiliser, c'était fatiguant de courir partout à longueur de temps.

J'aurais voulu me poser quelque part, prendre le temps de calmer le reste de chaos qui régnait en moi. Je me sentais incapable de ne rien faire, incapable de m'ennuyer, physiquement. Et j'étais certain que j'en avais besoin, de reconnaitre le calme et de l'accepter à nouveau. Comme pour la danse.

Il fallait que je donne un autre sens que le chaos à la danse, que je sache m'apaiser grâce à elle, pas juste me perdre dedans. Et cette pause qui commençait et certes, me déconcertais, était en réalité bienvenue, je mettais de la distance pour mieux revenir.

J'avais enfin compris que plus j'essayais de forcer les choses, plus je dansais pour améliorer, plus je m'éloignais de mon but, plus ça résistait à l'intérieur de moi. Ma conscience était butée, avait du mal à changer. Je devais employer d'autres moyens. Depuis que je l'avais compris, que j'avais tout avoué avant la finale, et avais décidé de changer de perspective, j'avais réussi à mieux vivre la danse. Alors j'avais hâte de retrouver mon art différemment.

À l'hôpital, ils m'avaient gardé trois jours de plus après l'opération, Christopher était revenu, cerné, l'air fatigué. Je ne savais pas ce qui lui prenait autant d'énergie mais le voir comme ça, ramenait de la colère en moi, et j'étais peut-être aussi un peu en colère contre lui, contre ses mots, contre ce qu'il pensait.

Comment pouvait-il me faire du mal ? J'avais balayé ses mots du plat de la main, mais les conséquences en étaient bien là, mon cerveau reprenait ses recherches, ses questionnements, et j'avais été plus sec que je ne l'aurais voulu avec lui.

Compulsion [HyunChan]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant