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Chapitre 19 : La discussion sous les étoiles.

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Les vacances d'hiver approchaient à grands pas, et avec elles, le tant attendu Bal du Tournoi.

Ernie avait finalement sauté le pas en invitant Hannah, incapable de supporter plus longtemps qu'un de ces bellâtres français, comme il l'avait marmonné dans sa barbe, tourne autour d'elle — ce qui avait bien fait rire Justin.

Ce dernier n'en menait pas large non plus ; il était devenu rouge pivoine quand Susan, avec toute son audace habituelle, avait pris les devants pour lui proposer d'y aller ensemble, "en toute amitié", avait-elle précisé. Le pauvre Justin, persuadé qu'il finirait la soirée seul, avait tellement remercié Susan qu'il en avait perdu son latin toute la soirée.

Quant à Betty... Que dire ? Elle avait joué les entremetteuses dans l'ombre : encourageant discrètement Ernie à inviter Hannah, poussant Susan à secouer Justin... mais de son côté, elle avait poliment décliné l'invitation d'un élève de Durmstrang. Au fond d'elle-même, sans vouloir se l'avouer, elle attendait qu'un certain rouquin prenne enfin son courage à deux mains.

Cependant, depuis quelques jours, Georges Weasley semblait s'être volatilisé. Chaque fois que Betty apercevait sa tignasse rousse au détour d'un couloir, il disparaissait dans la direction opposée, la tête baissée.

-...-...-...-...-

Un mercredi matin, la brune se rendit en cours de Botanique, serrant son écharpe autour de son cou pour se protéger du vent glacial. Le professeur Chourave les accueillit dans les serres chauffées, où l'air sentait la terre humide et les plantes exotiques.

— Aujourd'hui, leur annonça-t-elle, vous allez étudier les Fileplantes ! Faites attention, elles aiment bien essayer d'étrangler leurs voisins...

Betty s'installa à côté d'Harry Potter, son binôme dans cette classe malgré que tout deux se soient réconciliés avec leur groupe respectif. Alors qu'ils s'échinaient à démêler les tiges épaisses sans se faire ligoter, Harry, visiblement nerveux, toussota.

— Betty... Euh... Toi qui es... enfin... tu t'y connais un peu en trucs romantiques ? Tu penses que je devrais inviter Cho Chang au bal ?

Betty, un peu surprise, laissa échapper un petit rire doux.

— Tu devrais totalement tenter ta chance, Harry, répondit-elle en souriant. Mais tu sais... il faudrait peut-être te renseigner avant.

Harry haussa un sourcil, la Fileplante enroulant dangereusement sa manche.

— Se renseigner ? demanda-t-il, alarmé.

— Hum... disons que Cho a déjà un cavalier, murmura Betty avec une grimace compatissante.

Le visage d'Harry se décomposa. Il manqua de se faire happer par la plante et Betty dut lui venir en aide en coupant la tige récalcitrante.

— Désolée, Harry, ajouta-t-elle doucement. Mais il y a sûrement plein d'autres filles qui rêveraient d'aller avec toi.

— Mouais..., grogna-t-il, déçu. Et toi ?

Betty ne lui répondit que par un hochement négatif de la tête tout en lui adressant un maigre sourire d'excuse.

-...-...-...-...-

La nuit était douce, et le ciel de Poudlard d'un noir velouté éclatait d'étoiles scintillantes. Sous son arbre fétiche, Betty, emmitouflée dans sa cape, observait le ciel avec son fidèle chat Regulus roulé en boule contre elle. Le calme du moment fut soudain troublé par des bruits de pas précipités. Elle se retourna pour voir Georges Weasley arriver, l'air faussement détendu mais visiblement un peu nerveux.

Avant qu'elle n'ait le temps de prendre la parole, étonnée de sa présence ici, il leva discrètement sa baguette et, d'un mouvement vif, fit jaillir plusieurs fusées enchantées dans le ciel nocturne.
Les étoiles furent brièvement éclipsées par des feux d'artifice multicolores : de grandes gerbes rouges, dorées et argentées éclatèrent en l'air...

Peu à peu, une phrase se dessina en lettres lumineuses entre deux constellations :

"Veux-tu illuminer ma soirée au bal ?"

Betty sentit son cœur exploser dans sa poitrine. Éblouie par la beauté du spectacle, elle mit quelques secondes à comprendre que Georges, lui, avait tenté d'adopter une pose "cool", bras croisés et air décontracté...

Sauf qu'en reculant d'un pas pour mieux se positionner, il trébucha sur une racine traîtresse et manqua de peu de basculer droit dans un buisson.

— Bordel de...! grogna-t-il en rattrapant de justesse son équilibre.

Il se redressa aussitôt, essayant de faire comme si rien ne s'était passé, redressant fièrement le torse avec un sourire qui disait "Tu n'as rien vu, n'est-ce pas ?".
Betty, elle, dut se mordre la lèvre pour ne pas éclater de rire, une main pressée contre sa bouche, ses joues rougissant furieusement.

Il tendit alors une main un peu tremblante dans sa direction, arborant toujours ce même sourire goguenard mais adorable.

Betty, encore incapable de former le moindre mot, hocha frénétiquement la tête avant d'attraper sa main du bout des doigts. Son cœur battait si fort qu'elle crut qu'il allait rivaliser avec les feux d'artifice encore pétillants au-dessus d'eux.

Georges laissa échapper un soupir de soulagement, grand sourire aux lèvres, avant de lâcher doucement sa main pour lui adresser un clin d'œil maladroit. Puis, trop fier et euphorique pour rester plus longtemps sans se ridiculiser, il fila en lançant un dernier :

— À très vite, Betty-jolie !

Betty resta un long moment debout sous son arbre, les yeux levés vers les restes brillants des feux d'artifice, son chat ronronnant contre elle...Son sourire béat illuminant presque autant que les étoiles au-dessus d'elle.

Betty Cooper T.1Des histoires addictives. Découvrez maintenant